La Russie et le Qatar à l'honneur !

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La Russie et le Qatar à l'honneur !
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Les 22 membres de la Fifa ont désigné ce jeudi à Zurich la Russie pour organiser la Coupe du monde 2018. C'est la première fois que les Russes, qui ont donc notamment devancé l'Angleterre ainsi que la candidature commune de l'Espagne et le Portugal, vont recevoir le monde du football. Ils transmettront le relais en 2022 au Qatar qui a créé une petite surprise en volant la vedette aux Etats-Unis et à l'Australie.

Les 22 membres de la Fifa ont désigné ce jeudi à Zurich la Russie pour organiser la Coupe du monde 2018. C'est la première fois que les Russes, qui ont donc notamment devancé l'Angleterre ainsi que la candidature commune de l'Espagne et le Portugal, vont recevoir le monde du football. Ils transmettront le relais en 2022 au Qatar qui a créé une petite surprise en volant la vedette aux Etats-Unis et à l'Australie. Après les Jeux Olympiques de Sotchi en 2014, la Russie va de nouveau être le centre du sport mondial en 2018 en accueillant l'événement planétaire numéro 1 à savoir la Coupe du monde de football. C'est une décision historique et une grande première pour des Russes qui ont su convaincre les 21 membres décisionnaires de la Fifa ainsi que le président Sepp Blatter qui a lui-même procédé à l'annonce. "Je suis convaincu qu'organiser la Coupe du monde en Russie fera beaucoup de bien à cette partie du monde. Le football est un jeu fait de valeurs d'éducation. Vous y apprenez à gagner, mais aussi à perdre, ce qui n'est jamais facile. Je tiens à féliciter la Russie. Et merci à ceux qui ne l'ont pas emporté", s'est exprimé le président de la Fifa. Vladimir Poutine, particulièrement actif avant cette annonce et qui a participé à un lobbying intensif, avait fait le choix de ne pas se rendre à Zurich. Cela n'a évidemment rien changé à la donne et l'appui du gouvernement a assurément compté aux yeux de la fédération internationale. "Je tiens à remercier la Fifa pour la confiance que vous avez bien voulu nous accorder aujourd'hui. Je peux vous promettre que vous n'aurez jamais à regretter votre choix. Désormais, écrivons l'histoire ensemble", a déclaré Igor Shuvalov, vice-premier Ministre de Russie, sur le site de la Fifa. Ce n'est bien entendu qu'un point de départ puisque le travail ne manquera pas. Les 16 stades répartis dans 13 villes différentes devront tous être agrandis ou plus simplement construits. C'est d'ailleurs la seule candidature qui n'avait aucun édifice déjà complètement opérationnel. Cela n'a pas compté au contraire de la volonté exprimée de Poutine d'exempter de visas les participants et les supporters, de rendre gratuits les transports publics aux bénéficiaires d'entrée ou encore d'améliorer les infrastructures hôtelières. Cet ensemble a donc permis à la Russie de prendre le meilleur sur les candidatures de l'Angleterre ainsi que des deux candidatures communes Belgique-Pays-Bas et Espagne-Portugal. Les vaincus, qui pouvaient nourrir de gros espoirs, devront patienter de longues années avant de pouvoir de nouveau prétendre à organiser la grand messe du ballon rond. Le Mondial 2022 au Qatar "Le monde arabe attendait cette Coupe du monde depuis longtemps. Vous l'avez. Et je suis heureux que l'on continue ce développement." Voilà comment Sepp Blatter, le président de la Fifa, a salué mercredi à Zurich la désignation du Qatar comme pays hôte de la Coupe du monde 2022. Quatre ans après la Russie, ce petit émirat du Golfe persique, dont la superficie n'excède pas 12 000 m², accueillera donc le monde, prolongeant le désir d'ouverture de l'instance internationale qui pour la première fois de son histoire fera confiance à une nation du Moyen-Orient. "Merci d'avoir cru au changement", a applaudi Sheikh Mohammed Bin Hamad Al-Thani, fils de l'Emir du Qatar, par ailleurs président du comité de candidature. "Nous ne vous laisserons pas tomber, vous serez fiers du Moyen-Orient." Après avoir séduit Zinedine Zidane, Pep Guardiola, Roger Milla ou encore Sir Alex Ferguson, quatre ambassadeurs prestigieux à travers le monde, la candidature qatarie a donc été préférée à celles des Etats-Unis, de l'Australie, du Japon et de la Corée du Sud par les 22 membres votants du comité exécutif de la Fifa (le Tahitien Reynald Temarii et le Nigérian Amos Adamu ont été suspendus le 18 novembre dernier, ndlr), sans que l'on sache dans quelle proportion, information exceptionnellement tenue secrète par la Fédération internationale dans ce lourd climat de soupçons de corruption. Des stades climatisés Dans ce contexte, cette désignation ne manquera pas de faire parler, l'argent étant le principal point fort du dossier qatari. L'assurance pour la Fifa que les neuf stades qui seront construits pour l'occasion, tous d'une capacité moyenne de 45 000 places à l'exception du Lusail Iconic Stadium (80 000 places), et qui s'ajouteront aux trois stades déjà debouts, seront livrés à temps mais aussi que les infrastructures globales (hôtels, transports, accueil...) toucheront à l'excellence. Cet argument a balayé les doutes qui pesaient sur cette candidature pourtant notée sévèrement dans le rapport d'évaluation. Plus encore que la superficie réduite de cette monarchie arabe, un défi en termes de logistique, 11 des 12 stades tenant sur une soixantaine de kilomètres (dont six dans la capitale, Doha), la chaleur, qui peut atteindre les 50°C l'été, représentait la principale préoccupation pour la Fifa, laquelle craignait "un risque sanitaire potentiel pour les joueurs, les officiels, la Fifa et les spectateurs". La solution tiendra dans un système de climatisation innovant mais peu regardant sur le plan écologique. La Fifa a préféré le vert des dollars qataris à celui de l'environnement, même si la Fédération internationale a fait une croix sur les quelque 2 000 000 de billets supplémentaires que les Etats-Unis auraient pu lui offrir. Dans un seul souci d'ouverture veulent croire les candidats malheureux. "En 2018 et en 2022, nous irons dans de nouveaux territoires", s'est félicité Sepp Blatter. Les stades qataris: Trois déjà construits: Al-Gharafa Stadium (Doha): 44 740 places Khalifa Stadium (Doha): 68 000 places Al-Rayyan Stadium (Al-Rayyan): 44 470 places Neuf à construire: Madinat Ash Shamal (Al-Shamal): 45 120 places Al-Khor Stadium (Al-Khor): 45 330 places Luisal Iconic Stadium (Lusail): 80 000 places Umm Salal Stadium (Umm Salal): 45 120 places Sports City Stadium (Doha): 47 560 places Education City Stadium (Doha): 45 350 places Doha Port Stadium (Doha): 44 950 places Qatar University Stadium (Doha): 43 500 places Al-Wakrah Stadium (Al-Wakrah): 45 120 places