Le Barça veut sa revanche

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Le Barça veut sa revanche
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FOOTBALL - Le Barça affronte Séville, samedi, au Camp Nou, dans le cadre de la 18e journée.

Battu par Séville mercredi en Coupe du Roi, le FC Barcelone affronte de nouveau les Andalous, samedi, lors de la 20e journée de Liga. Avec un goût de revanche.C'est d'une logique implacable, aussi implacable que l'était le Barça en 2009, année de tous les succès pour les Blaugrana. Un règne d'invincibilité sur tous les terrains d'Espagne et d'Europe, dans toutes les compétitions, dont la persistance rapprochait les joueurs de Guardiola, l'entraîneur qui ne perd jamais, de ce faux-pas inévitable un jour ou l'autre. Ce goût honni de l'élimination, Puyol et ses coéquipiers ne l'avaient plus connu depuis une éternité, très exactement depuis le... 29 avril 2008 et une élimination en demi-finales de la Ligue des Champions par Manchester United. Depuis, six trophées, pas un de moins, récompenses des six compétitions dans lesquelles les Barcelonais étaient engagés en 2009, sont venus enrichir les vitrines déjà bien garnies du géant catalan. Une période bénie pour les supporters et tout un club qui est parvenu à résoudre l'insoluble équation, celle du beau jeu mis au service de la victoire devenue son moteur. Mercredi, le charme s'est rompu en Coupe du Roi, dès les huitièmes de finale, ne serait-ce que le temps d'une soirée. Une semaine après une défaite (1-2) au Camp Nou face au FC Séville, le Barça, s'il s'est imposé (1-0) en Andalousie, n'est pas parvenu à refaire son retard, échappant le premier de ses six trophées.Guardiola: "Nous n'avons pas appris à perdre..."Un évènement à l'échelle de l'Europe du football, qui avait fini par s'habituer à cette invincibilité, véritable marque de fabrique catalane. Un évènement également au sein d'un groupe, au sujet duquel on peut s'interroger sur la capacité à digérer cette sensation inusitée depuis plus de vingt mois. Les optimistes, prompts à dédramatiser, relèveront opportunément que l'occasion est donnée à Messi et consorts de se concentrer uniquement sur les deux objectifs majeurs de la saison, Liga et Ligue des Champions. Pourtant, il fallait écouter Guardiola, prompt à endosser la responsabilité de l'échec pour mieux protéger son groupe - "Avec cette équipe et ces joueurs, nous n'aurions pas du nous faire éliminer si tôt, je suis désolé d'avoir failli." - s'exprimer jeudi, en conférence de presse, encore sous le coup d'une profonde déception, presque abattu, à l'image d'un Messi annoncé en larmes par certains médias dans les vestiaires. "Cela me fait mal d'être éliminé de cette compétition. Ce n'est pas une bonne nouvelle, même si certains disent déjà que nous allons pouvoir nous concentrer sur la Liga et la Ligue des champions. Nous n'avons pas appris à perdre et cela nous a touchés."Les mots ont une signification et entendre le meilleur technicien de la planète, qui a su élever le niveau de jeu de sa formation à des sommets rarement atteints dans l'histoire du football mondial, avouer que ses troupes n'ont peut-être pas les armes pour gérer cette situation inédite d'une élimination, interroge...