La MMArena fait sa révolution

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La MMArena fait sa révolution
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Le 29 janvier 2011 devrait être une date historique du côté du Mans. Les Manceaux devraient quitter Léon-Bollée pour accueillir Ajaccio dans leur nouvel antre, la MMArena. D'une capacité de 25 000 places, l'enceinte deviendra le premier stade français « nouvelle génération ». L'Arena 92, dont la construction est prévue à Nanterre dans les prochaines années, lui emboitera le pas.

Le 29 janvier 2011 devrait être une date historique du côté du Mans. Les Manceaux devraient quitter Léon-Bollée pour accueillir Ajaccio dans leur nouvel antre, la MMArena. D'une capacité de 25 000 places, l'enceinte deviendra le premier stade français « nouvelle génération ». L'Arena 92, dont la construction est prévue à Nanterre dans les prochaines années, lui emboitera le pas. Bye bye Léon-Bollée ! Après cinq ans de négociations, de discussions et de travaux, Le Mans FC, actuel leader de Ligue 2, devrait pouvoir évoluer dans son nouveau stade, la MMArena, dès janvier prochain. Pour son baptême, le club sarthois accueillera Ajaccio le 29 du mois. "Officieusement", a toutefois rappelé Alexandre Bazire, directeur marketing du club, lors d'une conférence, affirmant par ailleurs que "cinq ans, à l'échelle de la France, c'est relativement court". Alors qu'à Nice, le projet de Grand Stade est resté au point mort pendant huit ans, avant d'être reboosté par l'obtention par la France de l'Euro 2016 ; et qu'à Lille, les Dogues doivent encore se contenter du piètre terrain de Villeneuve d'Ascq, Alexandre Bazire, bénéficiant de "contextes politiques, économiques et sportifs favorables", estime avoir eu "la chance d'être sur le bon agenda". D'une capacité de 25 000 places, la MMArena, dont le nom fait référence à la compagnie d'assurance, deviendra le premier complexe sportif français à utiliser le naming, pratique sponsoring déjà très répandue dans les grands championnats européens, en Allemagne notamment. Compatible avec la situation sportive ? Effet papelitos (sièges de différentes couleurs pour un effet d'optique), écrans géants, salles de réception avoisinant les 600 m², projet de construction d'un centre de loisirs et d'hôtels à proximité, services de boissons en tribunes, Le Mans, misant sur l'aménagement et l'équipement technologique, a mis les petits plats dans les grands. Mais si la MMArena a convaincu les collectivités locales et les investisseurs, beaucoup s'interrogent sur la viabilité du projet compte tenu de la situation sportive du club sarthois, relégué la saison passée. Le directeur marketing manceau s'est employé à rassurer les sceptiques. "Quand on construit un projet de cette dimension, ce n'est pas pour rester en Ligue 2 ! Mais nous ne maîtrisons pas l'aléa sportif. Si nous ne parvenons pas à remonter, certes, la situation financière sera plus difficile à gérer. Mais ce stade ne deviendra jamais une contrainte pour le club, puisque nous avons pris en compte cet aléa sportif dans l'élaboration du projet". Et d'ajouter: "Nous voulons bâtir un grand club, pas forcément une grande équipe ! Ce n'est pas parce qu'on aura un stade magnifique qu'on pourra s'offrir le meilleur joueur du monde ! Il ne faut pas rêver !" Le Mans, la tête dans les étoiles, les pieds sur terre. Nanterre, première pelouse synthétique du rugby français Alors qu'en 1992, la proposition de Charles Pasqua d'ériger le futur Stade de France -finalement construit à Saint-Denis- à Nanterre, avait été rejetée, la ville des Hauts de Seine devrait se doter d'un grand stade dans les années à venir, notamment en vue de l'Euro de football. Baptisée l'Arena 92, l'enceinte, très inspirée par l'Allianz Arena, accueillera les rencontres du Racing Metro 92, plus vieux club de l'élite française. Mais la principale volonté des élaborateurs résidant dans la construction d'un stade "modulable, flexible et adaptable", l'Arena 92 présentera de nombreux visages, pouvant basculer en quelques heures du mode "stade" (30 000 places) au mode "concert" (5000 à 40 000 places), grâce à son toit amovible et à ses tribunes rétractables. A l'instar du Moustoir (Lorient) et de Marcel-Picot (Nancy) en Ligue 1, l'Arena 92 sera le premier stade de rugby français -à moins que d'autres ne le devance entre temps- à proposer une pelouse synthétique. "Le monde du rugby s'interroge. Mais l'IRB a validé cette surface et c'est cette instance qui donne le ton. Aujourd'hui, la nouvelle génération est habituée au synthétique et beaucoup d'équipes professionnelles s'entraînent sur cette surface. Comme l'équipe de France à Marcoussis, par exemple, rassure Simonin. Le monde du rugby doit l'accepter pour s'ouvrir sur le monde et se développer". Si MMA ne verse que 3 millions d'euros au Mans FC pour la MMArena, Simonin et ses collaborateurs espèrent dégoter pour l'Arena 92 un sponsor beaucoup plus lucratif. A la hauteur de leurs ambitions.