Le Barça prend le pouvoir !

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Le Barça prend le pouvoir !
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Le Clasico reste une spécialité catalane ! Pour la cinquième fois consécutive, le Barça a disposé du Real Madrid, lundi soir au Camp Nou, en clôture de la 13e levée de Liga (5-0). Xavi, Pedro, Villa, deux fois, et enfin Jeffren se sont chargés d'exécuter la sentence, propulsant ainsi les Blaugrana au sommet de la Liga. De bon augure pour la suite quand on sait l'importance de ces confrontations directes dans la course au titre.

Le Clasico reste une spécialité catalane ! Pour la cinquième fois consécutive, le FC Barcelone a disposé de son grand rival madrilène, lundi soir au Camp Nou, en clôture de la 13e levée de Liga (5-0). Xavi, Pedro, Villa, deux fois, et enfin Jeffren se sont chargés d'exécuter la sentence, propulsant ainsi les Blaugrana au sommet du championnat espagnol. De bon augure pour la suite quand on sait l'importance de ces confrontations directes dans la course au titre. José Mourinho vu de Barcelone, c'était l'homme qui le 28 avril dernier était venu reprendre la Ligue des Champions au Camp Nou avant de l'offrir à l'Inter Milan quelques jours plus tard aux dépens du Bayern Munich. Présenté comme un véritable épouvantail, le stratège lusitanien incarnait à lui seul le phare qui devait replacer le Real Madrid sur le chemin de la victoire face à son rival honni. Balayés lors des quatre derniers Clasicos en date, incapables de prendre à revers le Barça mouture Guardiola, les joueurs de la maison blanche se présentaient du reste en leaders invaincus du championnat ce lundi en Catalogne, flanqués de la meilleure défense du pays. Autant de garanties qui n'ont pas pesé bien lourd alors que la 13e journée de Liga trouvait son point final... 161e du nom, ce Clasico ne se sera pas embarrassé d'un round d'observation. José Mourinho a sans doute élaboré avant coup une tactique infaillible pour museler les Catalans mais ces derniers ne laissent pas à leurs convives le soin de l'appliquer. Après six minutes de jeu, Messi a déjà touché du bois d'une astucieuse frappe piquée, enroulée et excentrée. Un avertissement sans frais que les Madrilènes ne reçoivent pas avec suffisamment de vigilance puisque dans la foulée, Barcelone concrétise déjà. A la réception d'une passe en profondeur d'Iniesta vainement coupée par Marcelo, Xavi lobe Casillas de près (1-0, 10e). Le ton est donné. Et les Merengues ne sont pas au bout de leurs peines. Une atmosphère électrique Malgré une réaction d'orgueil illustrée par ce tir de Di Maria claqué par Valdes (12e) ou cette passe en profondeur de Ronaldo à destination de Benzema détournée par Abidal devant son propre gardien (14e), les Blaugranas ne relâchent pas l'étreinte. Virevoltants dans leur jeu fait de passes courtes et de percussions, les pensionnaires du Camp Nou enfoncent le clou tandis que Pedro pousse dans le but vide un centre fort de Villa à peine freiné par Casillas (2-0, 18e). Sans doute trop attentifs aux mouvements du chef d'orchestre Messi, les Madrilènes souffrent de la liberté ainsi laissée aux autres solistes virtuoses du Barça. Et il n'y a guère que Ronaldo pour donner la réplique, d'un coup franc rasant (35e) ou d'une tentative (très) lointaine inoffensive pour Valdes (44e). Disputée sur un rythme effréné une demi-heure durant, la partie perd toutefois en intensité à l'approche du repos - dans le jeu s'entend. Car l'atmosphère redouble d'électricité lorsque Ronaldo bouscule un Guardiola facétieux devant son banc, geste qui provoque une véritable réaction épidermique de la part des Iniesta, Valdes et consorts (31e). Le Real manquant du reste de rejoindre les vestiaires en infériorité numérique alors que Carvalho échappe à la sanction suprême malgré un coup de coude asséné à Messi juste avant la pause (45e). Un premier acte décisif ? Après un quart d'heure de mise au point, c'est donc une équipe de Madrid en pleine possession de ses moyens qui revient sur la pelouse du Camp Nou, avec un Lassana Diarra lancé à la place d'un Özil bien discret. Pourtant comme en première période, les Merengues ne tardent pas à boire le bouillon. Messi et Xavi ont beau pécher tour à tour par individualisme (47e) et précipitation (52e), l'addition s'alourdit très vite pour les visiteurs. En l'espace de trois minutes, le meneur de poche argentin, buteur à chacune de ses neuf dernières sorties, se rattrape allègrement, sans trouver la faille certes mais en distillant deux offrandes au profit d'un Villa ultra réaliste (3-0, 55e puis 4-0, 58e). José Mourinho affiche une mine déconfite, ses hommes ont abdiqué. Dans ce contexte, même les remplaçants catalans peuvent se distinguer. Entrés en jeu dans le dernier quart d'heure, Bojan et Jeffren achèvent le Real - le premier dans le rôle du passeur, le second dans celui du renard des surfaces (5-0, 91e). Vexé, Ramos sèche Messi dans la foulée, déclenchant une ultime échauffourée avant d'être logiquement expulsé (92e). Le rideau tombe hélas sur cette triste scène. Pas de quoi néanmoins gâcher la fête à Barcelone. Les Madrilènes n'avaient plus perdu toutes compétitions confondues depuis le 10 avril et leur dernière réception du Barça à Bernabeu (0-2), leur premier faux pas leur coûte ce soir ni plus ni moins que leur statut de leader de la Liga. La pilule sera d'autant plus dure à avaler pour les partenaires de Ronaldo que le Clasico détermine généralement l'identité du futur champion d'Espagne. Or, il leur sera sans doute difficile de rendre la monnaie de ce 5-0 le 17 avril prochain lors du deuxième acte...