La terre va Tremblay

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La terre va Tremblay
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Tremblay-en-France accueille Gummersbach, dimanche, en finale aller de la Coupe des coupes. Une belle occasion de faire la fête pour un club apparu au sein de l'élite du handball français il n'y a même pas dix ans. Et s'ils ne partent pas favoris, les partenaires de Teddy Prat n'ont pas non plus l'intention de rendre les armes sans combattre.

Tremblay-en-France accueille Gummersbach, dimanche, en finale aller de la Coupe des coupes. Une belle occasion de faire la fête pour un club apparu au sein de l'élite du handball français il n'y a même pas dix ans. Et s'ils ne partent pas favoris, les partenaires de Teddy Prat n'ont pas non plus l'intention de rendre les armes sans combattre. "Un moment magique." A l'heure de devenir la cinquième équipe française à disputer une finale de Coupe d'Europe - après Créteil, l'OM-Vitrolles, Montpellier et Dunkerque - Tremblay se prépare à vivre un grand moment, dès dimanche à domicile, pour le match aller face à l'équipe allemande de Gummersbach. "Pour le club, pour la ville, c'est un superbe truc, se réjouit Teddy Prat, symbole du club à 36 ans. On a envie de faire vivre un grand moment à notre public qui nous pousse toute l'année." Des supporters de plus en plus nombreux au fur et à mesure que le club francilien a grandi. Arrivé en 2006 au sein de l'élite du handball français, Tremblay a notamment terminé troisième du championnat ces deux dernières années, avant de connaître un parcours plus difficile cette saison. Une septième place gommée par cette finale. "C'est une compétition à part, c'est vraiment un moment particulier, reconnaît Romain Guillard. On est des privilégiés." Prat: "On vendra chèrement notre peau" Reste désormais à se frotter à l'ogre allemand, tenant du titre, pour lequel évoluent notamment Geoffroy Krantz et Igor Anic, deux expatriés français. "On les connait, on connait leur palmarès, leur niveau", explique Guillard, qui reconnaît que son équipe démarre la double confrontation avec "un statut d'outsider. C'est un statut qui nous va bien. Pour nous cette finale, ce n'est que du bonus. Notre objectif était d'être dans le dernier carré. La pression n'est pas sur nous." Même son de cloche chez Teddy Prat. "Eux, ils ont déjà prouvé, ils ont des trophées dans leur vitrine. Ils ont même les tenants du titre. Perdre contre eux ne serait pas une honte. Mais on va tâcher de les embêter, lance le défenseur dyonisien, qui ne croit pas à un excès de confiance de ses futurs adversaires. Ils ne vont pas nous prendre de haut. Ils savent que si on est là, ce n'est pas un hasard. On est le petit Poucet mais on vendra chèrement notre peau." A quelques heures de l'évènement, pas question en tout cas de se mettre la pression. Tremblay n'est pas là pour écrire la légende du handball français. "Ça, c'est plus un truc de journalistes ou de dirigeants, de laisser une trace", évacue Romain Guillard. "On a plutôt l'impression d'écrire l'histoire du handball tremblaysien", abonde Prat, quand son partenaire reprend: "Ça ne me marque pas trop, même si ça reste une petite fierté. Mais si on s'incline, ça restera en travers de la gorge et je n'aurai pas le sentiment d'avoir écrit une grande ligne du hand français." Il sera toujours temps de réviser ce jugement en cas de victoire...