La Rochelle prend date

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La Rochelle prend date
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Longtemps cette saison, l'Atlantique Stade Rochelais aura paru en capacité de relever le défi du maintien, les Maritimes ajoutant aux valeurs de combat des ambitions de jeu saluées par tous. Un état d'esprit que le club du président Merling n'aura pu assumer jusqu'au Graal espéré, faute d'un effectif suffisemment armé. Mais La Rochelle a donné rendez-vous...

Longtemps cette saison, l'Atlantique Stade Rochelais aura paru en capacité de relever le défi du maintien, les Maritimes ajoutant aux valeurs de combat des ambitions de jeu saluées par tous. Un état d'esprit que le club du président Merling n'aura pu assumer jusqu'au Graal espéré, faute d'un effectif suffisemment armé. Mais La Rochelle a donné rendez-vous... Séduisants Rochelais, qui dès la première journée auront donné le ton de leur saison en surprenant Castres. Suivront également au rang des victimes des Maritimes, Clermont, le Stade Français ou Montpellier, comme autant de coups d'éclat de l'ASR, capable d'entretenir l'espoir d'un maintien rare en tant que promu issu de la finale d''accession tout en pratiquant un jeu ambitieux, ouvert et débridé. Oui, La Rochelle a régalé cette saison sur les terrains du Top 14, avant de manquer d'oxygène dans la dernière ligne droite, faute d'un effectif suffisant en quantité comme en qualité pour assumer ces intentions. Dans un "money-time" plus brûlant que jamais, les hommes de Milhas et Darricarrère se sont effrités, devancés par Brive et plus encore Agen, concurrents directs mieux armés pour ce rude combat. Néanmoins, comme le relevait cette saison, sur le site rugbynews.fr un Rémi Talès, dont les performances rochelaises lui vaudront de porter les couleurs castraises la saison prochaine, le club, à défaut du maintien, a gagné le respect: "Je pense que le regard a changé. Au début, personne ne nous connaissait. On était le petit promu, on n'avait pas trop de recrues, nous, joueurs, nous n'étions pas connus. Tout le monde nous promettait l'enfer. Aujourd'hui, on arrive à prouver le contraire, et les adversaires savent que ça va jouer, qu'à tout moment on peut faire une super action et marquer des essais." Un constat qui n'aura pas survécu à l'emballage final de la saison, mais qui a valeur de promesse pour un club aussi structuré. L'avis de Yann DELAIGUE: "Si on part du principe que proposer du jeu, c'est prendre un risque lorsqu'on est un promu qui débarque en Top 14, alors, oui, c'est suicidaire. Sauf que ce n'est pas du tout ma pensée, ni ma philosophie, sinon je n'aimerais pas le rugby autant que je l'aime puisque j'adore le rugby d'attaque. La Rochelle est une équipe qui a séduit, moi le premier. Ils ont fourni beaucoup de jeu et c'était là que se trouvait leur salut, surtout, cela correspondait à leurs qualités. Ils se seraient recroquevillés sur un jeu très stérile, sans sortir les ballons, ça aurait été bien pire. Pendant une grosse partie de la saison, ils ont su être présents, ils ont su réussir de vraies surprises, s'accrocher en proposant du beau jeu, mais Agen a fini tellement fort en fin de saison qu'il a mérité son maintien. Et cette saison est tellement longue que cette équipe, faute d'un effectif très riche en nombre, a fini par s'user." Le "prono" de DELAIGUE: "J'ai beaucoup d'espoir en ce qui concerne La Rochelle parce qu'il existe derrière ce club un vrai projet, ancré sur du long terme, avec des investissements ; c'est aussi un club qui n'a pas perdu trop de joueurs au sein de son effectif, qui va se retrouver en Pro D2 avec une ambition de très vite remonter dans le Top 14. On sent un club qui se structure. Un club qui a perdu tout un staff, mais qui en a retrouvé un, avec de jeunes entraîneurs (Fabrice Ribeyrolles et Fabrice Collazo), qui nourrissent sans doute une grosse envie de mener à bien leur projet."