La Fifa n'avait pas le choix

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La Fifa n'avait pas le choix
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Soupçonnés de corruption, Reynald Tamarii, représentant de l'Océanie, et Amos Amadu (Afrique) ont été suspendus à titre provisoire, a déclaré mercredi Jerome Valcke, le secrétaire général de la Fifa. Ces deux membres du comité exécutif de la Fifa auraient été compromis, d'après une enquête de journalistes, dans le cadre de la désignation des pays organisateurs des Coupes du monde 2018 et 2022.

Soupçonnés de corruption, Reynald Tamarii, représentant de l'Océanie, et Amos Amadu (Afrique) ont été suspendus à titre provisoire, a déclaré mercredi Jerome Valcke, le secrétaire général de la Fifa. Ces deux membres du comité exécutif de la Fifa auraient été compromis, d'après une enquête de journalistes, dans le cadre de la désignation des pays organisateurs des Coupes du monde 2018 et 2022. Il fallait agir. En attendant que toute la lumière éclaire ce dossier plein de soupçons de corruption, la Fifa a choisi de ne pas tarder pour prendre ses responsabilités afin d'éviter que l'affaire ne s'envenime, avec le risque d'écorcher un peu plus l'image de la plus puissante des fédérations sportives du monde. Reynald Tamarii, représentant de l'Océanie, et Amos Amadu, son homologue africain, ont donc été suspendus à titre provisoire, a annoncé mercredi à Zurich Jerome Valcke, le secrétaire général de la Fifa lors d'une conférence de presse. "Aujourd'hui est un jour triste pour le football et la Fifa", a confirmé Claude Sulser, le président du Comité d'éthique. "La décision de suspendre provisoirement ces officiels est pleinement justifiée et ne pourrait être remise en question. Toutes les conditions étaient réunies pour faire ce choix et nous avons jugé que c'était crucial pour préserver l'intégrité de la désignation des pays organisateurs des Coupes du monde 2018 et 2022" "Croyez-nous, la confiance sera rétablie" Sulser a également révélé que quatre autres officiels - tous ex-membres du comité exécutif - avaient été suspendus car "en relation avec les manquements supposés des membres du comité envers les statuts de la Fifa, le code éthique de la Fifa et le code disciplinaire de la Fifa liés au processus de candidature pour les Coupes du monde 2012 et 2018". Il s'agit de Slim Aloulou (Tunisie), Amadou Diakite (Mali), Ahongalu Fusimalohi (Tonga) et Ismael Bhamjee (Botswana). L'enquête révélée par le Sunday Times, lire Corruption à la Fifa ?, était visiblement à prendre très au sérieux. Les 24 membres du comité exécutif de la Fifa décerneront le 2 décembre prochain, l'organisation des Mondiaux 2018 et 2022. L'Angleterre et la Russie sont en compétition avec les candidatures conjointes du Portugal et de l'Espagne d'un côté, de la Belgique et des Pays-Bas de l'autre concernant l'épreuve de 2018. Les prétendants pour la Coupe du monde 2022 sont les Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud, le Qatar et l'Australie. Si les membres du comité exécutif, qui en compte 24, ne peuvent pas être virés par la Fifa car ils sont les élus de leur fédération nationale, les codes éthiques prévoient que ceux reconnus coupables de graves manquements ne doivent plus être éligibles à la fin de leur mandat. "C'est un triste jour pour le football. Croyez-nous, la confiance sera rétablie", a toutefois commenté Sepp Blatter, le président de la Fifa. Mais le coup de semonce est tout de même d'une rare importance.