La vie sans Marco

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La vie sans Marco
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Le dernier Grand Prix de la saison, qui se déroule ce week-end à Valence, sera marqué par l'hommage rendu à Marco Simoncelli, décédé en course à Sepang lors du dernier Grand Prix de Malaisie. Les pilotes MotoGP reconnaissent qu'enfiler de nouveau leur casque ne sera pas un moment facile, 15 jours à peine après le drame. Mais la course aura pourtant bien lieu.

Le dernier Grand Prix de la saison, qui se déroule ce week-end à Valence, sera marqué par l'hommage rendu à Marco Simoncelli, décédé en course à Sepang lors du dernier Grand Prix de Malaisie. Les pilotes MotoGP reconnaissent qu'enfiler de nouveau leur casque ne sera pas un moment facile, 15 jours à peine après le drame. Mais la course aura pourtant bien lieu. Fallait-il annuler ce dernier Grand Prix à Valence ? La question mérite d'être posée après l'effroi et l'émotion suscitée par le décès en course de Marco Simoncelli à Sepang il y a quinze jours. La course MotoGP avait été immédiatement arrêtée avant l'officialisation du décès du pilote italien. Mais jamais la quatrième manche espagnole de la saison (après Jerez, Barcelone et le Motorland Aragon) n'a été mise sur la sellette par les organisateurs. Enjeu économique bien sûr mais aussi sportif puisque les deux couronnes 125cc et Moto2 restent à attribuer malgré les matelas que possèdent Bradl et Terol, idéalement placés pour remporter les titres avec respectivement 21 et 23 points d'avance sur leurs derniers rivaux, l'Espagnol Marquez (très incertain) et le Français Zarco. Le peu de suspense restant ne résistera donc pas au fait de transformer cette dernière course en hommage à Simoncelli. Les dirigeants du circuit Ricardo Tormo ont annoncé ce jeudi qu'un mur de 16 mètres et arborant le numéro 58, celui qui ornait la Honda de "SuperSic", avait été érigé pour que les spectateurs puissent y laisser des messages alors que les pilotes MotoGP ont convenu d'un hommage commun. Si une minute de silence était prévue, le père de Marco, Paolo Simoncelli, avait publiquement dévoilé qu'il préfèrerait une minute de bruit, moteurs en marche. Attristés mais déterminés à prendre le départ Le site du MotoGP dévoilait donc jeudi que les pilotes seraient réunis sur la piste avec leurs motos après le warm-up de dimanche matin. Une manière aussi d'exorciser cela avant une course qui ne ressemblera à aucune autre et que ne vivront pas Lorenzo ni Edwards absents sur blessure. Tous reconnaissent qu'il ne sera pas aisé de faire abstraction au moment de l'extinction des feux comme à l'arrivée sur le circuit espagnol ce jeudi. "Ce sera difficile d'être dans le paddock sans Marco, il va manquer à tout le monde. Personne n'aura vraiment envie d'aller en piste mais nous devons le faire pour lui et pour tous les fans de motocyclisme," affirmait ainsi cette semaine Loris Capirossi qui n'avait pas prévu d'effectuer son dernier Grand Prix dans de telles circonstances. Son coéquipier, le Français Randy de Puniet, ajoutait : "Je partage les pensées de "Capirex", ce sera difficile de courir à Valence sans Marco mais c'est notre travail et nous devons continuer." Un constat partagé par le nouveau champion du monde Casey Stoner, répondant aux questions sur la sécurité : "Ce sera dur de reprendre la compétition ce week-end après le terrible accident de Marco à Sepang mais je pense que c'est le mieux que l'on puisse faire pour lui rendre hommage. Nous sommes tous conscients des risques et, même si la sécurité est beaucoup mieux assurée que par le passé, il y a encore des accidents que nous ne pouvons pas éviter. Mes pensées vont à sa famille et j'espère qu'ils tiennent le coup. Nous allons essayer de faire le spectacle pour les fans mais aussi pour honorer la mémoire de Marco." Tous les regards seront pourtant tournés vers le team Gresini, celui de Marco Simoncelli, qui a finalement décidé d'engager trois motos, celle d'Aoyama en MotoGP comme les deux Moto 2 de Michelle Pirro et Yuki Takahashi. Parce que la vie et la course continuent malgré tout...