Le b.a.-ba de Benfica

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Le b.a.-ba de Benfica
@ Montage MAXPPP/REUTERS
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LIGUE EUROPA - Europe1.fr vous présente l'adversaire du PSG, jeudi, en 8es de finale aller.

Benfica, un club "capitale". A l’instar du PSG, le Benfica Lisbonne est, comme son nom l’indique, le club de la capitale. A la manière d'un Real Madrid - Barcelone en Espagne ou d'un PSG - OM en France, le derby le plus chaud du Portugal oppose les Aigles de Benfica aux Dragons du FC Porto : la capitale et le pouvoir central d'un côté, la grande ville rivale de province de l'autre. Mais, à la différence du PSG, le SLB (Sport Lisboa e Benfica) a également un rival dans sa ville : le Sporting, historiquement plus proche de l'élite et de la royauté, alors que Benfica fut le club du milieu ouvrier.

Dans le Guinness book. Club populaire au Portugal, le Benfica Lisbonne l'est également à travers le monde. En novembre 2006, le club avait fait son entrée dans le Guinness book des records en tant que club comptant le plus de "socios", ces supporters qui paient une cotisation pour être "fans officiels". Ce chiffre, qui était de 160.000 à l'époque, s'élève aujourd'hui à 230.000. Au Portugal, presque chaque localité compte sa "casa do Benfica", sa "maison de Benfica". A l'étranger aussi, le Benfica Lisbonne jouit d'une immense popularité, notamment en France, où la communauté portugaise est très importante depuis la vague d'immigration des années 1960. A Lisbonne comme au Parc des Princes, le PSG devrait même jouer deux matches "à l'extérieur".

Un géant d'Europe. L'International Federation of Football History & Statistics a élu le Benfica Lisbonne neuvième meilleur club européen de l'histoire. Ce n'est pas le fruit du hasard. Avec deux coupes d'Europe des clubs champions à son palmarès (1961 face au Barça et 1962 contre le Real), le club lisboète compte ainsi autant de coupes d'Europe que la France dans son ensemble. Mais les Aigles comptent également à leur "palmarès" cinq finales de C1 perdues (1963, 65, 68, 88 et 90). S'il a lâché la suprématie nationale au FC Porto ces deux dernières décennies, avec 4 titres de champion seulement (contre... 13 à Porto), il a réussi à le reconquérir l'an dernier, preuve d'un retour au premier plan. Celui-ci s'est également concrétisé sur le plan européen, avec deux quarts de finale de C3 (en 2007 et 2010) et quelques éliminations de clubs français (PSG en 2007, Marseille l'an dernier).

Des transferts juteux. Si Benfica est revenu dans le jeu ces derniers temps, c'est en raison d'une politique de transferts très agressive. Le club lisboète achète beaucoup, notamment en Amérique du Sud, révèle des joueurs de talent, avant de les revendre à des prix très élevés aux clubs les plus huppés d'Europe. Entre la dernière intersaison et le récent mercato d'hiver, Benfica a ainsi vendu Angel Di Maria au Real Madrid pour 25 millions d'euros, Ramires puis David Luiz à Chelsea pour respectivement 22 et 25 millions, soit une manne de 72 millions d'euros ! Malgré ces importantes rentrées d'argent et ce cercle financier vertueux, Benfica conserve une dette bancaire de 216 millions d'euros, soit près du double que celle de ses deux rivaux, Porto et Sporting, réunis.

Une équipe motivée. Largement distancé par le FC Porto en championnat (11 points de retard), Benfica a la possibilité de sauver sa saison avec cette Ligue Europa. Et l’entraîneur Jorge Jesus ne risque pas d'aligner une équipe B comme va le faire Antoine Kombouaré jeudi soir avec le PSG au Stade de la Luz, qu'on pourrait renommer "Stade de la lose" tant il n'a jamais souri aux clubs français (8 défaites, 2 nuls). Cette saison encore, Lyon avait pris le bouillon en phase de poules de la Ligue des champions (4-3 après avoir été mené 4-0 à la 67e minute de jeu). Mais trois semaines après ce beau succès, les Lisboètes, inefficaces, avaient été punis par l'Hapoël Tel-Aviv (0-3). Eliminé de la Ligue des champions et reversé en Ligue Europa, ils ont passé le cap des huitièmes de finale aux dépens de Stuttgart (2-1, 2-0). Double buteur lors de cette confrontation, le Paraguayen Oscar Cardozo conduit l'attaque lisboète aux côtés d’une vieille connaissance, l'Argentin Javier Saviola, passé par le Barça, le Real Madrid mais également Monaco.