La Roma, c'est ça ou rien

  • A
  • A
La Roma, c'est ça ou rien
Partagez sur :

En difficulté en championnat, l'AS Rome, qui tente d'accrocher une place en Ligue des champions, se déplace à Giuseppe Meazza mercredi pour la demi-finale retour de la Coupe d'Italie. Battus par l'Inter Milan (0-1) à l'aller, les hommes de Vincenzo Montella tenteront de l'emporter pour sauver une saison bien sombre. Dans l'autre demi-finale, Palerme, en s'imposant 2-1 au retour mardi, a privé l'AC Milan d'un possible doublé.

En difficulté en championnat, l'AS Rome, qui tente d'accrocher une place en Ligue des champions, se déplace à Giuseppe Meazza mercredi pour la demi-finale retour de la Coupe d'Italie. Battus par l'Inter Milan (0-1) à l'aller, les hommes de Vincenzo Montella tenteront de l'emporter pour sauver une saison bien sombre. Dans l'autre demi-finale, Palerme, en s'imposant 2-1 au retour mardi, a privé l'AC Milan d'un possible doublé. La perspective d'une saison sans titre, et sans honneurs, se profile à grand pas à l'AS Rome. Vincenzo Montella avait assuré que son équipe "ne ferait pas de cadeaux" avant la rencontre, décisive, face à l'AC Milan le week-end dernier lors de la 36e journée de Serie A. Pourtant, dans un match figé et haché, les joueurs de la Louve ont offert le Scudetto aux Rossoneri en concédant le match nul (0-0) à l'Olimpico. Une fausse-note qui, si elle a fait la joie de Silvio Berlusconi et sa troupe, officieusement sacrés depuis plusieurs semaines déjà, a relégué la Roma à deux points d'une qualification en C1, à deux journées de la fin. La Lazio, le frère ennemi, se rapproche, et l'Udinese, quatrième, s'éloigne, emportant avec elle une grande partie des espoirs de la Magica. Sur fond de tensions et de nervosité, la saison semble donc se terminer aussi mal qu'elle avait commencé. Vite écartés de la course au titre par les géants milanais, humiliés par le surprenant Chakhtior Donetsk (2-3, 3-0) en huitièmes de finale de la coupe d'Europe, les Giallorossi, qui ont littéralement éclaté en lambeaux en début d'année, n'en finissent plus de subir les tumultes de leur inconstance. Le renouveau, marqué notamment par l'intronisation de Vincenzo Montella, ancien coach des moins de 15 ans, à la tête de l'équipe en février dernier, ne fut finalement qu'éphémère ; l'électrochoc provoqué par la démission de Claudio Ranieri, au soir d'une terrible défaite (4-3) sur le terrain du Genoa, tout aussi succin. Un dernier espoir ? Les Romains peuvent pourtant sauver leur saison, autant ternie par les performances décevantes de certains cadres que par les multiples affaires internes, querelles et autres guerres d'ego. Alors que les voyants sont au rouge, que le spectre de la crise flotte sur la capitale italienne, la Coupe d'Italie fait figure de roue de secours. Battus 1-0 en finale par l'Inter Milan l'année passée, les Romains, dont l'effectif devrait être largement remanié la saison prochaine, se sont inclinés sur le même score lors de la demi-finale aller, le 19 avril dernier, au Stadio Olimpico. Forte de ses deux succès à l'extérieur, acquis à Bari (2-3) et à Udinese (1-2) en championnat, l'AS Roma, couronnée face aux Nerazzurri en 2005 et 2006 - avant que ces derniers ne prennent leur revanche en 2007 et 2008 - tentera de renverser la tendance ce mercredi, malgré l'absence de son capitaine emblématique, Francesco Totti, suspendu, et les blessures de Mexes, Brighi et Taddei. "Tout doit être rapporté à l'histoire de l'équipe de cette année. Il sera impopulaire de le dire, mais les joueurs ont été bons, ils ont récupéré 9 points sur le Lazio et 7 sur l'Udinese ; nous sommes là pour jouer une place pour la Champions League et une finale de Coupe d'Italie, donc cela peut finalement se transformer en bonne saison", a assuré Montella, cité par le site officiel du club. Certes. Mais, tenant du titre, l'Inter mène un combat similaire à celui de la Louve. Déjà dépossédés de leur couronne européenne et du Scudetto, les Milanais ne supporteraient certainement pas une nouvelle désillusion. A Giuseppe Meazza qui plus est.