La révolte de Liverpool

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La révolte de Liverpool
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FOOT - Liverpool a retrouvé le sourire en s'imposant face à Manchester United (2-0), dimanche à Anfield.

Battu mercredi par Lyon sur sa pelouse d'Anfield (1-2), Liverpool s'est imposé à domicile face à Manchester United (2-0), dimanche lors de la 10e journée de Premier League. C'est Fernando Torres, de retour de blessure, et le Français David N'Gog qui ont donné la victoire aux Reds. Ce succès des hommes de Rafa Benitez profite à Chelsea, qui, grâce à son succès de samedi face à Blackburn (5-0), retrouve le fauteuil de leader. Liverpool aux deux visages. Défaits cinq jours plus tôt à domicile par l'Olympique Lyonnais en Ligue des champions (1-2), les Reds ont parfaitement réagi dimanche après-midi, toujours à Anfield, en se payant le scalp de Manchester United (2-0), mettant fin à une sale série de quatre revers consécutifs. Les hommes de Rafael Benitez, qui n'avaient plus goûté à la victoire depuis un mois (6-1 contre Hull le 26 septembre), la doivent en grande partie à Fernando Torres. Ce qui na rien d'étonnant vu l'influence de l'Espagnol sur la bonne marche de son équipe.Face à l'OL, son absence s'est en effet clairement fait sentir, les joueurs de Liverpool apparaissant comme perdus lorsqu'ils approchaient de la surface adverse. Avec "El Nino", les solutions s'offrent comme une évidence et devant MU, la formation de Benitez a retrouvé toutes ses vertus, même privée de son maître à jouer, Steven Gerrard. Installé dans les tribunes d'Anfield, à l'image d'une partie de ceux qui ont fait l'histoire et la gloire du club, le capitaine des Reds a forcément apprécié ce derby, ces chauds duels et ces embouteillages du milieu de terrain pour la quête acharnée du ballon. Gerrard a d'abord vibré sur le coup franc de Fabio Aurelio qui obligeait Van der Sar à utiliser sa grande taille afin d'éviter l'ouverture du score (16e), avant de se lever sur un trois contre deux finalement mal exploité par Kuyt (19e).N'Gog met fin au suspenseLes Mancuniens réagissaient par un coup de tête de Rooney sur lequel Reina se couchait (21e). Les joueurs de Ferguson se retrouvaient ensuite quasiment étouffés au cours des 10 premières minutes contraints alors d'opérer en contre, quand ils en avaient toutefois la maigre possibilité. Sur l'un deux, Rooney se faisait faucher aux abords de la surface et le coup franc tiré par Giggs rappelait aux Reds que le danger était toujours présent (56e). Comme celui de la 61e, toujours frappé par le Gallois, mais de l'autre côté, la tête de Carrick échouant sur Agger pour un corner.MU semblait reprendre ses esprits et commençait à se dégager de l'étau liverpuldien quand Fernando Torres ouvrit le score. L'ancien prodige de l'Atlético Madrid, lancé par Benayoun, résistait à la charge de Ferdinand avant de marquer en force son neuvième but de la saison (1-0, 66e), qui en fait le meilleur réalisateur du championnat. Lucas aurait pu doubler la mise mais le Brésilien dévissait sa reprise (71e) avant un dernier quart d'heure franchement mouvementé entre le forcing des Mancuniens et les expulsions de Vidic et Mascherano. Le public d'Anfield ne retiendra finalement que le but libérateur de David N'Gog dans les arrêts de jeu, l'ex-Parisien remportant son duel face à Van der Sar d'un plat du pied droit façon "Thierry Henry" (2-0, 94e).Les supporters de Manchester United se souviendront, eux, que le tir de Valencia fracassa la transversale de Reina (84e). Englué dans une mauvaise passe, Liverpool a donc bénéficié d'une petite dose de chance pour se sortir du trou noir. Les coéquipiers de Carragher ont surtout montré leur vrai visage. Au contraire de >Lyon, samedi à >Nice...