La frayeur de Gasquet

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La frayeur de Gasquet
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Richard Gasquet est passé tout près de la défaite contre Florian Mayer, lors du premier simple du quart de finale de Coupe Davis entre l'Allemagne et la France. Mené deux manches à zéro, le n°2 français a sauvé sa peau dans la partie quand l'Allemand a servi pour le gain du match pour finalement s'imposer en cinq sets (4-6, 4-6, 7-5, 6-3, 6-3). A suivre Kohlschreiber-Monfils.

Richard Gasquet est passé tout près de la défaite contre Florian Mayer, lors du premier simple du quart de finale de Coupe Davis entre l'Allemagne et la France. Mené deux manches à zéro, le n°2 français a sauvé sa peau dans la partie quand l'Allemand a servi pour le gain du match pour finalement s'imposer en cinq sets (4-6, 4-6, 7-5, 6-3, 6-3). A suivre Kohlschreiber-Monfils. Le week-end allemand a failli très mal débuter pour l'équipe de France de Coupe Davis. En ouverture du quart de finale à Stuttgart, Richard Gasquet s'en est sorti en cinq manches face à Florian Mayer (4-6, 4-6, 7-5, 6-3, 6-3), alors que l'Allemand a servi pour le gain du match au troisième set. Cette victoire à l'arraché, contre un adversaire diminué par des crampes, va un peu rassurer le n°2 français, qui disputait son premier simple à enjeu depuis 2008. Elle évite également de mettre les Bleus sous pression alors qu'ils étaient annoncés comme les grands favoris. Guy Forget, le capitaine tricolore, se méfiait des Allemands, imprévisibles devant leur public. Et il avait raison. Le jeu atypique de Mayer, aux variations incessantes, a longtemps annihilé tous les coups forts de Gasquet, notamment son revers. Privé de percussion et surtout de solution durant près de trois manches, le Biterrois ne trouvait pas les ressources mentales pour inverser le sort de la rencontre. Quand il en avait la possibilité, avec un break d'avance dans chaque manche, il ne réussissait pas à enfoncer le clou, au point de relancer bien involontairement Mayer. Les scenarii des deux premiers sets se ressemblaient d'ailleurs presque trait pour trait. Gasquet breakait le premier, à chaque fois facilement, mais ne profitait pas de cet avantage au tableau d'affichage pour s'envoler, bien au contraire. Sur la défensive, comme s'il attendait la faute adverse, il se faisait alors planter loin de sa ligne de fond de court par les chips de revers de Mayer, avant une frappe à plat de l'autre côté ou une montée au filet à contretemps. Simple et efficace. Diminué par des crampes, Mayer résiste comme il peut Il est vrai que jouer Mayer n'a rien d'un cadeau. Pas très connu, l'Allemand pointe tout de même à la 20e place mondiale, pas forcément le fruit de ses résultats en Grand Chelem (à part un quart à Wimbledon en 2004 qui l'a révélé, il n'a jamais dépassé le troisième tour), plutôt de son intense activité tout au long de l'année. Son tennis à l'ancienne pose des problèmes. Il a d'ailleurs pris un set à Tomas Berdych à Miami et un autre à Andy Murray à Rome. Mais il a touché ses limites physiques, et sans doute mentales, sur la terre battue de Stuttgart. Tremblotant au moment de conclure la partie sur son service à 5-4 dans le troisième set, Mayer était pris de crampes à l'entame de la quatrième manche. Du pain béni pour Gasquet, revenu à deux sets à un (4-6, 4-6, 7-5), même si affronter un joueur blessé n'a rien d'une partie de plaisir (demandez à Montanes, qui n'est sans doute pas encore remis de sa défaite en huitièmes de Roland-Garros contre un Fognini sur une jambe). Le Français venait tout de même de trouver son salut, avec le concours de son adversaire, soigné et massé à chaque changement de côté. Diminué, Mayer restait sur le court, au courage, espérant un coup de pouce du destin. Mais ses difficultés dans les déplacements ne laissaient pas beaucoup de place au suspense. Celui-ci prenait fin sur un dernier retour de revers croisé sur la balle de match. Le scénario de la rencontre ressemble en tout cas à s'y méprendre à l'histoire de Gasquet en Coupe Davis, entre promesses, désamour et retour en grâce.