La Roma relève la tête

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La Roma relève la tête
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La Roma s'est rassurée en sortant de la zone rouge ce samedi grâce à sa victoire face au Genoa (2-1) dans le cadre de la 7e journée de Serie A. Grâce à un bon Totti et un état d'esprit offensif retrouvé, le club romain empoche son deuxième succès de la saison. Non sans trembler en fin de rencontre, la faute à une défense encore bien fébrile et en quête de repères. La vigilance sera encore de mise mardi face à Bâle en Ligue des champions.

La Roma s'est rassurée en sortant de la zone rouge ce samedi grâce à sa victoire face au Genoa (2-1) dans le cadre de la 7e journée de Serie A. Grâce à un bon Totti et un état d'esprit offensif retrouvé, le club romain empoche son deuxième succès de la saison. Non sans trembler en fin de rencontre, la faute à une défense encore bien fébrile et en quête de repères. La vigilance sera encore de mise mardi face à Bâle en Ligue des champions. Enfin relancer la machine, faire oublier un début délicat en sachant reproduire la performance collective montrée face à l'Inter (1-0) il y a trois semaines. Tel était l'objectif de la Roma, surprenant 19e de Serie A à l'heure de recevoir le Genoa. Une situation délicate propre à mettre dans le doute l'entraîneur Claudio Ranieri face à la fronde des supporters inquiets d'avoir déjà assisté à trois défaites en six journées. Sans Mexès, cette fois sur le banc après avoir été suspendu pour son expulsion suivie d'un coup de pied dans une caméra face à Brescia lors de la 4e journée, l'entraineur giallorosso avait opté pour un système offensif propre à séduire un stadio Olimpico sonnant bien creux. Borriello confirmé en pointe, Totti l'épaule en effet dans une position très haute, Taddei et Perrota étant choisis sur les ailes. Les premières minutes confirment l'impression voulue, renforcée par l'envie d'un David Pizarro évoluant très haut. Le 3-4-3 traditionnel de Gian Piero Gasperini, si plaisant les saisons passées sous la patte de Milito ou Motta, éprouve rapidement de grosses difficultés à contenir un jeu romain intéressant à défaut de réellement inquiéter Eduardo. Criscito et Rossi, les ailiers du Genoa, sont ainsi contraints d'évoluer bien bas alors que l'axe Pizarro-Totti marche à plein régime (15 passes en 40 minutes). Pour le plus grand dépit de Luca Toni, de retour à Rome après son prêt de six mois la saison dernière, et bien esseulé en pointe. Dangereux constat pour le Genoa quand on connait le poids de Francesco Totti dans l'équilibre de la Louve. Le capitaine multiplie centres et nombreux coups de pieds arrêtés obtenus puisque le Genoa se voit contraint d'empiler les fautes pour résister (14 en première période). Et c'est finalement sur un centre que la Roma trouve l'ouverture avant la pause. Bien décalé sur la droite, Totti voit son centre dévié par Dainelli. Bien présent au premier poteau, Borriello se jette pour couper la trajectoire et tromper de près Eduardo (1-0, 34e). Suffisant pour rentrer aux vestiaires avec un petit avantage, malgré une frayeur sur un centre que laisse passer Toni mais que Burdisso, bien présent, parvient à dégager(45e). Une nette panne physique après l'heure de jeu Gian Piero Gasperini tente alors un premier coup en faisant sortir Palacio, passablement agacé par tant de difficultés dans l'entrejeu et déjà averti. Le tout au profit de l'ancien attaquant nancéien Rudolf, déjà auteur de 3 buts en éliminatoires de l'Euro 2012 avec la Hongrie. Un coaching rapide sans grand résultat immédiat. Pire même, Brighi double rapidement la mise suite à un bel échange avec Borriello. Le milieu romain, au terme d'un une-deux aux abords de la surface, se jette et parvient à reprendre pour lober Eduardo (2-0, 53e). Dominatrice, la Roma semble à l'abri mais peine à trouver un second souffle passée l'heure de jeu. Progressivement, Taddei disparait, victime d'un gros coup de mou après une énorme débauche d'énergie en première période. Et si Simplicio supplée Perrota, le milieu italien, lui, reste sur le terrain et ne peut qu'observer le billard dans sa défense suivi d'un gros flottement qui permet à Rudolf de redonner espoir au Genoa (2-1, 79e). Les dernières minutes semblent alors bien longues pour Claudio Ranieri, contraint de faire entrer le latéral Castellini pour verrouiller un bloc soudain bien fébrile face aux assauts de Sculli, Toni, Rudolf ou encore Rafinha. Un réveil toutefois trop tardif pour priver la Louve d'un second succès. Un de ceux propices à montrer la voie. Sans totalement briller, mais avec un esprit conquérant à l'image d'un Totti extrêmement offensif dans son positionnement, la Roma s'est un peu retrouvée. Le chemin de la rédemption et de la reconquête passera une nouvelle fois par le stadio Olimpico mardi. Face à Bâle en Ligue des Champions, les Giallorossi auront l'occasion d'enchainer et de relancer une saison bien mal embarquée.