La pression monte entre l'Irlande et la France

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La pression monte entre l'Irlande et la France
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FOOTBALL - Les Irlandais ont lancé les hostilités dans les médias, mais les Bleus ne veulent pas tomber dans le piège de la provocation.

Un peu plus de quarante-huit heures avant le match aller des barrages de la Coupe du Monde 2010 opposant samedi à Dublin l'Irlande à la France, la tension est montée d'un cran entre les deux camps. Si les premiers n'ont pas hésité à jeter de l'huile sur le feu, à l'image du défenseur Richard Dunne, les Bleus sont restés plus sobres dans leurs déclarations et comptent rétorquer sur la pelouse de Croke Park.Le match est lancé. L'affrontement décisif prévu entre la France et l'Irlande en vue de la Coupe du Monde 2010, dont le match aller a lieu samedi à Dublin, a déjà commencé en conférence de presse. Ce sont les Irlandais qui ont ouvert les hostilités. Si le sélectionneur Giovanni Trapattoni a surtout insisté sur l'état d'esprit de ses ouailles dans la Gazzetta dello Sport: "Nous ne sommes pas célèbres, mais nous sommes des guerriers", le défenseur Richard Dunne s'est montré beaucoup plus incisif, notamment à l'encontre de Raymond Domenech."A chaque compétition, ils (la France, ndlr) possèdent des joueurs de top niveau mondial mais il y a un homme qui semble s'ingénier à semer la zizanie parmi eux, a expliqué le joueur d'Aston Villa dans les colonnes du Guardian. Vous pouvez voir les réactions des gens au tennis (lundi soir lors du passage des Bleus à Bercy pour le Masters 1000, ndlr), quand ils ont mis sa tête sur l'écran géant, la salle entière l'a hué et ses propres joueurs en ont rigolé."Abidal: "Ne pas tomber dans le piège"Des déclarations qui n'ont pas marqué plus que cela les Bleus, qui préfèrent rester concentrés sur la rencontre. Pour Eric Abidal, interviewé jeudi à Clairefontaine, il faut se montrer plus "intelligent" et "ne pas tomber dans le piège" de la provocation sur et en dehors du terrain. "Ça va demander beaucoup de concentration, de maîtrise, de ne pas péter un câble qui handicaperait l'équipe" ajoute le défenseur barcelonais. Même son de cloche de la part de Yoann Gourcuff qui veut éviter la polémique et rester fixer sur le jeu: "De toute façon, dans une rencontre, il y a toujours un rapport de force. Il y a aura des duels, de l'engagement, c'est inévitable. Maintenant, il faudra, quand l'opportunité se présentera jouer notre football, le faire sans hésiter. Il faudra faire déjouer cette équipe, éviter qu'ils effectuent un gros pressing et privilégier la circulation de balle au sol et rapide. Si nous mettons du mouvement, nous pourrons contrecarrer le premier pressing qui pourrait nous ennuyer". Reste désormais à convertir les intentions en actes.