La bataille de Silverstone

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La bataille de Silverstone
@ Reuters
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F1 - Le championnat reprend son cours du côté de l'Angleterre.

F1 - Le championnat reprend son cours du côté de l'Angleterre. Pour Lewis Hamilton, "la sensation que procure une victoire au Grand Prix de Grande-Bretagne, notre Grand Prix national, est unique. C'est presque aussi bon que de gagner le championnat du monde." Jenson Button approuve : "C'est une course très spéciale pour nous. Pour la plupart des pilotes, les principaux objectifs sont de devenir champion du monde, de gagner Monaco - et j'ai atteint les deux - mais aussi de gagner son Grand Prix national." A écouter leur motivation, la bataille, jusqu'alors pacifique, entre le champion du monde 2008 et son successeur, séparés de six petits points en tête du classement pilotes, pourrait atteindre des sommets ce week-end à Silverstone où chacun des deux pilotes McLaren voudra marquer son territoire. En embuscade derrière le duo anglais, Sebastian Vettel, auteur d'une démonstration à Valence, et Mark Webber, victime lui d'une spectaculaire accident en Espagne, tireront-ils les marrons du feu ? A l'instar de Damon Hill, l'Australien est persuadé que la belle entente affichée jusqu'à présent par la paire Hamilton-Button finira par se fissurer. "Ce n'est pas facile d'avoir une relation amicale quand votre coéquipier est aussi un rival. Quand vous êtes devant et que vous vous battez pour la victoire, il y a une rivalité, même saine", a-t-il confié à la BBC, s'appuyant sur sa propre expérience au sein de l'écurie Red Bull. Reste à savoir qui de McLaren et de Red Bull aura l'avantage à Silverstone sur un tracé rallongé de 745 mètres et modifié sur sa portion finale, que ne connaissent pas encore les pilotes. "C'est la grande inconnue, reconnaît le champion du monde en titre. Mais apparemment ils ont gardé les virages historiques, ce qui est important. Cette piste n'a pas d'équivalent, et en plus avec cette nouvelle partie, cela va rendre la course encore plus amusante." Plus de dépassements ? D'autant que le tour sera certes plus long, d'une dizaine de secondes, mais aussi plus rapide pour les pilotes. "Nos simulations montrent que la vitesse moyenne sera un peu plus élevée, à 230 km/h au lieu des 227 km/h en 2009. Le pourcentage de pleine charge a augmenté, il est passé de 69% à 70%", explique Alain Permane, le chef ingénieur course de Renault. Lequel détaille les opportunités de dépassement, au nombre de deux: "Le virage 16 est la première, car la traînée en provenance du virage lent numéro 14 est faible, mais cela dépendra de la distance entre les voitures, si elles seront proches au virage 11 car le virage 12 sera pris à fond. On pourra prendre le virage 11 à fond lorsque la voiture sera légère mais il présentera un défi lorsque la monoplace sera chargée en essence." Son pilote n°1, Robert Kubica, qui s'est engagé jusqu'en 2012, est lui impatient d'en découdre sur l'un de ses circuits préférés: "Silverstone est un circuit excitant, un gros défi, notamment les six ou sept premiers virages qui sont juste fascinants à passer avec les F1 modernes. La plupart se prennent à fond, et dès que vous sortez d'un virage, vous entrez immédiatement dans un autre. C'est hallucinant la vitesse à laquelle vous les traversez. Bien sûr il y a une nouvelle portion, qui a l'air bien différente de la précédente et cahoteuse, mais Silverstone reste un endroit où tous les pilotes rêvent de piloter, parce qu'il montre 100% du potentiel des voitures dans ses virages rapides." Un tracé réputé, un match Mclaren-Red Bull doublé d'une bataille d'Angleterre entre Lewis Hamilton et Jenson Button, tout se prête à ce que le Grand Prix de Grande-Bretagne soit l'un des tournants de la saison. Au propre comme au figuré.