Le Barça verra Wembley

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Le Barça verra Wembley
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Vainqueur 2-0 à l'aller à Madrid, Barcelone a logiquement validé sa qualification pour la finale de la Ligue des champions, même s'il a concédé un nul sur sa pelouse au match retour mardi soir (1-1), Marcelo ayant répondu à Pedro. Les Catalans tenteront le 28 mai de remporter leur quatrième C1, sans doute face à Manchester United, qui reçoit Schalke 04 mercredi, pour un remake de la finale 2009.

Vainqueur 2-0 à l'aller à Madrid, Barcelone a logiquement validé sa qualification pour la finale de la Ligue des champions, même s'il a concédé un nul sur sa pelouse au match retour mardi soir (1-1), Marcelo ayant répondu à Pedro. Les Catalans tenteront le 28 mai de remporter leur quatrième C1, sans doute face à Manchester United, qui reçoit Schalke 04 mercredi, pour un remake de la finale 2009. Il n'y a pas eu de miracle pour le Real Madrid. Battu 0-2 chez lui au match aller, le club le plus titré en C1 (9 victoires) ne disputera pas sa 13e finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes, tandis que José Mourinho, vainqueur l'an dernier avec l'Inter Milan, ne défendra pas son titre le 28 mai à Wembley. Le technicien portugais, suspendu après son expulsion au cours du houleux match aller, n'était d'ailleurs pas dans les tribunes du Camp Nou pour la seconde manche, ayant préféré suivre son équipe de sa chambre d'hôtel, peut-être dans un souci de calmer le jeu. Toujours est-il qu'après les tacles assassins vus au match aller, les déclarations incendiaires ayant suivi la rencontre, les plaintes déposées de part et d'autre auprès de l'UEFA et repoussées, ce quatrième Clasico en 18 jours aura été beaucoup plus apaisé, s'achevant sur un nul qui satisfera les deux protagonistes et, une première cette saison entre les deux équipes, à onze contre onze. Nul doute que dans sa chambre, «Mou» a cependant dû bouillir, notamment en début de seconde période lorsque M.De Bleeckere, qu'il avait nommément visé après le match aller, a sifflé une faute, peu évidente, de Ronaldo sur Mascherano, alors que le Portugais avait été victime d'une obstruction de la part de Piqué et que, dans la continuité de l'action, Higuain avait marqué (47e) ! Sept minutes plus tard, une merveille de passe d'Iniesta pour la frappe victorieuse de Pedro (54e) scellait le sort de ce double affrontement en faveur du Barça, même si le Real a alors eu le mérite de revenir dans la partie, grâce à Marcelo, servi par Di Maria qui venait de trouver le poteau (64e). La décision de l'arbitre donnera du grain à moudre aux Madrilènes qui s'estiment lésés par l'arbitrage dès lors qu'il s'agit d'affronter leurs ennemis jurés catalans, cela ne changera cependant rien à l'affaire: plus brillant, plus collectif, et possédant avec Messi une arme que son rival n'a pas, Barcelone, sur l'ensemble des deux matches, a mérité sa qualification pour la finale de la Ligue des champions, sa septième (trois victoires, trois défaites), et sans doute un remake de la dernière, remportée face à Manchester United en 2009 (victoire 2-0). Pep Guardiola bouclait à l'époque sa première saison sur le banc catalan, il visera le 28 mai un doublé en C1 en tant qu'entraîneur dans un stade de Wembley, certes reconstruit depuis, qui lui a réussi en tant que joueur, puisqu'il y remporta la compétition en 1992, avec le Barça... Abidal sous les ovations du Camp Nou Pour tenter d'inverser le scénario du match aller, Mourinho avait choisi d'aligner Higuain plutôt que Benzema (qui n'entrera même pas en jeu...) et Kaka plutôt que Özil, force est de constater que l'expérience n'a pas été concluante, notamment au cours d'un premier acte qui, après une première demi-heure sans saveur, donne lieu à un cavalier seul du Barça: pas vraiment inquiété jusque-là, hormis sur une tête de Busquets captée par Casillas (22e), le Real, à force de courir derrière un ballon monopolisé par les Blaugrana (69% de possession en première période), voit subitement les attaquants adverses déferler par vagues incessantes, mais heureusement pour lui, Casillas sort le grand jeu sur la tentative enroulée de Messi (32e), le tir de Villa (34e) ou la frappe rasante de Pedro (37e), et voit avec soulagement les essais des mêmes Messi (33e) et Pedro (35e) filer à côté. Sous les «olé» d'un Camp Nou aux anges, les Madrilènes sont au supplice, et ne se montrent que par très courtes séquences, comme ce contre initié par Kaka pour Ronaldo qui manque son centre pour Di Maria (40e). Bien trop peu pour remonter son handicap de deux buts et pour satisfaire un José Mourinho, qui, à distance et par la voix de son adjoint, Aitor Karanka, a dû souffler dans les bronches de ses joueurs qui, au retour des vestiaires, ont moins subi, sans toutefois se montrer dangereux sur le but de Valdes. Du coup, profitant de la mansuétude de l'arbitre sur le déboulé de Ronaldo, le Barça a finalement trouvé l'ouverture par Pedro, magnifiquement servi par un brillant Iniesta, pour se mettre quasiment à l'abri. Le Real, avec Adebayor et Özil aux places de Higuain et Kaka, aura le mérite de revenir grâce à Marcelo, mais c'était le maximum qu'il pouvait faire face à ce Barça qui, sur l'ensemble de la saison, lui est nettement supérieur... Pour couronner cette soirée, Guardiola offre alors une rentrée sous les ovations du peuple catalan à Eric Abidal, porté en triomphe au coup de sifflet final par ses partenaires. Avec son latéral gauche de retour, aucun suspendu pour la finale, le Barça, qui va bientôt fêter son 21e titre de champion d'Espagne, est en route vers Wembley...