La FIA clémente avec Ferrari

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La FIA clémente avec Ferrari
@ Reuters
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F1 - L'écurie italienne n'a écopé que d'une amende pour l'affaire des consignes.

F1 - L'écurie italienne n'a écopé que d'une amende pour l'affaire des consignes. Une vraie consigne mais pas plus de sanction que l'amende de 100 000 dollars infligée dès la fin du Grand Prix d'Allemagne par les commissaires de course. Le Conseil mondial n'a pas eu la main lourde à l'encontre de Ferrari, ce mercredi à Paris. L'écurie italienne devait répondre du délit de consigne de course lors du Grand Prix d'Allemagne sur le circuit de Hockenheim en juillet dernier. Felipe Massa pointait en effet en tête de la course juste devant un Fernando Alonso coincé derrière lui mais, selon son équipe plus rapide. La consigne est tombée par le biais d'un message radio laconique mais lourd de sens. "Fernando est plus rapide que toi, as-tu bien compris", avait entendu le pilote brésilien alors contraint de céder les commandes de la course sans se battre à l'Espagnol mieux placé que lui dans l'optique de la lutte pour le titre de champion du monde. Une consigne de course interdite mais comprise par l'ensemble du paddock. Si on était loin du scandale du Grand Prix d'Autriche (avec Ferrari déjà pour une consigne qui avait contraint Rubens Barrichello à freiner pour laisser passer Michael Schumacher), il y avait tout de même matière à sanction. Arrêter l'hypocrisie Les plus pessimistes attendaient le retrait de la victoire à un Fernando Alonso qui aurait alors perdu toute chance de remporter le titre mondial, une sanction avec sursis aurait également pu être prononcée mais le Conseil mondial a finalement décidé de se contenter d'une amende et ainsi de ne pas influer sur le cours du championnat du monde. Plus globalement, cette absence de sanction va dans le sens de plusieurs voix qui s'élèvent pour arrêter l'hypocrisie des consignes de course. L'idée serait donc de revenir, à terme, sur ce point du règlement. Entre les enjeux financiers énormes mis en avant par certains et la réalité de l'enjeu sportif, le choix est donc fait. L'idée peut-être naïve que l'on peut se faire d'une course de Formule 1 n'a pas pesé bien lourd. Le numéro un d'une écurie n'a donc jamais aussi bien porté son nom.