Laporte ne reviendra pas

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Laporte ne reviendra pas
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Lassé par les conflits qu'ont générés sa venue et ses méthodes, Bernard Laporte a abandonné l'idée d'un retour à Bayonne où un rôle de conseiller du président Michel Cacouault l'attendait pourtant depuis la prise de pouvoir d'Alain Affelou. Une décision qui devrait profiter à Christian Gajan, lequel était menacé par l'éventuelle arrivée de Jake White souhaitée par l'ancien sélectionneur du XV de France.

Lassé par les conflits qu'ont générés sa venue et ses méthodes, Bernard Laporte a abandonné l'idée d'un retour à Bayonne où un rôle de conseiller du président Michel Cacouault l'attendait pourtant depuis la prise de pouvoir d'Alain Affelou. Une décision qui devrait profiter à Christian Gajan, lequel était menacé par l'éventuelle arrivée de Jake White souhaitée par l'ancien sélectionneur du XV de France. Cette fois-ci, la crise qui a secoué l'Aviron Bayonnais ces cinq derniers mois semble bel et bien étouffée. Une parenthèse trouble qui s'était ouverte à l'arrivée fin novembre de Bernard Laporte en qualité d'administrateur du club basque et qui se referme peut-être définitivement aujourd'hui avec sa décision de rester à l'écart de Bayonne. La prise de pouvoir d'Alain Affelou la semaine dernière et l'arrivée à la tête de l'Aviron Bayonnais de Michel Cacouault ouvraient pourtant la porte à un retour de l'ancien sélectionneur du XV de France, lui qui se disait prêt à "revenir avec plaisir" en cas de départ de Francis Salagoïty avec lequel il ne voulait plus travailler. Malgré l'insistance d'Afflelou, principal partenaire économique et nouveau vice-président de l'Aviron Bayonnais, Bernard Laporte a préféré rester à l'écart. "J'ai rencontré Bernard ce matin (mercredi). Il est pris par d'autres occupations et m'a expliqué qu'il préférait laisser les choses se calmer", a confirmé le lunetier sur le site du quotidien Sud Ouest. En fin politicien, l'ancien secrétaire d'Etat aux Sports a compris qu'un retour, même en qualité de simple conseiller du président, était difficilement envisageable, ses méthodes n'ayant pas toujours été comprises ni acceptées sur la côte basque même par ceux qui ont soutenu la liste défendue par Alain Afflelou. Homme de réseaux et d'influence, Laporte, présenté au départ comme un simple administrateur en charge de "la stratégie de développement des infrastructures sportives, d'accueil du public et des entreprises-partenaires", avait ainsi rapidement fait jouer son carnet d'adresses pour recruter les Néo-Zélandais Byron Kelleher et Sione Lauaki mais aussi convaincre Jake White, l'entraîneur des champions du monde sud-africains en 2007, de débarquer à Bayonne pour prendre en charge le secteur sportif. Quid de Kelleher et Lauaki ? Une précipitation et une politique de starification de l'Aviron qui continuaient de faire peur à Bayonne où les résultats de Christian Gajan et Thomas Lièvremont plaident pour une croissance en douceur. Deux entraîneurs menacés, quoique Michel Cacouault pouvait en penser, par un éventuel retour aux affaires de Bernard Laporte, qui sortent aujourd'hui renforcés dans leurs prérogatives et peuvent désormais croire sur parole leur président quand il répète à l'envi que Jake White ne viendra pas, une rumeur revenue avec force au lendemain de la prise de fonction du duo Afflelou-Cacouault. Promis à prendre les commandes du secteur sportif, Gajan, qui permet aujourd'hui à l'Aviron de réaliser sa meilleure saison depuis l'instauration de la poule unique en 2003 et de croire encore à une possible qualification pour la phase finale et donc pour la H-Cup, le tout malgré ce climat de tensions permanent depuis des mois, a ainsi commencé à travailler avec Cacouault sur le recrutement de la saison prochaine. Les cas de Byron Kelleher et Sione Lauaki, les deux recrues de Laporte, ont ainsi dû être évoqués. Pour quelle issue ? "Si on a des moyens c'est aussi pour avoir de grands joueurs. Notre ambition c'est d'être dans les six premiers", rappelait le nouveau président bayonnais au lendemain de sa nomination, conscient que "cela ne se fera pas du jour au lendemain". Il faudra du temps pour effacer les dernières traces de cette crise de croissance. Et la décision de Bernard Laporte devrait aider à tourner plus rapidement la page.