Le Barça respire

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Le Barça respire
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FOOTBALL - Le Barça s'est rassuré en Ligue des Champions en s'imposant face à l'Inter Milan (2-0).

Plutôt à la peine cette saison en Ligue des Champions, dont il est pourtant le tenant du titre, le Barça a rassuré ses supporters mardi en s'imposant face à l'Inter Milan (2-0), lors du choc du groupe F. Grâce à ce succès, les Catalans reprennent la tête de leur poule avec deux points d'avance sur le club italien et les Russes du Rubin Kazan, accrochés par le Dynamo Kiev (0-0).A l'aller, le choc des ténors entre l'Inter Milan et Barcelone n'avait tenu aucune de ses promesses. Pas même celle du spectacle. Ce mardi soir au Camp Nou, il y a eu du jeu. Et un vainqueur: le Barça (2-0), qui a pris à la gorge son adversaire d'entrée de match et ne lui a laissé aucune chance de se libérer en marquant deux buts avant la demi-heure. Histoire de tuer tout suspense. Pas vraiment étonnant vu le peu d'entrain des joueurs de José Mourinho depuis le début de leur campagne en Ligue des champions. Plus surprenant, en revanche, si l'on se réfère au onze de départ concocté par Josep Guardiola, avec Ibrahimovic et Messi sur le banc au profit de Pedro et Busquets. Mais la jeune classe blaugrana a déjà prouvé, notamment en Liga, qu'elle avait tous les atouts pour remplacer les titulaires au pied levé. L'entraîneur catalan avait donc pris un risque, mais un risque calculé. Un risque payant puisque "Pedrito" n'a pas tremblé au moment de doubler le score quand, à la réception d'un centre d'Alves, il a repris le cuir de l'intérieur pour tromper Cesar (2-0, 26e). Ce but est venu récompenser un début de rencontre à sens unique pour le Barça, l'Inter ne parvenant pas à trouver sa doublette en attaque, Milito et Eto'o. Le Camerounais qui, d'ailleurs, a eu droit un accueil plutôt pimenté de la part du Nou Camp, lui qui pourtant a régalé pendant cinq saisons (2004-09).L'Inter sans inspirationIl n'y a tellement pas eu photo que l'ouverture du score de Piqué, sur un corner que Henry n'a pu que prolonger (1-0, 10e), aurait pu venir plus tôt si Xavi avait fait quelques centimètres de plus (7e). Le même Xavi qui a failli tromper Cesar sur coup franc (15e) et aurait dû en mettre un troisième pour Barcelone, après la mi-temps, sur une belle tête que le gardien nerazzurro a arrêté au prix d'une parade spectaculaire (55e). Plus convaincants dans le jeu, les champions d'Espagne n'ont laissé que des miettes à leurs homologues italiens. Des miettes que Stankovic, d'un tir au-dessus de la cage gardée par Valdès (35e), puis Milito, d'une frappe rasante de loin (43e), n'ont pas réussi à engloutir. Deux occasions dont un seul tir cadré: trop peu pour inquiéter une défense catalane bien en place, où Abidal avait pris place à gauche. La pauvreté du jeu lombard s'explique également par la mainmise des hôtes au milieu de terrain. L'absence de Sneijder, blessé, y est peut-être pour quelque chose. Mais que faire quand Iniesta enchaîne les gestes techniques ou quand Keita, même lui, vient placer une tête (45e) ? Rien, à part constater les dégâts: à une journée de la fin de la phase de poules, le Barça se rassure et prend la tête du groupe F avec huit points, soit deux longueurs d'avance sur l'Inter Milan et le Rubin Kazan, qui s'affronteront lors du dernier match à Giuseppe Meazza. Une équipe russe, récemment sacrée championne de son pays, qui n'a pu faire que mieux qu'un résultat nul avec le Dynamo Kiev (0-0) mais dont il faudra se méfier dans une poule où tout reste ouvert. Tout, vraiment. Même pour le Barça qui, malgré ce succès de prestige, se rendra en Ukraine sans être certain d'aller en huitièmes de finale.