La Scuderia doit-elle s'inquiéter ?

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La Scuderia doit-elle s'inquiéter ?
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Certains en sont convaincus, pas Fernando Alonso. Au lendemain du premier Grand Prix de la saison, l'ancien double champion du monde nuance la performance en demi-teinte du cheval cabré à Melbourne. Son patron Stefano Domenicali est moins optimiste et pressent déjà un Grand Prix de Malaisie frustrant dans dix jours. Toujours dans l'ombre de Red Bull.

Certains en sont convaincus, pas Fernando Alonso. Au lendemain du premier Grand Prix de la saison, l'ancien double champion du monde nuance la performance en demi-teinte du cheval cabré à Melbourne. Son patron Stefano Domenicali est moins optimiste et pressent déjà un Grand Prix de Malaisie frustrant dans dix jours. Toujours dans l'ombre de Red Bull. Ne jamais se fier aux essais hivernaux. Porteurs d'espoir pour Ferrari, ceux-ci ont tout juste vu leur prolongement dans la performance de Sebastian Vettel, dimanche, en Australie. Lors du premier Grand Prix de la saison 2011, le champion du monde sortant a survolé les débats, en qualifications comme en course. La Rossa, elle, n'a pas répondu aux attentes, coupable d'un faux départ en dépit des promesses de sa 150° Italia et malgré les ambitions que celle-ci avait jusqu'alors nourries. Comme ses deux aînées, la nouvelle monoplace au cheval cabré est apparue, si ce n'est poussive, loin de sa première rivale présumée: la RB7. Et si l'an passé, Fernando Alonso avait su cacher la forêt en triomphant sur le Grand Prix inaugural, il n'y a pas eu cette fois de coup de théâtre pour priver Red Bull des premiers honneurs. Quatre mois après avoir été coiffé au poteau par l'Allemand dans la course au titre, à Abu Dhabi, Fernando Alonso a eu tôt fait de mesurer la marge entre son bolide et celui de Sebastian Vettel. 1"4, tel était l'écart entre les deux voitures en qualifications samedi... Dimanche, lors du Grand Prix, Ferrari a bien limité la casse - s'offrant notamment le meilleur tour en course grâce à un Felipe Massa pourtant relégué au neuvième rang avant l'éviction des Sauber - mais la quatrième place obtenue par le Taureau des Asturies n'a guère contenté le clan rouge. "On quitte l'Australie déçu, il est inutile de le nier", soufflait après coup Stefano Domenicali, le patron de la Scuderia cité par La Stampa, avant d'avouer dépité: "Nous devons être réalistes: si Red Bull confirme son rythme en Malaisie, l'écart ne pourra être comblé." Autrement dit, le cheval cabré s'attend à un nouveau revers à Sepang, dans dix jours. Alonso positive malgré tout Pour le directeur de l'écurie transalpine, le souci principal de la 150° Italia réside dans le manque d'appuis dont pâtit cette dernière à l'avant. Un défaut identifié responsable d'un certain déséquilibre et d'une usure accrue des pneumatiques. D'où les précieux dixièmes perdus sur la RB7. Des dixièmes qui selon Flavio Briatore, le manager de Fernando Alonso, ne devraient pas être repris de sitôt. "Il est impossible de récupérer six dixièmes en deux mois. Et c'est la différence qui existe aujourd'hui entre la Ferrari et la Red Bull. Une demi-seconde, c'est déjà un écart énorme en F1", dixit l'ancien directeur du team Renault dans les pages de la Gazzetta dello Sport. Aussi celui-ci conclut-il, non sans provocation: "Je pense que Ferrari devrait se concentrer sur la voiture de 2012 dès maintenant." Au final, il n'y a guère que Fernando Alonso pour continuer à positiver dans le landernau de Maranello. "Ce n'est pas le départ que nous attendions, mais il n'y pas de quoi s'inquiéter non plus, tempérait l'Espagnol au lendemain du Grand Prix d'Australie. J'ai déjà dit que douze points n'était pas loin de la moyenne pour remporter le championnat la saison dernière et même si nous ne pouvons pas toujours nous contenter de 3e ou 4e places, deux prétendants au titre ont fini derrière moi. Alors dans l'ensemble, ce Grand Prix ne peut être considéré comme un désastre." Et l'intéressé d'ajouter pour justifier son optimisme: "En qualifications, nous étions très loin de Vettel et loin d'Hamilton, mais nous nous sommes rapprochés en course. Peut-être pas de Vettel mais au moins des autres. Mon départ a été catastrophique. Et si je n'étais pas retombé en 9e position à la fin du premier tour, j'aurais peut-être été en mesure de me battre pour le podium." Pour la victoire en revanche, c'est un autre débat...