La Mannschaft veut faire le plein

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La Mannschaft veut faire le plein
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Qualifiée depuis le 2 septembre dernier pour l'Euro 2012 et sa démonstration face au voisin autrichien (6-2), l'Allemagne se déplace en Turquie vendredi soir sans aucune pression si ce n'est celle de poursuivre son sans faute dans ces éliminatoires. Leader du groupe A avec huit victoires en autant de matches, la Mannschaft ne veut pas lâcher de points à Istanbul, ni trois jours plus tard à domicile face à la Belgique.

Qualifiée depuis le 2 septembre dernier pour l'Euro 2012 et sa démonstration face au voisin autrichien (6-2), l'Allemagne se déplace en Turquie vendredi soir sans aucune pression si ce n'est celle de poursuivre son sans faute dans ces éliminatoires. Leader du groupe A avec huit victoires en autant de matches, la Mannschaft ne veut pas lâcher de points à Istanbul, ni trois jours plus tard à domicile face à la Belgique. Un parcours sans le moindre accroc. Finaliste de l'Euro 2008 et demi-finaliste de la dernière Coupe du monde, l'Allemagne a confirmé son statut de grande nation du football en réalisant un parcours sans faute jusque-là dans les éliminatoires de l'Euro 2012. Huit matches huit victoires. Si le groupe A apparaissait largement à sa portée avec la Turquie, l'Autriche et la Belgique comme principaux outsiders, une poule à laquelle il faut ajouter l'Azerbaïdjan et la Kazakhstan, la Mannschaft n'a laissé aucun chance à ses adversaires d'espérer lutter pour la première place. Vingt-huit buts marqués pour seulement cinq encaissés, les hommes de Joachim Löw ont impressionné par leur efficacité, à l'image de leur écrasant succès face à l'Autriche début septembre (6-2), qui leur a ouvert les portes de la phase finale organisée conjointement par la Pologne et l'Ukraine l'été prochain. Pas question toutefois de laisser filer les deux derniers matches. "Nous sommes déjà qualifiés et pouvons donc déjà nous concentrer sur la préparation à l'Euro, mais nous savons aussi que la Turquie et la Belgique (qu'ils affronteront coup sur coup) peuvent encore se qualifier (la Turquie est deuxième avec deux points d'avance). Mais nous voulons gagner ces matches", a confié au quotidien sportif Kicker le sélectionneur allemand, qui s'attend à une chaude ambiance vendredi soir dans la Turk Telecom Arena, le nouveau stade de Galatasaray qui peut contenir 50 000 spectateurs. D'autant plus que les hommes de Guus Hiddink auront à coeur de prendre leur revanche du match aller perdu 0-3 il y a un peu moins d'un an: "A Berlin, les Turcs n'ont pas montré leur vrai visage. C'est une équipe en pleine transition, qui possède de jeunes joueurs comme Arda Turan, qui ont encore besoin de plus d'expérience mais qui peuvent changer la physionomie d'un match", poursuit celui qui a occupé le banc de Fenerbahçe durant la saison 1998-99. Bien décidé à ne pas galvauder la rencontre, Löw a d'ailleurs prévu d'aligner son équipe-type vendredi soir dans l'ancien Ali Sami Yen, même si trois éléments majeurs pourraient manquer à l'appel: Miroslav Klose (contusion au genou), Mario Gomez (douleur aux adducteurs) et Mesut Özil (coup à la cheville). Pour certains, le meneur de jeu de la Mannschaft chercherait surtout à éviter l'enceinte surchauffée d'Istanbul, où le public, qui lui reproche de ne pas avoir choisi le pays d'origine de ses parents, devrait lui réserver un accueil pour le moins électrique. Fier de ses origines mais aussi de porter les couleurs de l'Allemagne, où il est né il y a 22 ans, le milieu de terrain du Real Madrid, buteur à l'aller dans la capitale allemande, en même temps que Klose, auteur d'un doublé, souhaiterait pourtant jouer à tout prix cette rencontre selon son sélectionneur. Ce dernier prendra-t-il le risque de l'aligner ? Réponse vendredi.