La Nouvelle-Zélande (presque) prête

  • A
  • A
La Nouvelle-Zélande (presque) prête
Partagez sur :

A un mois de la Coupe du Monde de rugby qui aura lieu du 9 septembre au 23 octobre, la Nouvelle-Zélande se prépare à organiser l'évènement le plus important que le pays ait jamais connu. Les organisateurs se montrent optimistes, malgré un contexte économique difficile et... une polémique sur le prix des maillots.

A un mois de la Coupe du Monde de rugby qui aura lieu du 9 septembre au 23 octobre, la Nouvelle-Zélande se prépare à organiser l'évènement le plus important que le pays ait connu. Les organisateurs se montrent optimistes malgré un contexte économique difficile et... une polémique sur le prix des maillots. La Nouvelle-Zélande s'apprête à organiser un évènement historique pour le pays avec la Coupe du Monde de rugby (9 sept.-23 oct.), dont son équipe nationale fait plus que jamais figure d'immense favori. Samedi dernier, les All Blacks ont largement dominé dans le cadre du Tri Nations leurs voisins australiens (30-14). Si sur le terrain, la Nouvelle-Zélande semble donc être prête, l'enthousiasme de la population, malgré l'optimisme des organisateurs, à l'idée d'accueillir l'évènement semble moins évident. Selon un sondage de l'institut de recherche UMR, publié début août, seulement 37% des sondés se réjouissent de cette organisation. Un désamour qui trouverait son explication dans les tremblements de terre qu'a connus ces derniers mois la province de Canterbury, où la Coupe du Monde n'est pas la préoccupation première des habitants et où sept matchs ont été déprogrammés. 95 000 supporters étrangers sont attendus Alors que les stades ont été achevés ce week-end avec l'inauguration de l'Eden Park rénové, à Auckland ce samedi lors de la réception de l'Australie, la principale question réside dans la capacité d'accueil de la Nouvelle-Zélande. Martin Snedden, le président du comité organisateur, a déclaré que près de 95 000 supporteurs étrangers devraient arriver sur le sol néo-zélandais, dont 10 000 français. Ce chiffre est énorme pour la petite au long nuage blanc, qui comptabilise une population d'un peu plus de 4 millions d'habitants. Un véritable défi, mais qui n'inquiète pas le comité organisateur. Si le pays et sa population attendent encore de s'enflammer pour de bon, c'est la polémique sur le prix des nouveaux maillots des All Blacks, qui est au centre de l'attention. Adidas, équipementier de la sélection nationale, a fixé le prix des maillots à 125 euros en Nouvelle-Zélande, alors que le prix de ces mêmes tuniques en Europe et aux Etats-Unis s'élève à... 70 euros, soit moitié moins. La polémique a atteint la sphère politique sur place, au point d'obliger John Key, le premier ministre néo-zélandais, a demandé que la marque aux trois bandes n'exploite pas ses compatriotes. Une affaire d'état, preuve qu'au pays du rugby, cette Coupe du monde n'aura jamais été autant chez elle.