Lagisquet: "On adore cette compétition"

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Lagisquet: "On adore cette compétition"
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Alors que le club est en grosse difficulté, le Biarritz Olympique démarre sa saison de Coupe d'Europe, samedi, avec un déplacement aux Ospreys. Une belle occasion de se relancer pour des Basques qui, à l'image de Patrice Lagisquet, sont foncièrement attachés à cette H-Cup. Le manager du club en profite pour évoquer le déplacement au Cap, prévu en janvier prochain, face aux Saracens.

Alors que le club est en grosse difficulté, le Biarritz Olympique démarre sa saison de Coupe d'Europe, samedi, avec un déplacement aux Ospreys. Une belle occasion de se relancer pour des Basques qui, à l'image de Patrice Lagisquet, sont foncièrement attachés à cette H-Cup. Le manager du club en profite pour évoquer le déplacement au Cap, prévu en janvier prochain, face aux Saracens. Patrice, le club est en difficultés en Top 14, la Coupe d'Europe permet-elle d'offrir un nouveau départ ? On aborde ce match comme une bouffée d'oxygène. C'est une compétition qui se joue dans un état d'esprit différent que celui du championnat. On se doit d'être performants, d'être entreprenants et de jouer sans la peur au ventre. C'est une compétition qui doit se jouer dans cet état d'esprit, et que Biarritz joue dans cet état d'esprit depuis longtemps. On espère que ça va nous permettre de sortir de ces difficultés que l'on connaît en championnat et qui commencent à peser sur les esprits. Les compteurs sont-ils remis à zéro ? Si on fait des comparaisons avec l'équipe que l'on va annoncer et celle du dernier match il y a trois semaines, on risque d'avoir un effectif changé aux deux tiers. Si je vous dis, sur ces deux tiers que l'on va incorporer, on a neuf internationaux. Et dans ces neuf internationaux, il y a cinq joueurs français bien sûr, qui cumulent des dizaines de capes, hormis Raphaël Lakafia. On est donc dans un état d'esprit différent. Sur le terrain, on aura des gars qui ont l'ambition de bien figurer, qui ont l'expérience de cette compétition. En plus, on peut dire qu'il y a un vrai attachement du BO à cette compétition... Oui. Pour avoir vécu neuf campagnes de Coupe d'Europe, on a dû être éliminés deux fois en poules au cours de ces campagnes, donc on a joué sept fois un quart de finale. J'entends des clubs qui disent qu'ils ont connu des poules difficiles. Mais le BO a gagné sa place dans des poules plus faciles parce qu'on a joué les poules les plus dures. On a éliminé Northampton, champion en titre, lors de notre première participation à la Coupe d'Europe, alors que les autres équipes, c'étaient le Leinster et Edimbourg. On a peut-être connu la première poule de la mort avec Leicester et les Wasps, et on a terminé premiers. On adore cette compétition, je suis le premier à le dire. En tant qu'entraîneur, ce qui me manque le plus, c'est de ne pas avoir gagné ce titre. J'ai toujours en souvenir cette finale perdue face au Munster à Cardiff (23-19, en 2006, ndlr). On se dit que tôt ou tard on gagnera cette coupe. "On va arriver aux Ospreys sans référence au niveau de la compétition" Sur ces deux dernières saisons, comme cette année, vous aviez du mal en championnat, mais vous réussissiez en Coupe d'Europe, comment l'expliquer ? Les saisons se suivent et se ressemblent, même si les raisons sont différentes. Biarritz connaît des débuts de saison difficiles en championnat, même si le club a fini assez fort ces deux dernières saisons. Et c'est vrai que souvent, la Coupe d'Europe a permis à cette équipe de redresser sa situation, de retrouver de l'allant, de retrouver des ambitions dans le jeu. C'est ça qui est important. Ce que j'aime beaucoup dans cette compétition, c'est qu'elle favorise le jeu. C'est un petit peu comme le Super rugby, on n'a rien à y perdre. Il faut jouer, être libérés. Sur ce match face aux Ospreys, n'y a-t-il pas un risque de manque de rythme ? C'est un peu la crainte qu'on peut avoir. On va peut-être manquer de repères car nous allons réintégrer nos internationaux. On n'a pas de matches avec eux. On a juste fait un bon stage à Hendaye. On a bien bossé. On a trouvé beaucoup de fraîcheur au sein du groupe. Maintenant, rien de tel que la compétition pour retrouver des repères, pour avancer. Et le défaut de ce match annulé (le derby face à Bayonne, pour cause d'oreillons, ndlr), c'est celui-là. On va arriver aux Ospreys sans référence au niveau de la compétition. Pour finir, vous allez jouer votre match face aux Saracens au Cap, en Afrique du Sud, qu'est-ce que ça représente pour vous ? C'est une belle aventure. Une belle semaine à vivre. On va partir sur un début de semaine là-bas. Il fera beau. Ça fera presque comme une semaine de stage en plein hiver. C'est plutôt plaisant, enthousiasmant. On sait qu'on sera pas soutenus, car il y a trop de Sud-Africains emblématiques dans l'équipe des Saracens, mais je préfère ça à un match couperet aux Saracens, où on n'a jamais trop réussi. Finalement, vivre ça dans un grand stade au Cap avec du beau temps... c'est génial quelque part que cette compétition puisse s'internationaliser. Participer à son développement dans l'hémisphère Sud, c'est une belle reconnaissance pour le BO.