Le Barça par K.-O.

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Le Barça par K.-O.
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La Liga n'a pas encore commencé que le Barça et le Real se sont déjà rendu coup pour coup en Supercoupe d'Espagne. Après avoir obtenu le nul à Santiago-Bernabeu dimanche dernier (2-2), les Catalans se sont imposés à domicile (3-2), mercredi soir à l'issue d'un match d'une intensité rare. Auteur d'une passe décisive et d'un doublé, Messi a été le grand artisan de ce succès, mais les hommes de José Mourinho ont vendu chèrement leur peau.

La Liga n'a pas encore commencé que le Barça et le Real se sont déjà rendu coup pour coup en Supercoupe d'Espagne. Après avoir obtenu le nul à Santiago-Bernabeu dimanche dernier (2-2), les Catalans se sont imposés à domicile (3-2), mercredi soir à l'issue d'un match d'une intensité rare. Auteur d'une passe décisive et d'un doublé, Messi a été le grand artisan de ce succès, mais les hommes de José Mourinho ont vendu chèrement leur peau. Le match aller n'était donc qu'une mise en bouche. Trois jours seulement après le rude combat de dimanche dernier à Santiago-Bernabeu (2-2), le Barça et le Real Madrid ont remis le couvert mercredi soir lors du match retour de la Supercoupe d'Espagne. Et de quelle manière ! Les deux géants d'Espagne ont de nouveau livré un match épique avec tous les ingrédients du Clasico: des actions de grande classe, mais aussi des mauvais gestes. A l'arrivée, les Catalans ont réussi à arracher la victoire (3-2), mais les Merengue semblent peu à peu réduire l'écart. Comme lors du match aller que le Real avait réussi à emballer en ouvrant le score par Mesut Özil (11e), les Madrilènes démarrent en trombe avec une frappe croisée du gauche de Cristiano Ronaldo d'entrée. Mais Victor Valdes est sur la trajectoire (1ere). Le Barça fait le dos rond et réagit par l'intermédiaire de Pedro, dont la frappe contrée par Ricardo Carvalho manque de peu de tromper Iker Casillas (11e). Ce n'est que partie remise pour les Blaugrana. Après avoir accéléré dans l'axe, Lionel Messi adresse depuis le rond central une ouverture à ras de terre parfaitement dosée pour Andres Iniesta, qui trompe le portier de la Roja d'un subtil ballon piqué (1-0, 15e). Le Real n'accuse toutefois pas le coup et repart aussitôt à l'attaque dans cette première période jouée à cent à l'heure. Et sur un corner mal repoussé par la défense catalane, Benzema déclenche une frappe enroulée depuis le coin gauche de la surface, qui finit dans les filets après avoir été touchée par Sergio Ramos et Ronaldo (1-1, 21e). Qu'à cela ne tienne, le Barça repart à l'abordage et il faut une superbe claquette de Casillas pour détourner un tir enroulé de Pedro (22e). Valdes n'est pas en reste puisqu'il dévie sur sa transversale un missile de Ronaldo (26e), puis une frappe croisée d'Özil, bien servi par Benzema (29e). Baptême du feu pour Fabregas Alors que les deux équipes semblent se satisfaire de ce score de parité à la pause, Messi redonne l'avantage aux siens avant le retour aux vestiaires. Le double Ballon d'Or profite d'un corner de Xavi repoussé par la défense madrilène pour solliciter le une-deux avec Piqué, qui le retrouve d'une superbe talonnade. Face au but, l'Argentin ne tremble pas pour ajuster Casillas d'une balle piquée de l'extérieur du gauche (2-1, 45e). Après quarante-cinq premières minutes de folie, la seconde période démarre beaucoup plus timidement. Une frappe de Messi sur Casillas (66e), puis une volée de Benzema au-dessus (69e) réchauffent un peu l'atmosphère. Mais l'attaquant de l'équipe de France relance complètement le Real en reprenant victorieusement un corner mal dégagé (2-2, 82e). Un espoir de courte durée puisque Messi, après un une-deux avec Adriano, fait rugir de plaisir le Camp Nou en trompant Valdes d'une volée du pied gauche (3-2, 88e). Vexés, les Madrilènes vont pourrir la fin du match, à l'image de Marcelo, entré en début de seconde période à la place de Khedira, qui réalise un tacle très dangereux sur Fabregas le long de la touche. Inévitablement, les deux bancs, situés tout près de l'action, s'enflamment et pénètrent sur la pelouse malgré l'expulsion du Brésilien. S'en suit une longue échauffourée que l'arbitre parviendra finalement à calmer en expulsant Özil et David Villa. Des scènes désormais bien connues des Clasico mais qui ne rendent pas honneur à la prestation livrée par les deux équipes. Le combat ne fait pourtant que commencer cette saison...