Lacourt: "Dans le monde Manaudou"

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Lacourt: "Dans le monde Manaudou"
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Présent ce jeudi, à deux jours de l'Open de France à la Croix-Catelan, dans un grand hôtel parisien pour présenter son nouveau partenariat avec l'équipementier Tyr, Camille Lacourt dit apprécier cette nouvelle attention qui s'inscrit dans le cadre d'une starisation express. Le triple champion d'Europe de Budapest (50m, 100m dos, 4x100 4 nages) assume ce statut qui lui permet aussi aujourd'hui de tacler Alain Bernard...

Présent ce jeudi, à deux jours de l'Open de France à la Croix-Catelan, dans un grand hôtel parisien pour présenter son nouveau partenariat avec l'équipementier Tyr, Camille Lacourt dit apprécier cette nouvelle attention qui s'inscrit dans le cadre d'une starisation express. Le triple champion d'Europe de Budapest (50m, 100m dos, 4x100 4 nages) assume ce statut qui lui permet aussi aujourd'hui de tacler Alain Bernard... A l'époque, la combinaison avant une part importante dans les performances des nageurs. Est-ce encore le cas avec les shorts ? On ne peut pas donner de pourcentages ou comptabiliser l'apport d'un short par rapport à l'autre. Mais c'est important de se sentir à l'aise derrière un plot. Si on est serein, ça enlève déjà une petite épine du pied. Savoir qu'on a un produit, c'est important. Ce nouveau partenariat est une nouvelle étape de votre nouveau statut... Ça fait dix mois que les contrats tombent. C'est tout nouveau. J'essaie de ne pas m'éparpiller mais ce n'est que du bonheur. J'ai l'impression d'entrer un peu dans le monde Manaudou. Laure a ouvert la porte. Je m'y engouffre et j'espère que beaucoup d'autres nageurs suivront. Ce n'est que positif. En dehors de l'aspect financier, on me porte beaucoup d'attention. Le côté flippant, c'est ce côté un peu people. Mais on essaie de gérer ça le mieux possible. Avez-vous une réelle envie de faire fructifier votre image ? Ce n'est pas qu'une histoire de se mettre en avant. L'écoute que la marque a pour moi est importante. Le but n'était pas d'être affiché en 4x3 dans les abribus ou d'avoir mon image en pied dans les magasins. Ce n'est pas ce que je recherche. Je voulais vraiment que la marque soit à mon écoute pour ses produits, ce que j'utilise tous les jours. Avant, je n'avais pas le même statut et je n'avais pas mon mot à dire sur la conception ou les tailles des combinaisons... "Je n'ai pas peur" Ce nouveau statut a-t-il changé vos rapports avec vos coéquipiers à Marseille ? Non, ça ne crée pas de jalousies, en tout cas à Marseille. Ça jase peut-être en dehors, mais ça m'est égal... A Marseille, il n'y a pas de jalousie, ni d'amertume de la part des autres nageurs. Ils sont très contents pour moi-même s'ils aimeraient que cela arrive aussi pour eux. Ils me disent parfois de faire attention et n'hésitent pas de temps en temps à me donner un petit coup de pied au cul. C'est aussi la force du Cercle. Vous sentez-vous plus impliqué dans les bassins du fait de ce nouveau statut ? Non, voire même moins parfois dans la saison... Ma vie a changé en un mois. Mais la natation reste ma passion, ma vie. Par moment, ça évolue mais j'essaie de toujours retomber sur mes pieds. Le premier trimestre, j'en ai vraiment profité. J'avais envie de voir de plus près ces étoiles qui me tendaient les bras. Je suis allé voir, c'était important de le faire. Mais depuis janvier, je suis redevenu un véritable nageur. Ce nouveau statut engendre-t-il plus de pression ? Non. Si je gagne, je serai l'homme le plus heureux du monde et si je pers, je serai le plus déçu. Tout ce qui a autour, même les sponsors qui me soutiennent, ce n'est pas important. Je fais abstraction de ça et je me concentre sur moi, sur ce que je ressens. Je n'écoute que mes proches, les gens que j'aime et qui était là quand j'ai touché le fond en 2008. La pression ne me hante pas. Tout sportif rêve d'être l'homme à battre. On travaille pour ça, c'est plus excitant d'être devant que de se battre pour être le premier. Je n'ai pas peur. Avez-vous l'impression d'être dans les temps en vue des Mondiaux ? Oui, par rapport à Monaco l'année dernière, je suis juste à deux dixièmes au dessus. La phase de travail a été différente, beaucoup plus lourde. Les championnats de France étant programmés un mois plus tôt cette année, on a eu le temps de mettre en place une grosse charge de travail. On verra ce week-end comment ça se passe mais j'ai confiance en Romain (Barnier, son entraîneur, ndlr) pour être vraiment au top. Qu'attendez-vous de ce week-end à la Croix Catelan ? Il n'y a pas vraiment d'objectifs. Le but est de prendre quelques points de repères, de voir où on en est au niveau de la forme pour le mois à venir. L'objectif est d'aller le plus vite possible mais on verra. Je me suis fait un peu mal au dos et j'ai un peu moins nagé ces derniers jours. Je suis un peu dans l'inconnu. Mais je vais donner le meilleur de moi-même comme toujours. Faut-il impressionner la concurrence à cette période de l'année ? Non, ça a été fait l'année dernière, je pense. Ils ont vu aux championnats de France que je suis très compétitif quand je suis en forme. Même en arrivant avec le meilleur temps mondial à Shanghai, ça ne compte plus quand on est en finale. Seule la course compte. Il faudra être présent à ce moment-là. Maintenant, cet Open de France est une étape importante. C'est important de nager vite, c'est la dernière compétition avant les Mondiaux et il y a beaucoup de points à prendre.