Le Bayern met la gomme

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Le Bayern met la gomme
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Deux semaines après avoir obtenu le point du match nul en Italie (1-1), le Bayern Munich a fait un grand pas vers la qualification en dominant Naples (3-2), mercredi, lors de la quatrième journée de la Ligue des champions. Auteur d'un triplé, l'inévitable Mario Gomez a préservé la série d'invincibilité à domicile des Bavarois qui court désormais depuis neuf rencontres. Dans l'autre match, City a pris le meilleur sur Villarreal (3-0).

Deux semaines après avoir obtenu le point du match nul en Italie (1-1), le Bayern Munich a fait un grand pas vers la qualification en dominant Naples (3-2), mercredi, lors de la quatrième journée de la Ligue des champions. Auteur d'un triplé, l'inévitable Mario Gomez a préservé la série d'invincibilité à domicile des Bavarois qui court désormais depuis neuf rencontres. Dans l'autre match, City a pris le meilleur sur Villarreal (3-0) et double les Partenopei au classement. Le Bayern était pourtant prévenu. Le week-end dernier, à Catane (1-2), Walter Mazzarri avait préservé ses meilleurs joueurs, dont Maggio et Hamsik, visant clairement ce match retour comme la priorité du club. Les tifosi avaient suivi le mouvement opéré par le bouillant toscan puisqu'ils étaient 8000 napolitains en pèlerinage en Bavière, mercredi soir. Et presque autant à encourager les leurs dans les travées de l'Allianz Arena. Cette fraîcheur physique et cette ferveur populaire n'ont pas suffi aux Partenopei pour terrasser le grand Bayern (3-2) qui reste désormais sur neuf victoires à domicile en autant de rencontres, toutes compétitions confondues, avec la bagatelle de 36 buts inscrits. Impressionnant. De quoi conforter son statut de leader dans ce groupe A, avec cinq longueurs d'avance sur son adversaire du soir et trois sur City, deuxième après sa précieuse victoire à Villarreal (0-3). On attendait également beaucoup du duel entre deux des meilleurs avants-centres du moment: Mario Gomez et Edinson Cavani. Monté en épingle par les médias, il a clairement tourné à l'avantage du premier, encore une fois saisissant de puissance et de précision dans les vingt derniers mètres. L'artificier allemand, adoubé par Gerd Müller en personne la semaine dernière, qui le voit comme son héritier, a plié la rencontre au bout de 42 minutes en inscrivant ses seizième, dix-septième et dix-huitième buts de la saison. Un ratio de plus d'un but par match depuis la reprise que rares peuvent se vanter de suivre. Et encore, il aurait pu gonfler son compteur s'il avait converti toutes les offrandes de ses coéquipiers. Sur la première d'entre elles, signée Bastian Schweinsteiger, "le Taureau" s'est offert le luxe d'enrhumer Hugo Camapagnoro d'un bon travail en pivot, avant de battre Morgan De Sanctis du gauche (1-0, 17e). Il a ensuite utilisé son bon pied, le droit, pour reprendre, à la limite du hors-jeu, un excellent centre de Tony Kroos (2-0, 23e). Et s'il manquait le cadre d'un rien après une action d'école emmenée par un Ribéry grippé mais très en jambes (30e), Gomez se montra beaucoup plus félin au moment de suivre une frappe de Thomas Müller, repoussée par un Morgan De Sanctis laissé à l'abandon par sa défense (3-0, 42e). La double réduction de la marque de Federico Fernandez pour Naples, de deux coups de tête rageurs (3-1, 45e puis 3-2, 79e), et la fin de match tendue (deux expulsions) éclipsèrent à peine le coup du chapeau du géant de Riedling, grand bonhomme de cette rencontre et bourreau d'une formation napolitaine qui jouera sa qualification le 22 novembre prochain, dans une "finale" contre Manchester City. A plusieurs milliers de kilomètres de là, un point suffirait au bonheur du Bayern face à Villarreal.