La Roma y croit encore

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La Roma y croit encore
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SERIE A - Et si la Roma venait coiffer les deux clubs milanais au poteau ?

SERIE A - Et si la Roma venait coiffer les deux clubs milanais au poteau ? Et la Louve grignote, grignote... Pendant que l'attention était portée sur la lutte pour le titre entre l'Inter et l'AC Milan, que ces derniers ont vu s'éloigner après deux accrocs face à Naples (1-1) puis Parme (0-1), l'AS Roma en a profité pour refaire son retard, tapie dans l'ombre, au point de se positionner à la fois comme dauphin des Interistes et, a fortiori, plus sérieuse menace pour les quadruples champions en titre. Un scénario sur lequel bien peu auraient parié après l'entame catastrophique des Giallorossi, défaits cinq fois lors de ses dix premières sorties... puis plus jamais jusqu'à l'aube de la 31e journée, et de ce fameux Roma-Inter. Ainsi, après une pointe à quatorze points cet automne, l'écart entre ces deux formations a fondu à quatre unités. Et pourrait se voir réduit à un fil samedi soir... Dans un Stadio Olimpico que l'on annonce déjà à guichets fermés, cette rencontre prend clairement des allures de match-couperet. "Un match que la Roma attend depuis cinq ans", clame Philippe Mexès, au micro de Sky Italia. "Une récompense de la sueur et du travail fourni", ajoute l'exigeant Claudio Ranieri pour qui c'est l'Inter, avec "un Scudetto à défendre", qui a le plus à perdre. Enfin compétitifs en Ligue des champions, les hommes de José Mourinho se sont donné un peu d'air en s'imposant face à Livourne mercredi (3-0), mettant fin à une inquiétante série de trois matches sans victoire. Avec au passage les deux premiers buts de l'année en Serie A pour Samuel Eto'o. Une équipe plus mature qu'en 2008 "Ce qu'a fait la Roma est impressionnant", admet l'Interiste Ivan Cordoba. "Nous connaissions leur potentiel, mais ils ont été encore en plus loin. Nous ne voulons pas leur donner d'espoirs", prévient le défenseur colombien sur le site de son club. Dauphins des Nerazzurri en 2007 et en 2008, les Romains sont-ils capables de franchir une marche supplémentaire et remporter un titre qui les fuit depuis 2001 ? Possible, selon Mexès, qui juge son équipe plus "mature" qu'il y a deux ans, lorsqu'elle avait failli contrarier l'hégémonie de l'Inter (*). Un jugement que modère Claudio Ranieri. "Je suis comme Saint-Thomas, explique l'ancien entraineur de la Juve. Je tiens à le voir de mes propres yeux. Seul le terrain le dira. Mais qu'un leader comme Mexes s'exprime de cette façon me réjouit.""Nous sommes bien en ce moment, beaucoup mieux qu'il y a quelques temps, poursuit Ranieri. L'équipe avait besoin de retrouver de l'enthousiasme, son public, et nous avons réussi grâce au bon feeling entre les joueurs et moi." Romain pur souche, Ranieri peut notamment compter sur l'appui de l'emblématique capitaine de la Louve, Francesco Totti. Absent depuis le 13 février, le meilleur buteur de l'histoire du club est d'ailleurs de retour à point nommé dans le groupe pour le choc face à l'Inter, sans toutefois avoir l'assurance d'être titulaire. "Je suis prêt. A la disposition du Mister", déclarait-il à la Gazzetta dello Sport cette semaine. Et quand Totti va... (*) En mai 2008, la Roma avait été leader pendant plus d'une heure lors de la dernière journée avant qu'Ibrahimovic ne sacre l'Inter.