L'Usap tient Hook

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L'Usap tient Hook
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Si les Perpignanais ignorent encore qui succèdera à Jacques Brunel sur le banc de l'Usap la saison prochaine, le club catalan tient en revanche son ouvreur de dimension internationale avec l'annonce ce mercredi de la signature de James Hook pour trois ans. Une arrivée qui met fin du même coup au fantasme d'un retour de Dan Carter au pied du Castillet.

Si les Perpignanais ignorent encore qui succèdera à Jacques Brunel sur le banc de l'Usap la saison prochaine, le club catalan tient en revanche son ouvreur de dimension internationale avec l'annonce ce mercredi de la signature de James Hook pour trois ans. Une arrivée qui met fin du même coup au fantasme d'un retour de Dan Carter au pied du Castillet. "Rien n'est signé avec lui, ni avec aucun autre joueur. De toute façon, le règlement interdit de signer tout pré-contrat avant le 1er février". Très légaliste, Paul Goze, le président perpignanais, s'est donc fait couper l'herbe sous le pied par James Hook qui, ce mercredi, depuis le Pays de Galles, a mis fin à un feuilleton vieux de près d'un an (voir: Usap: Hook dans les petits papiers ?) en officialisant lui-même sa signature avec l'Usap pour les trois prochaines saisons. Jusqu'à présent toujours campé sur les mêmes positions en matière de recrutement, opposant toujours une fin de non recevoir aux rumeurs faisant état de l'arrivée notamment d'un joker médical au poste d'ouvreur, Goze avait en octobre dernier enfin reconnu l'existence de contacts avancés avec le trois-quarts international gallois, James Hook (voir: Contacts officialisés avec Hook). Depuis ce mercredi, l'affaire est entendue. Hook: "Ils ne tarissaient pas d'éloges sur le fait de jouer en France..." Lors d'une conférence de presse, Hook (25 ans ; 1,83m, 92 kg), capable d'évoluer à l'ouverture comme au centre, également très bon buteur, sélectionné à 47 reprises depuis 2006 avec le XV du Poireau, au sein duquel il disputa la Coupe du monde 2007 et remporta le Grand Chelem en 2008, également appelé avec les Lions britanniques et irlandais, a officialisé une nouvelle devenue bien encombrante, notamment pour la fédération galloise, qui aura tout mis en oeuvre pour retenir au pays l'un des meilleurs joueurs de sa génération. A l'image notamment de sa province des Ospreys, prête à lui proposer un contrat comme jamais aucun joueur gallois n'a pu en bénéficier. En vain... A l'automne dernier, Warren Gatland, fort de son nouveau contrat longue durée à la tête du Pays de Galles, mettait d'ailleurs en garde le joueur des Ospreys contre l'idée d'un exil à l'étranger, qui aurait pu lui fermer les portes du XV du Poireau. "Nous avons mis en place des contrats avec nos clubs, qui nous assurent des périodes de libération pour nos joueurs, soulignait le sélectionneur gallois sur la BBC. Ce ne serait pas juste par rapport à ceux qui restent au pays. S'il part outre-Manche, il faudra s'assurer qu'il soit libre quand le pays de Galles aura besoin de lui. Il devra faire attention à cela. Ce sera très compliqué". Un avertissement qui n'aura pas suffi à dissuader Hook, désireux d'évoluer à l'ouverture au plus haut niveau - un poste qui lui était barré chez les Ospreys -, de revenir sur une décision que l'homme de Neath avait le souci de rendre publique avant le coup d'envoi du Tournoi. D'autant que si le futur ex-joueur des Ospreys débarquera en Catalogne courant juillet, il a en revanche l'assurance d'être libéré pour toute la durée de la préparation du Pays de Galles pour la prochaine Coupe du monde, ainsi évidemment que pour le tournoi en Nouvelle-Zélande. Mais comme certains Anglais du Top 14, Hook n'a en revanche aucune garantie quant à sa disponibilité pour les stages d'entraînement de sa sélection placés en dehors des fenêtres internationales autorisées par l'IRB. Un risque assumé par l'intéressé qui, renseigné par son compatriote Stephen Jones, qui l'a précédé en France sous les couleurs de Clermont, ainsi que par le deuxième ligne écossais, Nathan Hines, passé par l'Usap, a choisi de franchir le pas. "Ils ne tarissaient pas d'éloges sur le fait de jouer en France. Cela a pesé dans la balance. Je veux faire l'expérience de découvrir le rugby français tant que j'en ai l'opportunité, a-t-il notamment déclaré sur la BBC. C'est une décision importante qui n'implique pas ma seule personne. Il y a aussi ma fiancée Kim et mon petit garçon Harrison. C'est surtout une décision liée au rugby", a expliqué Hook sur le site de la Ligue Celte, qu'il remporta avec les Ospreys en 2008. "J'aime jouer sur des terrains secs et le temps là-bas bénéficiera à mon jeu. Au final, les aspects positifs l'ont emporté sur les négatifs." Le rugby, mais pas seulement, lui qui pourrait toucher, à en croire les médias d'outre Manche, plus d'un million de livres, soit environ 400 000 euros par an sous le maillot sang et or pour devenir le joueur gallois le mieux payé.