La SIG sous pression

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La SIG sous pression
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Cinq jours après l'éviction de Frédéric Sarre, Strasbourg joue une partie de son maintien sur le parquet de Vichy, samedi soir, lors de la 28e journée de Pro A. Un match crucial pour la SIG, qui reste sur quatre défaites en championnat, comme pour la JAV, en position de relégable. Mais la pression est clairement sur les Alsaciens.

Cinq jours après l'éviction de Frédéric Sarre, Strasbourg joue une partie de son maintien sur le parquet de Vichy, samedi soir, lors de la 28e journée de Pro A. Un match crucial pour la SIG, qui reste sur quatre défaites en championnat, comme pour la JAV, en position de relégable. Mais la pression est clairement sur les Alsaciens. Quinze points. Voilà à quoi s'accroche Strasbourg avant un déplacement périlleux à Vichy. Cet écart, la SIG l'a construit à l'aller (95-80) et espère ne pas le perdre au retour, ce samedi soir, lors de la 28e journée de Pro A. Plus qu'une défaite, l'équipe désormais entraînée par Olivier Weissler fera tout pour éviter une déroute, qui réduirait ses chances de maintien puisque la JAV lui passerait alors devant au classement. "J'ai une mission à mener, assurer la survie du club, explique dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le nouvel homme de banc strasbourgeois, qui a pris la relève de Frédéric Sarre lundi. Je fais abstraction de toutes les autres considérations. J'ai bossé pendant trois ans avec une personne que je respecte. Et par respect pour elle, je vais aller au bout de ma mission." Pas simple. Jeanneau: "Ce n'est jamais le bon timing" Car la semaine a été agitée du côté de Strasbourg qui, après la défaite concédée contre Orléans (68-79) - sa quatrième de suite -, a choisi de tout revoir en changeant de coach. A trois matches de la fin de saison, le timing est osé. Mais le président Martial Bellon, qui avait déjà failli couper Frédéric Sarre en janvier dernier après la débâcle historique subie face à... l'OLB (39-96), n'a pas voulu hésiter une seconde fois. De peur qu'il ne soit ensuite trop tard. "Quoi qu'il arrive, ce n'est jamais le bon timing, estime le meneur de jeu et capitaine de l'équipe, Aymeric Jeanneau. On verra si cette décision était la bonne. C'est toujours un électrochoc qui est recherché dans ces moments-là." L'un des problèmes de Strasbourg, c'est qu'il affronte une formation vichyssoise elle aussi en sursis. Sa chance, c'est que les joueurs de Jean-Philippe Besson, éliminés en Coupe de France par Limoges cette semaine et dépecés par le Paris-Levallois le week-end dernier, ne tournent plus aussi rond qu'il y a quelques semaines. "Ça fait deux matches que nous ne jouons pas notre basket, concède Thomas Larrouquis. Je ne sais pas pourquoi on ne se fait plus de passes, on ne fait plus circuler la balle. On voulait aller jusqu'à Bercy, cela aurait été un bonus, mais on n'a pas été bons. Je n'arrive pas à expliquer pourquoi." Aux partenaires de Ricardo Greer d'en profiter, histoire de prendre une bonne fois pour toutes ses distances avec la zone rouge.