La 18e journée au banc d'essai

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La 18e journée au banc d'essai
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Le Tournoi, qui a mobilisé pas moins de 36 joueurs ce week-end, n'explique pas tout. Et surtout pas la manière dont les champions de France en titre clermontois ont chuté samedi à Montpellier lors de la 18e journée. Pour preuve, la victoire la veille du Stade Toulousain à La Rochelle grâce à la botte de Nicolas Bézy. Au Stade Français, Michael Cheika ne peste pas contre le calendrier mais contre les... journalistes.

Le Tournoi, qui a mobilisé pas moins de 36 joueurs ce week-end, n'explique pas tout. Et surtout pas la manière dont les champions de France en titre clermontois ont chuté samedi à Montpellier lors de la 18e journée. Pour preuve, la victoire la veille du Stade Toulousain à La Rochelle grâce à la botte de Nicolas Bézy. Au Stade Français, Michael Cheika ne peste pas contre le calendrier mais contre les... journalistes. DANS LE VESTIAIRE DE : Clermont Le doublon a bon dos pour Clermont, certes privé de six internationaux ce samedi, à l'occasion du déplacement à Montpellier, mais dont la nouvelle déroute (29-9), marquée par quatre essais concédés, a de quoi laisser une fois de plus perplexe. On avait gardé le souvenir des paroles sans concession d'un Julien Pierre déjà après un revers dans le derby du Centre à Brive - "On est des branleurs!" -, mais ce samedi, dans l'Hérault, le discours tenu par Alexandre Audebert, l'un des "historiques" de l'effectif, apparaissait plutôt en décalage: "On venait ici avec beaucoup d'humilité. Aujourd'hui (samedi), on est tombé sur une équipe bien en place. Il n'y a pas de doutes à avoir ; c'est un match où on reprend après dix jours de break. On ne se cherche pas d'excuses" Tout de même un peu... Et le troisième ligne de conclure: "Ça ne m'inquiète pas plus que ça." Avec 49 points à son compteur, l'ASM est pourtant dans une situation peu confortable. Certes, le Racing-Métro 92, dauphin du Stade Toulousain, n'a que quatre points d'avance, soit une victoire de différence. Mais de l'autre côté, Castres, huitième, ne compte que deux points de retard. Les champions de France en titre sont sur un fil. Toujours dans l'obligation de ne rien céder à domicile alors que Bayonne puis Toulon vont se présenter à Marcel-Michelin. Et bien inspirer d'aller décrocher, enfin, cette victoire à l'extérieur qui les fuie depuis leur succès inaugural à Bourgoin en août. Il ne reste que quatre occasions aux Auvergnats : à Castres, Agen, Paris ou... Toulouse. Il serait temps de s'inquiéter... LE JOUEUR : Nicolas Bézy Nicolas Bézy tient sa revanche. Une revanche sur lui-même. Malheureux début septembre à Montpellier, où il avait au bout du pied la transformation du hold-up après avoir remis lui-même ses coéquipiers à portée de victoire d'un essai de filou, le jeune demi d'ouverture toulousain (21 ans) a cette fois-ci conduit son équipe à la victoire. Entré en jeu en fin de match à la place de Nicolas Vergallo alors que les Rochelais tenaient en échec le leader toulousain (19-19), Bézy a lui-même obtenu une dernière pénalité dans les dernières secondes avant de la convertir, à plus de 40 mètres des perches adverses (22-19). Une entrée en jeu décisive saluée par le boss en personne, Guy Novès, ravi pour son jeune joueur. "Il le mérite", a-t-il déclaré sobrement. De quoi effacer le souvenir de Montpellier et voir devant. LA PHRASE : "Il y a beaucoup de choses qui sont écrites sur nous qui ne sont pas vraies", de Michael Cheika (Stade Français) au micro de RMC. Vainqueurs du Biarritz Olympique (31-18), les Parisiens sont revenus à quatre longueurs des Basques au classement, gardant espoir d'accrocher un ticket pour les phases finales. De quoi avoir le sourire... Michael Cheika, le manager libano-australien du Stade Français, était lui grognon. La faute aux journalistes, dans un discours proche de celui que tenait dernièrement Marc Lièvremont auquel il s'est récemment opposé sur le cas Bastareaud. "On est en face de gens qui ne veulent absolument pas qu'on réussisse. Il faut qu'on soit ensemble, contre eux, pour nos supporters et pour nous-mêmes", a-t-il déclaré, rapporte RMC. "Il y a beaucoup de choses qui sont écrites sur nous qui ne sont pas vraies. C'est triste, parce que j'ai eu de bons rapports personnels avec des journalistes. Mais ils ont écrit des choses sans me demander. Je comprends, c'est la vie. On travaille, sans trop parler. Peut-être sont-ils habitués à ce qu'on parle plus." LA STATISTIQUE : 36 Le nombre de joueurs absents ce week-end pour cause de Tournoi des Six Nations. Année de Coupe du monde oblige, Fédération française (FFR) et Ligue nationale (LNR) se sont résignées à accepter deux doublons, la 18e journée coïncidant avec Irlande-France, et la 21e avec le déplacement des Bleus en Italie. Une convention qui empêchera également les internationaux français, au nombre de 23, de postuler à la prochaine journée. Trois clubs sont les plus touchés, Toulouse, le Racing-Métro 92 et Biarritz, qui déploraient chacun sept absents, soit un de plus qu'à Clermont et au Stade Français.