La menace d'une grève

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La menace d'une grève
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Les cadences infernales du circuit ATP ont des répercussions sur les organismes des joueurs. La dernière en date, la blessure au dos de Novak Djokovic, qui pourrait renoncer à la tournée asiatique. Face à ce problème, certaines voix s'élèvent, comme celle d'Andy Murray, qui a évoqué la menace d'une grève. Rafael Nadal et Roger Federer appuient également pour un allègement du calendrier.

Les cadences infernales du circuit ATP ont des répercussions sur les organismes des joueurs. La dernière en date, la blessure au dos de Novak Djokovic, qui pourrait renoncer à la tournée asiatique. Face à ce problème, certaines voix s'élèvent, comme celle d'Andy Murray, qui a évoqué la menace d'une grève. Rafael Nadal et Roger Federer appuient également pour un allègement du calendrier. Blessé au dos et contraint d'abandonner dimanche contre Juan Martin Del Potro en demi-finales de la Coupe Davis, Novak Djokovic pourrait manquer toute la tournée asiatique. C'est ce que le n°1 mondial a laissé entendre dans la presse serbe, après avoir passé des examens. "Il s'agit d'une rupture partielle d'un muscle qui demande du repos. Il est difficile de prévoir combien de temps cette pause devra durer après un seul examen, nous déterminerons cela dans les jours à venir, a précisé le vainqueur de l'US Open dans les colonnes du quotidien Sportske Novosti. Ce qui est sûr, c'est que je ne mettrai pas en péril ma santé pour participer à un ou deux tournois." Djokovic pourrait donc renoncer au Masters 1000 de Shanghai (du 10 au 16 octobre). Ce coup dur pour le Serbe est symptomatique de la cadence infernale imposée aux joueurs tout au long de la saison. Rafael Nadal et Roger Federer avaient déjà pointé du doigt le calendrier trop chargé, l'Espagnol en avait d'ailleurs rajouté une couche le week-end dernier, avant la demi-finale Espagne-France qu'il a dû disputer quatre jours seulement après la finale de l'US Open. Andy Murray a également relayé le sentiment général des joueurs, en évoquant même la menace d'une grève. "Il y a clairement un risque de grève, a expliqué l'Ecossais dans un entretien accordé à la BBC. Je sais pour en avoir déjà parlé avec eux, que certains joueurs n'ont pas peur d'y recourir. Il faut espérer qu'on en n'arrivera pas là, mais les joueurs y songent." Tsonga: "Djokovic, Nadal ou Federer peuvent déclencher des choses à tout moment" Les instances dirigeantes comme l'ATP et l'ITF devraient certainement prêter une grande attention à la lassitude qu'expriment actuellement les meilleurs joueurs mondiaux. Les voix de Nadal, vice-président du conseil des joueurs auprès de l'ATP, et Federer pèsent forcément sur l'ensemble du circuit. "Que ce soit "Djoko", "Rafa" ou "Rodge", je crois que, s'ils en ont un peu ras-le-bol, ils peuvent déclencher des choses à tout moment, a ainsi souligné Jo-Wilfried Tsonga au micro d'Europe 1. C'est clair que si on pouvait jouer un tout petit peu moins, ce serait surtout agréable pour nos organismes." Murray espère une issue favorable et réclame déjà un allègement du calendrier: "Nous entamerons des discussions avec l'ATP et la Fédération internationale de tennis, pour voir si des compromis peuvent être trouvés. Si ce n'est pas possible, nous prendrons des dispositions. Nous voulons juste que certaines choses changent. Qu'il y ait un tout petit peu moins de tournois chaque année, soit deux à trois semaines de moins. Ce n'est pas déraisonnable." Des aménagements sont déjà programmés pour 2012: des plages de récupération seront introduites en cours de saison et le week-end de la finale de la Coupe Davis sera avancé de quinze jours pour permettre une véritable coupure entre les saisons. Mais les discussions ne font sans doute que commencer.