La semaine du 23 mai

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La semaine du 23 mai
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Chaque lundi, après un week-end de tournois, retrouvez les faits marquants, de l'European Tour au circuit PGA en passant par les performances de ces dames. Alors que Ian Poulter, en remportant le championnat du monde de match-play en Andalousie devant Luke Donald, a privé son compatriote de la première place mondiale, Tiger Woods est lui sorti du top 10 pour la première fois depuis... 1997.

Chaque lundi, après un week-end de tournois, retrouvez les faits marquants, de l'European Tour au circuit PGA en passant par les performances de ces dames. Alors que Ian Poulter, en remportant le championnat du monde de match-play en Andalousie devant Luke Donald, a privé son compatriote de la première place mondiale, Tiger Woods est lui sorti du top 10 pour la première fois depuis... 1997. La contre-performance: Tiger Woods Plus que la fin d'une époque, c'est la confirmation d'une lente descente aux enfers. Certes, cet enfer ravirait n'importe quel golfeur, puisqu'il s'agit de la 12e place mondiale. Mais quand c'est de Tiger Woods dont il s'agit, cette position dans la hiérarchie internationale devient un évènement. Et pour cause: le Tigre n'avait plus quitté le top 10 du classement mondial depuis le 6 avril... 1997, soit depuis plus de 14 ans et sa première victoire en Grand Chelem, en l'occurrence au Masters. Encore huitième la semaine dernière et sixième il y a un mois, Woods avait déjà quitté le top 3 pour la première fois en début d'année. Puis le top 5, et donc maintenant le top 10. Absent des greens depuis cinq semaines pour une blessure au genou gauche suite à sa quatrième place à Augusta - si on excepte une tentative de reprise vite avortée au Players Championship il y a dix jours - l'Américain pense être en mesure de reprendre lors du prochain US Open. "Je veux y être et je m'attends à y être, a-t-il ainsi posté sur son compte Twitter. Je ferai tout mon possible pour y être." Encore faudra-t-il y figurer dignement. Car derrière, la meute continue de chasser. L'homme du week-end: Ian Poulter Luke Donald aurait pu devenir l'homme des match-play. Pour la deuxième épreuve du genre cette saison, l'Anglais s'est encore hissé en finale, mais a cette fois-ci dû s'incliner sur les greens de Casares, en Andalousie. Pas du genre à faire des fleurs, Ian Poulter, en décrochant le titre, a aussi privé son compatriote de la première place mondiale, qu'il aurait ravie à Lee Westwood en cas de victoire. "C'était décevant, confiait ainsi logiquement Donald sur le site de l'European Tour. J'ai eu des opportunités mais je n'ai pas su les saisir." Pour la première finale 100% anglaise depuis la création de ce trophée, en 1964 à Wentworth, Poulter l'a emporté 2 et 1 après avoir dû lutter en demi-finales contre le Belge Nicolas Colsaerts, l'emportant après un trou de barrages. Une victoire acquise le jour du septième anniversaire de son fils... Luke. Tant pis pour l'autre Luke, Donald, qui avait pourtant éliminé Martin Kaymer dans sa demi-finale, alors que l'Allemand briguait lui aussi le premier rang mondial en cas de victoire. A noter que dans l'autre tournoi de la semaine, sur le circuit PGA, David Toms a remporté le tournoi de Fort Worth. Les Français Très élitiste, le championnat du monde de match-play n'accueillait aucun Français cette semaine. Les joueurs tricolores ont donc eu le temps de recharger les batteries, avant de revenir en nombre pour le PGA Championship: Grégory Bourdy, Thomas Levet, Raphaël Jacquelin, Grégory Havret, Jean-Baptiste Gonnet, Christian Cévaër et Romain Wattel sont inscrits sur la liste d'entrée du tournoi. Ce dernier prenait toutefois part, cette semaine, à l'Open de Madère, où il a terminé en 48e position à 14 coups du vainqueur Michael Hoey. François Delamontagne, auteur d'un joli parcours lors des trois premiers tours, s'est effondré avec une carte de 77 dimanche, qui le fait terminer 20e à huit longueurs de la tête. Le Breton termine meilleur Français sur les greens portugais, lors de ce tournoi de petite renommée mais bel et bien inscrit au calendrier de l'European Tour. Guerrier finit 31e, dans le par, Kaleka 50e à 15 coups de Hoey. Lorenzo-Vera, Quesne, Hébert, Russo, Calmels, Lucquin, Bernadet, Riu, Gernier, Brazillier, Snobeck et Dubois n'ont pas passé le cut. Les dames Les femmes aussi avaient droit à leur match-play cette semaine. A Gladstone, dans le New Jersey, Suzann Pettersen l'a emporté en finale devant l'Américaine Cristie Kerr, avec un trou d'avance. En demi-finales de ce tournoi comptant pour le circuit LPGA, Pettersen s'était d'abord débarrassée de Na-Yeon Choi (4 et 2), tandis que Kerr était venue à bout d'Angela Stanford, avec un trou d'avance. Seule Française engagée, Karine Icher est pour sa part tombée dès le premier tour, éliminée par Paige Mackenzie (2 et 1). Sur le circuit européen, l'Italienne Diana Luna a décroché haut la main l'Open d'Allemagne, avec respectivement sept et huit coups d'avance sur Minea Blomqvist et Becky Morgan. Virginie Lagoutte-Clément, nantie d'un remarquable 63 lors du deuxième tour, a flanché samedi et dimanche, avec une carte de 72 à chaque fois. Lagoutte-Clément finit quand même quatrième et meilleure Française, devant Giquel-Bettan (12e), Schaeffer (35e), Afonso et Maisongrosse (43e). En plus d'une Nocera décidément très irrégulière, sept autres joueuses tricolores (Klatten, Caudal, Bourdy, Greciet, Kirkland, Andre et Kreutz) n'ont pas passé le cut.