Le Barça ne fanfaronne pas

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Le Barça ne fanfaronne pas
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Le Barça a beau caracoler en tête de la Liga, avoir creusé un fossé de 8 points sur le Real Madrid, il ne veut surtout pas s'imaginer en demi-finales de la Ligue des champions. Passé en conférence de presse, Pep Guardiola s'est bien chargé de faire passer le message, le Shakhtar Donetsk n'est pas le premier venu et il conviendra que toutes les composantes du club soient à 100% mercredi soir au Camp Nou pour éviter toute déconvenue.

Le Barça a beau caracoler en tête de la Liga, avoir creusé un fossé de 8 points sur le Real Madrid, il ne veut surtout pas s'imaginer en demi-finales de la Ligue des champions. Passé en conférence de presse, Pep Guardiola s'est bien chargé de faire passer le message, le Shakhtar Donetsk n'est pas le premier venu et il conviendra que toutes les composantes du club soient à 100% mercredi soir au Camp Nou pour éviter toute déconvenue. La prudence est de mise. C'est souvent le cas avant les matches de Ligue des champions. Encore plus avant un quart de finale. Surtout contre un Shakhtar Donetsk novice à ce niveau de la compétition et qui n'aura strictement rien à perdre mercredi soir au Camp Nou. L'entraîneur du Barça a donc calmé un environnement qu'il ne juge pas favorable, tout le monde en Espagne misant évidemment sur une demi-finale entre le Barça et le Real... "Ce serait bien que le public sache que c'est la Ligue des champions et que ce sont les quarts de finale. S'ils rêvent de demi-finales ou de Londres (lieu de la finale), qu'ils sachent qu'on n'y arrivera pas sans eux. En Ukraine, le stade sera bondé. Ces compétitions ne se gagnent pas sans l'appui de tous", a plaidé Guardiola, mardi en conférence de presse. Un discours qui lui correspond bien lui qui, mieux qu'un autre, sait répéter à ses joueurs que chaque match a sa vérité et qu'un faux pas à ce stade de la compétition peut s'avérer rédhibitoire. C'est d'autant plus facile que ce même Shakhtar n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il s'était imposé à la surprise générale au Camp Nou 3-2 en phase de poules lors de la saison 2008-09. Le Barça s'en était bien remis puisqu'il avait fini par remporter la compétition. Mais l'entraîneur catalan souhaite justement se prémunir de toute mésaventure... Et comme pour mieux convaincre son auditoire, Guardiola ajoute: "Le Shakhtar est extrêmement dangereux, je les connais depuis qu'on les a joués. C'est un rival très fort qui a beaucoup progressé." Villa veut marquer Un propos assuré, argumenté et dirigé vers l'extérieur. Car au sein du club, malgré les retours de Pedro ou encore de Maxwell, personne ne veut s'imaginer au-dessus du lot. "Quand on aborde un match après avoir perdu ou fait match nul juste avant, tout le monde sait qu'on doit tourner la page et se concentrer sur le prochain rendez-vous. Mais ça s'applique aussi quand on reste sur une victoire", martèle ainsi David Villa. Le meilleur buteur de la sélection espagnole a également été titillé sur le fait qu'il n'ait plus marqué avec le Barça depuis le 26 février et un succès contre Majorque (3-0). Cela ne l'émeut guère et lui offre évidemment une raison de plus de briller... En face, les Ukrainiens devront se passer des services de leur défenseur central Olexandr Kucher tandis que Chygrynskiy, passé la saison dernière au Barça, et que Guardiola aurait aimé conserver, est lui incertain. Malgré ces soucis défensifs, le Shakhtar compte s'appuyer sur des certitudes nées d'une première phase parfaitement maîtrisée avec la première place du groupe H puis une double victoire devant la Roma en huitièmes de finale. Les Catalans, prévenus, ne veulent surtout pas tomber dans un excès de confiance malvenu. Pour l'effet de surprise, c'est raté.