Le Barça a encore faim

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Le Barça a encore faim
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Il n'y aura pas de place pour tout le monde au Final Four de l'Euroligue. Barcelone et le Panathinaïkos, les deux derniers vainqueurs, se disputeront à partir de mardi un billet lors des quarts de finale, tout comme l'Olympiakos et Sienne. A surveiller également la performance de Nando De Colo et Florent Pietrus avec Valence, opposé au Real Madrid.

Il n'y aura pas de place pour tout le monde au Final Four de l'Euroligue. Barcelone et le Panathinaïkos, les deux derniers vainqueurs, se disputeront à partir de mardi un billet lors des quarts de finale, tout comme l'Olympiakos et Sienne. A surveiller également la performance de Nando De Colo et Florent Pietrus avec Valence, opposé au Real Madrid. BARCELONE-PANATHINAIKOS Difficile de faire plus belle affiche qu'un duel entre les deux derniers vainqueurs de l'Euroligue. Barcelone, titré l'an dernier au Final Four de Paris-Bercy, a prouvé en étant invaincu lors du Top 16 que son parcours en dents de scie au cours de la première phase n'était qu'un accident. Et qu'il faudrait donc encore compter sur lui cette saison. Dans le sillage de Juan Carlos Navarro, Alan Anderson et Ricky Rubio, mais en l'absence de Pete Mickeal out jusqu'à la fin de la saison, le club catalan est sur le papier supérieur au Panathinaïkos, qui a lutté jusqu'à la dernière journée pour se hisser en quarts de finale. "Je ne sais pas s'il est nécessaire de parler du Barça, parce que tout le monde connait ses résultats et la plupart des gens le considère comme le favori au titre cette année", admet d'ailleurs le coach Zeljko Obradovic sur le site de la compétition. La machine blaugrana peut-elle s'enrayer subitement ? Mike Batiste, Dimitrios Diamantidis et Andrew Nicholas, les principales armes offensives de l'équipe grecque, feront tout pour. "Cette série sera très serrée, annonce Xavi Pascual, l'entraîneur barcelonais. Chaque match sera une finale. Le Pana possède l'une des meilleures équipes d'Europe." VITORIA-MACCABI TEL-AVIV Autre affiche de gros bras, tous deux de sérieux candidats au Final Four, le duel entre Vitoria et le Maccabi Tel-Aviv promet d'être intense. Et spectaculaire, car ces équipes possèdent les deux meilleures attaques de l'Euroligue cette saison. Mirza Teletovic et Fernando San Emeterio sont deux menaces à prendre très au sérieux pour les Israéliens, qui eux pourront compter sur l'apport de Sofoklis "Baby Shaq" Schortsanidis à l'intérieur et l'adresse de Lior Eliyahu. "J'ai le sentiment qu'on est prêt et en forme, certifie David Blatt, le coach russe du Maccabi, qui ne fait aucun complexe d'infériorité. Ils ont l'avantage du terrain mais d'un autre côté, c'est une équipe que l'on connait très bien et contre laquelle on sait comment jouer. Ça va être une vraie bataille." Avec, forcément, un cador sur le carreau. REAL MADRID-VALENCE Il a suffi d'une défaite, ou plutôt d'une correction subie contre Sienne lors de la dernière journée du Top 16 - un match sans enjeu -, pour que tout soit chamboulé au Real Madrid. Cette claque a effectivement convaincu Ettore Messina de démissionner, laissant à son assistant Emanuele Molin le soin de reprendre les rênes de l'équipe. Le genre de changement qui, à l'entame des phases finales, peut coûter cher aux Merengues. Valence tentera d'en profiter. Le club où évoluent les internationaux français Nando De Colo et Florent Pietrus est sur une bonne dynamique depuis que Svetislav Pesic a été nommé entraîneur. Suffisant pour remporter ce duel 100% espagnol ? "ils ont beaucoup changé, et nous aussi, explique l'entraîneur valencian. On ne joue plus de la même manière que les dernières fois où on les a affrontés." Un avertissement à prendre au sérieux pour les Madrilènes. OLYMPIAKOS-SIENNE Finaliste malheureux la saison dernière, l'Olympiakos tentera face à Sienne de se hisser à nouveau au Final Four. Un objectif à sa portée, si l'on considère qu'avec des joueurs aussi talentueux que Milos Teodosic, Vassilis Spanoulis, Rasho Nesterovic et Ioannis Borousis, le club grec possède l'un des effectifs les plus denses du plateau continental. "Mais Sienne est une équipe très bien organisée, prévient le coach Dusan Ivkovic. Ils ont la deuxième meilleure défense avec seulement 66 points pris par match en moyenne." Et en attaque, Lester McCalebb, Rimantas Kaukenas et Kristof Lavrinovic ne sont pas des manchots non plus. La Montepaschi est suffisamment armée pour jouer des tours aux Hellènes, qui devront profiter au mieux de l'avantage du terrain pour passer ce tour. "Nous savons mieux contrôler les matches et si nous sommes bien concentrés, tout ira bien", assure l'entraîneur de l'Olympiakos.