La "Skrel" leur manque déjà...

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La "Skrel" leur manque déjà...
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Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. Au lendemain du forfait de David Skrela, c'est tout un groupe qui regrette déjà la perte du néo Clermontois. Papé est distingué par la presse néo-zélandaise, Harinordoquy se console des critiques... à coup de sushis. Enfin, Heymans est en délicatesse avec ses cervicales.

Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. Au lendemain du forfait de David Skrela, c'est tout un groupe qui regrette déjà la perte du néo Clermontois. Papé est distingué par la presse néo-zélandaise, Harinordoquy se console des critiques... à coup de sushis. Enfin, Heymans est en délicatesse avec ses cervicales. Il y avait eu Yoann Huget, puis Thomas Domingo et Sylvain Marconnet. Sur le chemin qui menait les Bleus vers la Nouvelle-Zélande et la Coupe du monde, ces trois-là avaient dû quitter le groupe France à chaque fois pour des raisons diverses. Mercredi, les Bleus ont encore perdu l'un des leurs. David Skrela ne rejouera plus dans la compétition, fauché par une nouvelle vilaine blessure à l'épaule droite. Et forcément, avec le départ de l'ouvreur tricolore, c'est tout un groupe qui s'émeut de voir ainsi l'un des siens ne pas pouvoir mener l'aventure à son terme. Skrela, après trois ans de présence au Stade Toulousain et sur le point de rejoindre Clermont, avait su se faire apprécier des premiers et déjà s'intégrer auprès des seconds. "C'est perturbant car c'est quelqu'un que tout le monde apprécie, souligne le pilier stadiste, Jean-Baptiste Poux. Personnellement, j'ai joué trois ans avec lui à Toulouse et comme il part à Clermont la saison prochaine, on aurait aimé qu'on vive cette dernière grande aventure internationale ensemble." Imanol Harinordoquy sait lui que les Bleus perdent beaucoup: "Forcément, c'est un coup dur. David est un joueur important à la fois dans la vie de groupe, et puis aussi de par son poste. C'est un joueur qui va nous manquer dans la compétition. Moi, je pense surtout à lui, plus qu'à nous. Quand tu t'entraînes pendant quatre ans, que tu fais la préparation et que tu te blesses au bout de cinq minutes, c'est dur." Et le Basque d'ajouter: "On jouait à la bourre (un jeu de cartes) tous les soirs ensemble. On perd un joueur de rugby, un joueur de bourre et un joueur important dans la vie de groupe, ça fait beaucoup..." Un évènement malheureux dans la vie du groupe, qui pour Pascal Papé est de nature à le fédérer: "C'est des moments difficiles à vivre, de toute façon plus la compétition avance, plus on se resserre. [...] On perd vraiment quelqu'un d'une qualité humaine super importante, ça fait chier, ça fait partie des aléas d'une compétition comme la Coupe du monde." Imanol, lui, veut positiver pour son partenaire de cartes: Il a un nouveau challenge qui l'attend, ça l'aidera, je pense, à avancer." Et lance un message à son successeur: "Par rapport à son intégration dans le groupe, il n'y aura pas de soucis, on l'accueillera à bras ouverts." Jean-Marc Doussain, qu'on se le dise, est déjà attendu. Papé, l'essai de la semaine Pascal Papé n'a joué que huit minutes face au Japon, mais le Parisien a trouvé le moyen de venir compléter le triplé d'essais des deuxièmes lignes français débuté par ses partenaires de la cage, Julien Pierre et Lionel Nallet. "C'est très, très rare, je pense, que trois deuxièmes lignes marquent dans un même match, s'amuse Papé. C'est un pur hasard, c'est surtout marrant. Mieux encore, la réalisation de Papé a tout bonnement été élue meilleur essai du week-end ! "Ça fait plaisir, surtout pour l'équipe parce qu'ils nous ont un peu descendus dans la presse. Il y a quand même quelques actions qui ont plu aux Néo-Zélandais." Pour le reste, pas de quoi non plus monter aux rideaux: "C'est anecdotique, on s'en fout un peu !" XV de France-Harinordoquy: "J'ai eu des critiques bien plus dures" Cible de critiques très acerbes de la part de Marc Lièvremont à l'issue de la piètre performance de l'équipe de France face au Japon (47-21), Imanol Harinordoquy a réagi à son tour ce mercredi aux propos du sélectionneur national: "Honnêtement, elles ne m'ont pas blessées, avoue le Basque. Elles ont été reprises en boucle, mais, j'ai eu des critiques bien plus dures. Je n'étais pas en colère, non plus. Je sais qu'il attend beaucoup de moi, il me l'a déjà dit. Peut-être attend-t-il plus de moi que d'un autre... Pour ma part, j'ai déjà fait bien pire comme match, j'ai déjà fait beaucoup mieux. Quand on met le maillot de l'équipe de France, c'est pour être le meilleur possible ; et je ne l'ai pas été. J'ai toujours été partisan du fait de laver son linge propre en famille, mais ça ne me gêne pas qu'il ait parlé sur moi, ça aurait sur un autre, ça m'aurait peut-être gêné. Je sais que je dois faire mieux, c'est comme ça." "Hari" adore les sushis A Takapuna, il y a les adeptes du glacier : un rendez-vous devenu incontournable pour la plupart des joueurs de l'équipe de France qui, sans faire d'entorse grave à leur diététique de joueur de haut niveau, se retrouvent souvent à tester les parfums de cet artisan suisse. Et puis il y a les autres qui avouent parfois un peu saturer au niveau des menus de l'hôtel, à l'imaghe d'un Imanol Harinordoquy: "On part se balader, c'est bien de sortir du cadre strictement rugbystique de temps à autre, même si on reste concentrés sur nos objectifs. Et on va manger des sushis parce que sinon, ici c'est agneau ou poulet ou alors poulet ou agneau !" Un tour par l'infirmerie... David Skrela forfait pour le reste de la Coupe du monde, le staff tricolore est désormais dans l'attente de son remplaçant, le Toulousain Jean-Marc Doussain qui, retenu par son club pour affronter Biarritz vendredi en championnat, n'est pas attendu en Nouvelle-Zélande avant mardi prochain. La reprise de l'entraînement collectif par Alexis Palisson (déchirure du psoas) est désormais imminente : le joueur poursuit d'arrache-pied son travail de réathlétisation. Enfin, Cédric Heymans, qui n'a pas été retenu face au Canada, est ménagé depuis deux jours en raison de douleurs cervicales. Mercredi: La critique... pas facile