La Nouvelle-Zélande s'échauffe

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La Nouvelle-Zélande s'échauffe
@ REUTERS
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COUPE DU MONDE - A un mois du Mondial de rugby, les organisateurs sont plutôt confiants.

J-30 avant le début des hostilités. Et pour la septième Coupe du monde de rugby (9 septembre-23 octobre), les organisateurs néo-zélandais ont dévoilé, mardi, des perspectives plutôt encourageantes. Toutes les installations sont prêtes et les spectateurs devraient être au rendez-vous. Seule petite ombre au tableau, la polémique sur le prix des maillots All Blacks qui divise le pays.

100.000 supporters attendus

Selon Martin Snedden, le président du comité organisateur, 95.000 supporteurs étrangers devraient se rendre en Nouvelle-Zélande pour l'événement, soit 10.000 de plus que les premières estimations. Si on prend en compte le coût élevé du déplacement et une capacité hôtelière restreinte sur le territoire néo-zélandais, ces chiffres sont plutôt bons.

A titre de comparaison, l'Australie, pays-hôte en 2003, avait accueilli 66.000 supporteurs étrangers. Dans le détail, les Australiens devraient représenter la plus forte colonie, avec 30.000 ressortissants attendus, devant les Britanniques et Irlandais (25.000) puis les Français (10.000).

Côté billetterie, les prévisions sont également encourageantes. D’après Martin Snedden, le président du comité organisateur, les revenus de la billetterie s'élèvent déjà à 234 millions de dollars néo-zélandais, soit 135 millions d'euros. La barre du million de billets vendus a d’ailleurs été franchie le 6 juillet dernier.

Un maillot beaucoup trop cher

Ce tableau est cependant quelque peu terni par la polémique concernant le prix des maillots All Blacks fabriqués par Adidas. Le géant du vêtement sportif a en effet fixé le prix de la tunique frappée de la fougère argentée à 220 dollars néo-zélandais, soit 125 euros. Un prix jugé démesuré par les détaillants locaux.

Alors que les mêmes maillots sont disponibles à moitié prix sur différentes boutiques en ligne enregistrées aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, le directeur de Rebel Sport, le plus gros détaillant local en vêtement sportif, a affirmé qu'Adidas avait refusé de baisser ses tarifs. Le Premier ministre néo-zélandais s’est même emparé du problème. John Key a en effet demandé à ce que la marque allemande "n'exploite pas" les consommateurs locaux et que ceux-ci bénéficient "d'un juste prix".

Loin de cette polémique, les joueurs All Blacks ont entamé la dernière ligne droite de leur préparation pour la Coupe du monde. Les Néo-Zélandais ont ainsi étrillé les Australiens (30-14) samedi dernier dans le Tri-Nations. Ils font plus que jamais figures de grandissimes favoris. Et pour cause, depuis deux ans, le pays hôte n’a plus perdu un seul match officiel.

Et la France dans tout ça ?

Fabien Barcella, 930

© MAXPPP

De son côté, la France continue sa préparation du côté de Bordeaux. Après un mois passé à Marcoussis, les Bleus ont pris la direction de la Gironde, où ils joueront deux matches contre l'Irlande le 13 août à Bordeaux et le 20 août à Dublin. Marc Lièvremont attend beaucoup de cette double confrontation et devrait dégager son XV type à l’issue de ces deux matches. En revanche, la Coupe du monde s’éloigne de plus en plus pour Fabien Barcella. Victime d’une rupture du tendon du coude la semaine dernière, le pilier biarrot continue d’y croire mais ses chances sont de plus en plus minces…