La 2e journée au banc d'essai

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La 2e journée au banc d'essai
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Après deux journées de Top 14, l'effet Coupe du monde, qui prive les grosses écuries de nombreux joueurs, se fait déjà ressentir. Alors que les Agenais en profitent en ce début de saison pour engranger de précieux points en vue du maintien, les Montpelliérains, loin de l'euphorie de la saison dernière, souffrent. Comme Philippe Saint-André à Toulon...

Après deux journées de Top 14, l'effet Coupe du monde, qui prive les grosses écuries de nombreux joueurs, se fait déjà ressentir. Alors que les Agenais en profitent en ce début de saison pour engranger de précieux points en vue du maintien, les Montpelliérains, loin de l'euphorie de la saison dernière, souffrent. Comme Philippe Saint-André à Toulon... DANS LE VESTIAIRE DU : SU Agen C'est la surprise de ce début de saison. A la lutte pour le maintien la saison dernière, le SUA pointe à la troisième place du Top 14 après deux journées. Qui l'eut cru alors que les hommes de Christophe Deylaud et Christian Lanta attaquaient la saison avec deux déplacements consécutifs ? Une semaine après avoir chipé la victoire à Brive dans les dernières secondes (19-20), les Agenais ont réussi la performance d'accrocher le BO sur sa pelouse samedi (6-6). Suffisant pour compter six points qui feront peut-être la différence en fin de saison à l'heure des comptes. Alors heureux les Agenais ? Même pas... "On a raté le coche", regrettait Lanta à la sortie du match, rapporte Sud Ouest. "C'est un peu plus deux points de perdus que deux points de gagnés", estimait de son côté le capitaine agenais, Adri Badenhorst. Malgré le manque de réussite de Valentin Courrent au pied (3 sur 5), tous avaient le sentiment d'avoir offert six points à une équipe basque décidemment lourdement handicapée par l'absence de ses internationaux, sollicités par la Coupe du monde. "Il ne faut pas se contenter de ces résultats. Il faudra des performances plus solides si on veut exister", prévenait Lanta qui se projetait déjà sur l'après-Mondial. Et ce dernier de conclure : "On a quelques regrets, on devient gourmand même si on s'est mis un joker et demi de côté avant la réception importante de Lyon." Voilà bien un premier match devant son public que le SUA ne devra pas rater. Au risque de regretter d'avoir gâché son bon début de saison... LE JOUEUR : Ricky Januarie (Lyon) On peut être champion du monde, compter une cinquantaine de sélections (47 exactement), et encore faire des erreurs de débutant. Le public de Gerland, théâtre de la dernière affiche de cette deuxième journée entre le LOU et le Stade Toulousain, se demande encore quelle mouche a bien pu piquer Ricky Januarie, la recrue star du promu lyonnais, à la demi-heure de jeu ? Alors qu'une bagarre venait d'éclater sur le bord de la touche, l'ancien demi de mêlée des Springboks n'a rien trouvé de mieux que d'envoyer un coup de pied à suivre dans les bras de... Yves Donguy, tout heureux de profiter de l'offrande pour filer à l'essai sur un boulevard. "Cet essai casquette change complètement la physionomie du match. A partir de là, on a été obligés de se découvrir, alors qu'on était dans le coup et qu'on pouvait accrocher les Toulousains jusqu'au bout", regrettait Raphaël Saint-André, l'entraîneur du LOU. Résultat, les Lyonnais passent pour la deuxième fois en deux matches à côté d'un point de bonus défensif qui leur tendait les bras. Au final, ça pourrait coûter cher. A moins que Januarie efface cette boulette et justifie à l'avenir l'investissement consenti sur sa personne par les dirigeants du LOU... LA PHRASE : "Tout le monde est humilié", d'Eric Béchu, le co-entraîneur de Montpellier. Qu'elle semble loin la finale de la saison dernière... Après deux journées de championnat, le compteur du MHR est toujours bloqué à zéro, la faute notamment à cette défaite concédée samedi à domicile face à Brive (12-28). "C'est le pire match de Montpellier depuis le début de la saison passée. On ne peut que constater les dégâts sur ce match. Il n'y a rien de bon", analysait à chaud Eric Béchu, rapportait L'Equipe dimanche. Et le co-entraîneur du MHR de rentrer dans le détail : "La conquête, la conservation, le jeu, la discipline, les fautes commises : tout est mauvais." La liste est longue et, si le MHR est privé à sa décharge de nombreux joueurs, l'urgence déjà palpable avec deux déplacements à venir contre le Stade Français et Perpignan. "On va voir comment rebondir. On voit les gens qui arrivent à réagir, à rebondir et ceux qui lâchent, commentait Béchu. Tout le monde est humilié. Avec un petit sentiment de honte. On partage tout avec les joueurs. On a partagé leur succès l'an passé, on partage leur détresse après ce match." LA STAT : De 0 à 260 000 euros Voilà la somme qu'entend demander Mourad Boudjellal, le président du RCT, à Philippe Saint-André comme indemnité de départ. S'estimant trahi par son manager, lequel devrait être libéré fin septembre pour préparer ses futures fonctions de sélectionneur du XV de France, le bouillant patron du club varois en veut pour son argent. Il ne demandera rien si son équipe est première lors de la passation de pouvoir. Par contre, ce sera 20 000 euros pour la deuxième place et ainsi de suite pour monter à 260 000 euros en cas de dernière place... Une manière comme une autre de mettre la pression sur PSA...