La patronne, c'est Décosse

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La patronne, c'est Décosse
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Lucie Décosse n'est pas aussi médiatique qu'un Teddy Riner mais la championne du monde en titre des -70kg n'en est pas moins expéditive. La judokate de l'année 2010 est devenue la taulière de sa catégorie et pourrait détenir dès dimanche le record de victoires au tournoi de Paris. Un record qui ne l'intéresse guère, elle qui est déjà fixée vers les Mondiaux de Paris puis les JO.

Lucie Décosse n'est pas aussi médiatique qu'un Teddy Riner mais la championne du monde en titre des -70kg n'en est pas moins expéditive. La judokate de l'année 2010 est devenue la taulière de sa catégorie et pourrait détenir dès dimanche le record de victoires au tournoi de Paris. Un record qui ne l'intéresse guère, elle qui est déjà fixée vers les Mondiaux de Paris puis les JO. "Je ne pense pas aux records." Interrogée sur l'opportunité de rejoindre une Céline Lebrun (7 victoires), Lucie Décosse n'a pas ménagé sa pensée concernant le tournoi de Paris. Non, ce record n'est en rien un objectif pour elle. La Française aime beaucoup le rendez-vous parisien mais elle possède désormais suffisamment d'expérience pour ne pas se disperser ni se tromper d'objectif. Double championne du monde en -63kg puis en -70kg, numéro 1 mondiale dotée d'une technique impressionnante, elle multiplie les victoires depuis un moment déjà. Concernant le tournoi de Paris, elle ne cache pas qu'il ne représente qu'un passage dans sa saison: "Je n'ai pas envie de perdre mais ce n'est pas un objectif dans le sens ou je ne vais pas à la recherche d'une sélection, c'est pratiquement sûr que je serai aux Mondiaux à Bercy et donc l'objectif c'est de me préparer pour le mois d'août et Bercy fait partie de cette préparation. Après, c'est sûr que j'ai envie de gagner parce que c'est Bercy, que j'aime, que je suis une compétitrice mais il me reste aussi pas mal d'adversaires à rencontrer et à étudier, le but c'est de les rencontrer". Peu de compétition mais des résultats Depuis son titre mondial à Tokyo, Lucie Décosse n'a pas chômé. Elle a enchaîné en fin d'année avec un long stage en Asie avant d'aller au Masters de Bakou début janvier. "Il n'y avait pas un réel objectif de résultat, c'était plus sur les sensations et le mental. En arrivant, je savais que je n'étais pas au top physiquement mais le but était de réaliser une perf", glisse-t-elle. Résultat, une victoire finale qui fait du bien au moral et à la confiance ! D'autant qu'elle connaissait ses limites du moment... "Je n'étais pas bien physiquement donc c'est plus difficile de faire ce que je fais d'habitude. Du coup, j'ai tenté des choses que je ne réalise pas habituellement et j'ai marqué pour la première fois sur un truc que je travaille depuis peu de temps (seoi à droite) donc c'est bien", sourit-elle. Pas question pour autant de faire de la compétition à outrance. Elle se connaît et n'a guère besoin de rencontrer ses adversaires 10 fois par an pour se rassurer. Et les résultats lui donnent amplement raison. On devrait donc la retrouver à Paris, à l'Euro et éventuellement sur un dernier tournoi avant des championnats du monde qui lui tiennent évidemment à coeur. Et dimanche à Paris, ce sera un petit peu une répétition générale dans un lieu qu'elle connaît par coeur. La concurrence le sait puisqu'elle reste sur 3 victoires de rang à Bercy. Et quand elle passe en "mode compétition", plus rien ne l'arrête...