La France verra le Brésil

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La France verra le Brésil
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Victorieuse de neuf buts le week-end dernier à Pau à l'aller (28-19), l'équipe de France a logiquement décroché son billet pour le Mondial 2011 (3-19 décembre) en s'imposant sans trembler dimanche en Slovénie (20-28). Vice-championnes du monde en titre, les filles d'Olivier Krumbholz devront encore progresser en attaque pour espérer viser haut au Brésil.

Victorieuse de neuf buts le week-end dernier à Pau à l'aller (28-19), l'équipe de France a logiquement décroché son billet pour le Mondial 2011 (3-19 décembre) en s'imposant sans trembler dimanche en Slovénie (20-28). Vice-championnes du monde en titre, les filles d'Olivier Krumbholz devront encore progresser en attaque pour espérer viser haut au Brésil. Grognon à l'issue du match aller dimanche dernier à Paul - malgré la large victoire de ses joueuses (28-19) - avant de revoir son jugement, Olivier Krumbholz a savouré sans exubérance déplacée la qualification de son équipe pour le Mondial au Brésil (3-19 décembre). La force de l'habitude pour l'entraîneur de l'année 2010, à la tête d'une équipe de France qu'il qualifie pour la huitième fois de rang pour le rendez-vous mondial depuis sa prise de fonction en 1998. La sagesse d'un perfectionniste, trop conscient de la différence de niveau entre les Bleues et la Slovénie pour y voir quelconque promesse pour l'avenir. Déjà victorieuses de neuf buts à l'aller, Paule Baudouin et ses coéquipières ont justifié leur rang dimanche en Slovénie, dans la très belle et assourdissante - faute d'isolation sonore - enceinte de Ljubljana d'une capacité de 12 000 places. Toujours aussi agressive en défense, les Bleues ont rapidement fait la différence (7e, 2-6), sans faire cependant grosse impression sur attaques placées, la Slovénie faisant jeu égal avec la France entre la 10e et la 20e minute (4-4) pour revenir à trois buts à cinq minutes de la pause (25e, 8-11). Un dernier coup de rein, notamment en défense, permet toutefois à la France d'atteindre la pause avec six longueurs d'avance (10-16). Au retour des vestiaires, les filles d'Olivier Krumbholz accélère pour mener de dix buts (11-21), un écart qui sera sensiblement le même à la sirène (20-28), malgré un nouveau trou d'air entre la 37e et 43e minute. S'il ne s'en formalise pas, conséquence logique d'un travail en profondeur initié en attaque depuis deux semaines, l'entraîneur national sait que ce manque de liant, symbolisé par ces sautes de performance dans la durée, pourrait être préjudiciable en décembre au Brésil. « Dans le jeu en lui-même, je pense qu'on ne peut pas être totalement efficaces aujourd'hui alors que ça fait deux semaines que l'on travaille sur ces situations. Pour qu'une situation soit opérationnelle, il faut quasiment 18 mois de travail », disait-il à la veille du match retour. Ce dernier a six mois pour régler la machine tricolore qui sera fixée le 2 juillet sur ses adversaires en phase de poules, à choisir entre le Brésil (pays hôte), la Russie (tenante du titre), le Kazakhstan (champion d'Asie), la Corée du Sud, le Japon, la Chine, l'Angola (champion d'Afrique), le Congo, la Tunisie, la Norvège (championne d'Europe), la Suède, la Roumanie, l'Australie, les Pays-Bas, le Monténégro, l'Espagne, la Croatie, l'Islande, le Danemark ou enfin l'Allemagne.