La Squadra, c'était mieux avant ?

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La Squadra, c'était mieux avant ?
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Privée pour les six prochains mois, un minimum, d'Antonio Cassano et de Giuseppe Rossi, la Nazionale aborde le premier de ses deux matches amicaux du mois de novembre, contre la Pologne, vendredi, sans sa doublette d'attaquants. Un vrai coup dur pour Cesare Prandelli qui comptait beaucoup sur la complémentarité de ce tandem pour le prochain championnat d'Europe. Quelles autres solutions s'offrent à lui ?

Privée pour les six prochains mois, un minimum, d'Antonio Cassano et de Giuseppe Rossi, la Nazionale aborde le premier de ses deux matches amicaux du mois de novembre, contre la Pologne, vendredi, sans sa doublette d'attaquants. Un vrai coup dur pour Cesare Prandelli qui comptait beaucoup sur la complémentarité de ce tandem pour le prochain championnat d'Europe. Quelles autres solutions s'offrent à lui ? Elle était al dente. Treize matches de cuisson sur les seize recommandés depuis la nomination du chef Prandelli à la tête de la brigade azzurra, une lente et délicieuse montée en puissance avec neuf buts marqués à eux deux et la certitude d'être au menu du prochain championnat d'Europe cet été. La doublette d'attaquants Cassano-Rossi, au même titre que l'imperméabilité défensive, était l'une des réussites de la belle campagne éliminatoire de l'Italie (8 victoires, 2 nuls) et du nouveau système tactique de Prandelli. Mais l'accident vasculaire de l'un, et la rupture des ligaments du genou de l'autre, vont obliger l'ancien technicien de la Fiorentina à revoir ses recettes et trouver d'autres ingrédients tout aussi savoureux. En attendant la fin de la convalescence de ses deux favoris, prévue normalement pour le mois de mai, soit un petit mois avant le début des hostilités en Pologne et en Ukraine, Prandelli n'a pas d'autres choix que d'expérimenter sur le secteur offensif. Encore et encore. Lui qui a longtemps cherché la meilleure solution avant de trouver son bonheur avec Rossi positionné en pointe et Cassano en gravitation autour de lui. L'hypothèse de voir ces deux attaquants de poche rétablis et en parfaite condition pour le prochain Euro étant peu probable, Prandelli ayant néanmoins juré d'emmener "Fantantonio" comme 24e homme comme leader de vestiaire, il va falloir trouver le ou les joueurs en mesure de remplacer ces deux hommes providentiels et de mener l'attaque transalpine en Europe de l'Est. La chance de Balotelli ? La logique, les performances du moment et les récentes déclarations du sélectionneur italien font de Balotelli le mieux placé pour concluire les attaques italiennes. "Depuis le début, j'ai essayé de mettre Balotelli entre Cassano et Rossi. Maintenant, lui est là, mais les deux autres, non. Mario va donc avoir sa chance", assurait cette semaine Prandelli au micro de Stadio Sprint. Les journaux sont également de cet avis et poussent Prandelli -la Gazzetta titrait mardi: Se fier à Balotelli ? OUI !"- à faire confiance à l'enfant terrible du football italien. Qui, malgré son caractère atypique et ses nombreuses frasques, a avoué ne pas être totalement "barjot", mettant sur le dos de ces mêmes journalistes cette exposition médiatique. Mais "Prandelli, le grand frère" a prouvé avec Cassano, un autre marginal, qu'il excellait dans la gestion humaine des cas difficiles. Balotelli pourrait donc prendre le relais du gamin turbulent de Bari mais avec qui pour l'accompagner ? Les concurrents sont nombreux pour le strapontin (Di Natale, Pazzini, Giovinco, Osvaldo, Matri, Pepe, Gilardino) mais le technicien des Azzurri, pas totalement convaincu par les prestations de Di Natale sous le maillot national, qu'il tient pourtant "en grande considération", pourrait changer son module et opter pour un 4-2-3-1 qui pourrait en éliminer plusieurs. Mais avant ce tri sélectif, il donnera du temps de jeu à tout le monde, contre la Pologne vendredi et l'Uruguay mardi. Pour une unique et dernière chance.