LA POLEMIQUE - Lyon est-il mort mardi soir ?

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LA POLEMIQUE - Lyon est-il mort mardi soir ?
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LA POLEMIQUE - Quasi éliminé de la Ligue des champions, le grand OL est-il mort mardi soir ?

Même si ce n'est pas encore mathématique, le 0-0 concédé mardi soir face à l'Ajax a des allures d'élimination pour Lyon. Sauf miracle, l'OL devrait être privé de huitième de finale de la Ligue des champions pour la première fois depuis la saison... 2002-03 ! S'agit-il pour autant du début de la fin pour le grand Lyon ? La rédaction d'Europe 1 en débat.

OUI : "rien n'est plus comme avant"

Pascal Normand, du service des sports d'Europe 1

Lyon, ça se complique
"L'Olympique lyonnais version Ligue des champions 2011-12 a un genou à terre. Et le deuxième, c'est pour très bientôt ! Il faudrait en effet un miracle pour que les Rhodaniens poursuivent l’aventure. L’attaquant lyonnais Bafétimbi Gomis aura beau aller prier chaque jour à la basilique Notre-Dame de Fourvière, l’avenir de l’OL a peu de chances de s’éclaircir lors de la derniere journée à Zagreb, le 7 décembre prochain. Lyon poursuit sa marche en arrière... celle qui va le conduire inévitablement vers la Ligue Europa au printemps prochain. Pas si surprenant que cela finalement... Cinquième en championnat, incapable d’inscrire le moindre but face aux deux "gros" de son groupe en Ligue des champions, le Real et l’Ajax, en quatre confrontations, Lyon est à sa place. A l'intersaison, Claude Puel est parti, Rémi Garde est arrivé mais rien n’a vraiment changé : Lyon n’est pas guéri. Alors aujourd’hui, quelle est la priorité de ce club qui fut sept fois champion de France entre 2002 et 2008 ? Briller en Ligue Europa ou retrouver un certain standing en championnat, vital pour la survie du club, puisqu’il offre aux trois premiers un ticket pour la ligue des Champions ? Jean-Michel Aulas, d’habitude si loquace, est resté discret sur cette question mardi soir. Sans doute K.-O. comme ses joueurs. Décidemment, à Lyon, rien n’est plus comme avant."

NON : "c'est une année de transition"

Nicolas Rouyer, de la rédaction d'Europe1.fr

Maxime Gonalons, face à Cristiano Ronaldo (930x620)

© REUTERS

"Avec un homme du cru, Rémi Garde, intronisé sur le banc et un recrutement s'élevant à 5 millions d'euros à peine, on avait compris dès le mercato estival que Lyon ne pourrait pas (ne voulait pas ?) jouer dans la cour des grands cette saison. Après trois années sans titre avec Claude Puel (2008 à 2011), Jean-Michel Aulas, contraint par des impératifs économiques, a mis le cap à bâbord avec un collectif moins expérimenté, où les joueurs issus du centre de formation ont davantage leur chance (Gonalons (photo), Grenier, Pied, Lacazette, etc.). Le match nul concédé à l'Ajax mardi soir, décevant sans être honteux, n'a fait que confirmer les lacunes actuelles d'une équipe où les seuls Lloris, Källström ou Lisandro ne peuvent pas tout faire. C'est en Ligue 1 que ce Lyon plus jeune et moins clinquant va devoir se rôder (et terminer dans les trois premiers...) avant de repartir à la conquête de la Ligue des champions dans quelques années, dans son futur Stade des Lumières. En attendant, le club rhodanien va (re)découvrir l'humilité et la Ligue Europa, qu'il faudra disputer avec l'intention de la gagner. Ce serait la meilleure façon de prouver que l'OL est encore en vie."