Laquait: "On nous craint plus"

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Laquait: "On nous craint plus"
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Invaincu depuis neuf matches en Ligue 2, le surprenant promu Evian-Thonon s'apprête à recevoir Laval mardi en match en retard de la 17e journée. Privés de championnat depuis trois semaines en raison des intempéries, Bertrand Laquait et ses coéquipiers espèrent bien poursuivre leur bonne série afin de remonter à la deuxième place du classement, à un petit point du leader manceau.

Invaincu depuis neuf matches en Ligue 2, le surprenant promu Evian-Thonon s'apprête à recevoir Laval mardi en match en retard de la 17e journée. Privés de championnat depuis trois semaines en raison des intempéries, Bertrand Laquait et ses coéquipiers espèrent bien poursuivre leur bonne série afin de remonter à la deuxième place du classement, à un petit point du leader manceau. Vous attendiez-vous à un tel début de saison avec Evian ? On l'espérait, mais on ne savait pas si on pouvait se le permettre. On voulait partir du mieux possible, donc on n'est pas plus surpris que ça. En fait, on ne regarde pas le classement, mais surtout le nombre de points pour assurer au plus vite le maintien. Qu'est-ce qui fait la force de votre équipe ? On est dans la continuité de la saison dernière, des joueurs qui ne se prennent pas la tête et des gens au club qui savent nous remettre les pieds sur terre dès que l'on bouge de dix centimètres. C'est un club qui a des valeurs. Il y a encore quatre mois, c'était un club amateur, aujourd'hui nous avons le statut professionnel. On veut continuer à progresser avec nos valeurs d'humilité. Actuellement, ça nous réussit. Espérons que ça continue. Vos objectifs changent-ils au fur et à mesure qu'avance la saison ? Non, pas plus que ça. Le gros objectif, c'était le maintien en Ligue 2. Maintenant, on verra. C'est vrai que le classement peut prêter à une autre interprétation. Mais c'est très serré et on peut aller aussi bien très vite vers le haut que très vite vers le bas. Il faut rester vigilant. On est content d'être là, mais comme je l'ai dit, le classement, ce n'est pas ce qui nous importe le plus. On se rapproche de plus en plus de l'objectif principal. Après, on a tous des ambitions, aussi bien les joueurs que les dirigeants. Si, à un moment donné, on est là, on ne va pas se brider. Mais l'objectif reste le maintien et même un bon maintien, c'est-à-dire autour de la dixième place. Aujourd'hui, on est dans les temps, mais c'est encore long. "On est encore en apprentissage à tous les niveaux" Etes-vous plus attendus par les autres équipes ? Oui, comme on est près des trois premiers, on fait plus attention à nous. D'entrée, on a bien commencé avec trois victoires dès les trois premiers matches. On nous prend plus au sérieux, on nous regarde d'une autre manière, mais on n'a pas changé. Il y a un mois, on avait un peu plus de mal à gagner (trois nuls consécutifs), c'était peut-être dû à ça. On nous craint un peu plus, donc on a dû s'adapter. Mais, comme dit le coach (Bernard Casoni), on est encore en apprentissage à tous les niveaux. La preuve, on a reçu des claques, comme à Dijon, où on a perdu 5-1 (la dernière défaite des Savoyards, le 17 septembre dernier). On est donc encore fragile. Pour éviter cela, on doit repousser nos limites, car on ne sait pas combien de temps va durer notre bonne série. Vous affrontez Laval mardi. A quel type de match vous attendez-vous ? Forcément difficile. C'est une équipe qui évolue depuis plusieurs années à ce niveau, qui a une vraie culture de la Ligue 2. Ce sont des matches au cordeau. En plus, on a fait beaucoup de nuls à domicile, on a un déficit de points à la maison (cinq nuls en huit matches). L'objectif c'est de gagner, mais pour Laval aussi. Il faut confirmer la victoire contre Grenoble (2-0). Ça va être très compliqué, car ce n'est jamais simple de gagner deux matches consécutifs à domicile, mais on a les qualités pour le faire. D'un point de vue personnel, on imagine que c'est un réel plaisir pour vous dans cette équipe ? Je me régale. Je prends plaisir tous les jours dans le sportif comme dans l'extra-sportif. Tout baigne, même s'il faut faire très attention. C'est une bonne période, mais, en football, il y a souvent des moins bonnes. Lorsque j'ai signé l'an dernier en National, c'était une forme de sacrifice, si on peut dire, mais je regrette pas du tout. C'est une superbe opportunité.