Le Bayern a son mot à dire

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Le Bayern a son mot à dire
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Le champion d'Allemagne sortant ne sera pas reconduit dans ses privilèges cette saison. Relégué à 14 points du leader Dortmund à cinq levées de la fin des débats, le Bayern a fait une croix sur le titre et doit désormais batailler pour assurer la Ligue des champions, avec un nouvel entraîneur à sa tête. Un dessein personnel qui ne l'empêchera pas de jouer les arbitres, ce week-end, dans le sprint final qui oppose le BvB au Bayer.

Le champion d'Allemagne sortant ne sera pas reconduit dans ses privilèges cette saison. Relégué à 14 points du leader Dortmund à cinq levées de la fin des débats, le Bayern a fait une croix sur le titre et doit désormais batailler pour assurer la Ligue des champions, avec un nouvel entraîneur à sa tête. Un dessein personnel qui ne l'empêchera pas de jouer les arbitres, ce week-end, dans le sprint final qui oppose le BvB au Bayer. Le Bayern a perdu son titre. Une réalité à laquelle le plus beau palmarès du football allemand s'est résigné depuis de longues semaines. Pour autant, le vase n'a débordé que la semaine passée après le match nul des Munichois devant Nuremberg (1-1). La goutte de trop, fatale à un Louis van Gaal on ne peut plus controversé. A cinq journées de la fin du championnat, alors que le monument bavarois a dû revoir une fois de plus son objectif à la baisse, lorgnant désormais la troisième place, Andries Jonker, le bras droit du technicien néerlandais, a été promu en catastrophe. Un mal pour un bien à en croire les têtes pensantes du club. "La belle histoire selon laquelle les joueurs soutenaient l'entraîneur, ce n'était pas vrai. Il avait perdu le contact avec son équipe. Il n'y avait plus de bonne humeur depuis longtemps dans le vestiaire et au siège du club", assure Uli Hoeness, président du conseil de surveillance du Bayern, dans une interview aux extraits relayés sur le site officiel de la Fifa. Même hostilité perçue dans les propos du directeur exécutif Karl-Heinz Rummenigge: "Pour être entraîneur du Bayern, il ne faut pas gagner le titre de champion chaque saison, mais il faut nous qualifier pour la Ligue des champions. Van Gaal le savait et il a pris des décisions qui ont compromis cet objectif." Pas ingrat pour deux sous, lui qui souligne notamment "la fantastique première saison" de l'entraîneur batave sur le banc du Bayern, Philipp Lahm acquiesce néanmoins: "Dans un club comme le Bayern, ce qui importe, c'est le succès et quand il n'est pas au rendez-vous, il faut agir. Chaque joueur doit accepter la décision." Et le capitaine munichois d'avouer: "Nous avions un football tourné vers l'avant, très, très risqué, si bien qu'il y avait beaucoup d'espaces entre nos lignes et que nous offrions beaucoup d'occasions de buts à nos adversaires. J'ai fait part de mon avis à plusieurs reprises et l'équipe avait la même conception que moi." Ballack: "On peut leur faire mal" Louis van Gaal remercié, le Bayern est dorénavant appelé à combler l'écart infime (un point) qui le sépare de Hanovre, surprenant troisième de Bundesliga à l'heure qu'il est. Une mission plus délicate qu'il n'y paraît puisque les Bavarois, privés d'un Arjen Robben suspendu deux matchs pour outrage à arbitre, ont rendez-vous avec leurs homologues de Leverkusen ce week-end. Ni plus ni moins que le deuxième de la hiérarchie allemande, emmené par Jupp Heynckes, l'homme qui présidera aux destinées du Bayern la saison prochaine. "On peut vraiment leur faire très mal si on les bat. Tout le club est sous pression", s'amuse Michael Ballack sur la chaine de télévision du Bayer. Mais alors que son équipe pourrait revenir à deux longueurs du sommet en cas de succès à l'Allianz-Arena, dimanche - en attendant la réplique de Dortmund contre Fribourg dans la foulée - l'ex patron de la Mannschaft se refuse à tirer des plans sur la comète: "Même si Dortmund a perdu des points ces derniers temps, cette équipe est encore très forte. Quand on a vu à quel niveau elle a joué cette saison, il serait mal venu pour nous de penser à autre chose qu'à la deuxième place." A plus forte raison à la veille d'un choc face à un Bayern blessé dans son orgueil et alors que le BvB continue d'afficher une confiance insolente, à l'image de Nuri Sahin: "Nous avons mérité ce titre et personne ne pourra nous empêcher de l'emporter."