La journée des patrons

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La journée des patrons
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Après les victoires autoritaires de Gaël Monfils, contre Janko Tipsarevic (6-1, 7-6, 6-0), et Novak Djokovic, face à Gilles Simon (6-3, 6-1, 7-5), Serbes et Français sont à égalité (1-1) à l'issue de la première journée de la finale de la Coupe Davis. Les deux n°1 ont assuré avant le double décisif samedi et leur duel tant attendu dimanche. Le Saladier d'argent n'a pas choisi son camp.

Après les victoires autoritaires de Gaël Monfils, contre Janko Tipsarevic (6-1, 7-6, 6-0), et Novak Djokovic, face à Gilles Simon (6-3, 6-1, 7-5), Serbes et Français sont à égalité (1-1) à l'issue de la première journée de la finale de la Coupe Davis. Les deux n°1 ont assuré avant le double décisif samedi et leur duel tant attendu dimanche. Le Saladier d'argent n'a pas choisi son camp. 1-1, score logique entre la Serbie et la France à l'issue des deux premiers simples du vendredi. La Saladier d'argent, trophée remis au vainqueur de la Coupe Davis, est encore bien loin des mains serbes ou françaises, ce qui laisse augurer d'un week-end plein de suspense à Belgrade. Après la victoire convaincante de Gaël Monfils face à Janko Tipsarevic (6-1, 7-6, 6-0), Novak Djokovic a remis les deux équipes à égalité en disposant facilement de Gilles Simon (6-3, 6-1, 7-5). Les deux numéros uns n'ont donc pas failli dans leur mission de tracer la voie de leur équipe vers le succès. Si bien que leur affrontement dimanche, pour ouvrir la journée, vaudra son pesant d'or. Avant un éventuel cinquième match décisif. Pour la première fois dans cette campagne 2010, les Bleus ont perdu un match le vendredi, ce qui n'était pas arrivé contre l'Allemagne au premier tour (4-1), l'Espagne en quarts de finale (5-0) et l'Argentine en demies (5-0). Le double programmé samedi revêt désormais une importance capitale. Mais qui en doutait ? Depuis dix ans, seul un pays (l'Espagne en 2004) a réussi l'exploit de perdre le double avant de remporter la finale. Les deux compères Michaël Llodra et Arnaud Clément, de nouveau associés comme à leurs plus belles heures, connaissent la portée de la mission qui les attend contre Nenad Zimonjic, n°3 mondial de la spécialité, et Viktor Troicki, imprévisible talent, capable du meilleur comme du pire. Autre nouveauté pour le capitaine Guy Forget et ses troupes: disputer des rencontres à enjeux le dimanche. Cette saison, ils avaient pris la bonne habitude de plier tout ça dès le samedi. Pour décrocher un dixième Saladier d'argent, les Français devront attendre au mieux le match des numéros uns entre Djokovic et Monfils. Celui des numéros deux devrait changer radicalement de visage. Les prestations décevantes de Tipsarevic et Simon pourraient bien inciter les deux capitaines à modifier leur composition d'équipe. Forget dispose de plusieurs options avec Llodra, Clément et éventuellement Gasquet, tandis qu'Obradovic devrait faire appel à Troicki. Dommage peut-être pour Simon, qui n'a jamais perdu contre Tipsarevic et Troicki... Simon trop tendre face à Djokovic "Quand tu joues un gars comme Djokovic, il faut jouer ton meilleur tennis", avait prédit le Niçois il y a quelques jours. Djokovic l'était, lui, à son meilleur niveau, poussé par les 16 000 spectateurs de la Beogradska Arena. Pas Simon, sans doute submergé par la pression. Pourtant, l'ancien n°6 mondial s'était engagé à proposer un combat intense à son adversaire. Ce rude combat du fond du court, filière de jeu dans laquelle le Français voulait embarquer le Serbe, avait lieu dans la première manche. Le temps de sept jeux seulement. Déjà marqué physiquement par les efforts, Simon craquait dans le fameux septième jeu, long de plus de treize minutes, à l'issue duquel Djokovic réalisait le premier break de la partie (4-3). L'une des clés de la rencontre: le service. Les deux joueurs sont de très bons relanceurs, la qualité de l'engagement allait donc être déterminante. Le n°3 mondial négociait bien mieux ce secteur avec 86% des points gagnés derrière sa première balle dans la manche inaugurale, contre 56% pour le Français. Un écart qui le propulsait logiquement vers le gain du premier set (6-3), avec un dernier jeu blanc sur le service du Niçois. Cette fin de manche avait plus de conséquences qu'il n'y paraissait dans la tête de Simon. Djokovic laissait de plus en plus son empreinte sur le match et sur le mental de son adversaire, dépassé dans les échanges. Absent dans la deuxième manche (6-1), Simon, malgré une petite rébellion en fin de match, ne trouvait pas de solution pour inverser une tendance écrite à l'avance (7-5). Celle de la journée des patrons.