La Juve en patronne

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La Juve en patronne
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La Juventus Turin a repris la tête de la Serie A qu'elle avait abandonnée quelques heures durant à l'AC Milan, vainqueur plus tôt dans la journée sur le terrain de l'AS Rome (2-3). A l'occasion de cette 10e journée, les Bianconeri sont allés enfoncer un peu plus l'Inter Milan (1-2) dans la soirée, grâce à Mirko Vucinic et Claudio Marchisio. Défait à Catane (2-1), Naples rate le coche.

La Juventus Turin a repris la tête de la Serie A qu'elle avait abandonnée quelques heures durant à l'AC Milan, vainqueur plus tôt dans la journée sur le terrain de l'AS Rome (2-3). A l'occasion de cette 10e journée, les Bianconeri sont allés enfoncer un peu plus l'Inter Milan (1-2) dans la soirée, grâce à Mirko Vucinic et Claudio Marchisio. Défait à Catane (2-1), Naples rate le coche. L'AC Milan n'aura pas été en tête de la Serie A bien longtemps. Seulement quelques heures, le temps que la Juventus Turin s'impose chez le frère ennemi de l'Inter (1-2), lors de la suite de cette 10e journée. Une victoire qui n'a pas tardé à se dessiner, malgré une très bonne entame des Nerazzurri. Profitant de l'extrême faiblesse de la défense lombarde, Cristian Chivu et Yuto Nagatomo en tête, l'ancien Lillois Stefan Lichtsteiner centrait côté droit pour Alessandro Matri, qui butait sur Luca Castellazzi, le remplaçant de Julio Cesar, blessé dans la semaine. Mais le renard des surfaces Mirko Vucinic traînait par là et donnait l'avantage aux siens (12e). Un avantage que Matri aurait pu accentuer dans la minute suivante, s'il n'avait pas trop croisé son tir du gauche (13e). Sonnés par cette ouverture du score, les hommes de Claudio Ranieri, un ancien de la maison, reprenaient le dessus à l'approche de la demi-heure de jeu. Javier Zanetti lançait un premier avertissement (26e), à côté, avant que son alter ego sur le flanc droit, Maicon, n'expédie une frappe terrible en pleine lucarne de Gianluigi Buffon (28e). Là encore, l'Inter aurait pu rapidement enchaîner avec un deuxième but, si la transversale n'avait pas renvoyé la tête de Giampaolo Pazzini (32e). Castellazzi a fait de son mieux Cruel pour les locaux, d'autant que, dans la foulée, un une-deux entre Claudio Marchisio et Alessandro Matri mettait la défense intériste dans le vent, le milieu de terrain international n'ayant plus qu'à ajuster le portier adverse pour marquer (33e). Déjà double buteur face au rival de l'AC Milan, Marchisio aurait pu rééditer face à l'Inter si M. Rizzoli lui avait accordé le penalty qu'il était en droit de se voir accorder pour un tacle de Castellazzi (40e). Brillant face à l'Atalanta Bergame (1-1), dans la semaine, face à laquelle il a repoussé un penalty, le deuxième gardien lombard se montrait pourtant décisif, en renvoyant un tir de Mirko Vucinic à bout portant (60e), puis en déviant une frappe de l'ancien Manceau Marcelo Estigarribia (81e). Mais avec une telle défense, impossible pour les Nerazzurri, au bord de la zone des relégables, d'espérer rivaliser avec la Juve, qui remporte son premier derby d'Italia à Meazza depuis 2008. Mais surtout reprend seule la tête de la Serie A. Milan met un coup de tête à la Roma "Maintenant, la chose la plus importante, c'est de retrouver la tête", avait déclaré Massimiliano Allegri, le coach de l'AC Milan, dans La Gazzetta dello Sport après la victoire contre Parme (4-1), dans la semaine. Les Rossoneri l'ont retrouvée, provisoirement seulement, après leur succès sur le terrain de l'AS Rome (2-3), samedi, en ouverture de la 10e journée. Une première depuis six matches au Stadio Olimpico, qui a vu son lot de caboches. Celle de Zlatan Ibrahimovic, deux fois, qui prenait d'abord le meilleur sur Juan et reprenait un centre côté droit de l'ancien chouchou des lieux, Alberto Aquilani (17e), avant de récidiver sur une situation analogue (78e). Celle de Nicolas Burdisso, ensuite, qui propulsait un corner de l'ex-Lyonnais Miralem Pjanic (28e). Puis celle d'Alessandro Nesta, enfin, à la réception d'un corner de Robinho (30e). Mais les spectateurs présents dans l'enceinte de la capitale ont aussi vu des têtus, à l'image de Christian Abbiati, qui repoussait les tentatives de David Pizarro (34e), Nicolas Burdisso (58e), puis Pablo Osvaldo (72e). Des têtes à claques, à l'image de Kevin-Prince Boateng, expulsé par M. Damato juste après son remplacement pour propos injurieux (67e). Des têtes en l'air, comme Antonio Cassano, qui effaçait deux joueurs mais manquait sa frappe (77e) ou Antonio Nocerino, qui manquait la balle du 1-4 en ratant sa reprise à bout portant (86e). Ou encore des têtes de mules, à l'instar Bojan, qui réduisait l'écart en profitant d'un ballon relâché par Abbiati (87e) et faisait croire aux siens au match nul, jusqu'au bout des quatre minutes d'arrêts de jeu. En vain.