La Rochelle, le dernier port

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La Rochelle, le dernier port
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Sans illusion sur ses chances de maintien après le revers concédé à Brive le week-end dernier, le promu rochelais a l'occasion de livrer un dernier baroud ce jeudi, dans son antre de Marcel-Deflandre, face aux Champions de France clermontois en quarts de finale du Challenge Européen. Et malgré une kyrielle d'absents, les Maritimes n'oublient pas qu'ils ont déjà fait chuter l'ASM sur leur pelouse.

Sans illusion sur ses chances de maintien après le revers concédé à Brive le week-end dernier, le promu rochelais a l'occasion de livrer un dernier baroud ce jeudi, dans son antre de Marcel-Deflandre, face aux Champions de France clermontois en quarts de finale du Challenge Européen. Et malgré une kyrielle d'absents, les Maritimes n'oublient pas qu'ils ont déjà fait chuter l'ASM sur leur pelouse. Leur rêve s'est envolé. Les Rochelais, qui ambitionnaient de devenir le premier promu à obtenir leur maintien dans le Top 14 après s'être extrait de la Pro D2 par le biais de la finale d'accession, ont échoué dans leur quête. La dernière défaite (26-9) concédée le week-end dernier, à Brive, un adversaire direct, a sonné le glas de leurs derniers espoirs. Avec désormais neuf points de retard sur les Brivistes et les Agenais au classement, à trois journées du terme de la saison régulière, l'Atlantique Stade Rochelais ne se fait plus aucune illusion, condamné qu'il est au carton plein, tout en espérant un concours de circonstances favorable... Les intentions de jeu, cette volonté de faire vivre à tout prix le ballon et l'image si séduisante que les Maritimes auront su porter sur toutes les pelouses de l'élite a fini par s'étioler dans la dernière ligne droite. "Peut-être qu'ils ont joué un peu contre nature, c'est une erreur de leur part...", notera ainsi le Briviste Arnaud Méla. Une semaine après le premier lourd revers concédé devant leur public de Marcel-Deflandre face à l'Usap (16-34), les joueurs de Serge Milhas et David Darricarrère ont craqué en Corrèze, trahissant au pire moment le projet de jeu d'une saison, que la condition physique de tout un groupe, émoussé par une saison d'enfer, n'était peut-être plus en mesure d'assumer. "Ce sont toujours les meilleurs qui jouent, ne peut que constater Darricarrère dans Sud-Ouest. Et comme on n'a pas un effectif pléthorique, il y a forcément une usure physique et psychologique." Les excuses de Cap'tain Mohr Dans ces conditions, la crainte apparaît presque légitime de voir Robert Mohr, le capitaine rochelais, et ses coéquipiers abdiquer après que tant d'efforts consentis ne trouvent aujourd'hui qu'une si amère récompense. Le quart de finale de Challenge Européen que cet ambitieux promu a su s'offrir à domicile pourrait-il être un nouveau match de trop ? A l'heure de croiser à nouveau le chemin des Champions de France clermontois, c'est tout un club qui voudra se souvenir de la victoire historique enregistrée en novembre dernier sur l'ASM et ses stars (22-14). A la différence près que l'actuel Stade Rochelais, épuisé, diminué par une demi-douzaine d'absences, et au moral forcément touché par l'issue sans doute fatale de cette saison, n'a plus grand-chose à voir avec l'équipe décomplexée et insouciante de l'automne dernier. Un abattement confirmé à travers le communiqué, formulé sous forme d'excuses à l'adresse des supporters rochelais par le capitaine Robert Mohr sur le site du club: "Sous le coup de l'abattement et suite à l'envahissement du terrain par les supporters brivistes (...), les joueurs sont rentrés directement aux vestiaires sans venir vous saluer. Je vous prie, au nom de tout le groupe, de nous en excuser (...). Nous continuerons à donner le meilleur de nous-mêmes, afin que nous soyons tous fiers de nos couleurs." Une bonne volonté, indubitable, qui peine pourtant à convaincre...