L'Usap rate un virage

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L'Usap rate un virage
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Après deux finales de Top 14, Perpignan est passé cette année à côté de son sujet, exclu des phases finales du championnat dès la saison régulière et donc à ce titre privé la saison prochaine de Coupe d'Europe. Une H Cup qui après avoir enchanté le public catalan jusqu'à Barcelone et en demi-finales se disputera pour la première fois sans l'Usap depuis dix ans. L'heure est à la relance...

Après deux finales de Top 14, Perpignan est passé cette année à côté de son sujet, exclu des phases finales du championnat dès la saison régulière et donc à ce titre privé la saison prochaine de Coupe d'Europe. Une H Cup qui après avoir enchanté le public catalan jusqu'à Barcelone et en demi-finales se disputera pour la première fois sans l'Usap depuis dix ans. L'heure est à la relance... Tous les châteaux en Espagne de l'Usap, enfin concrétisés cette année avec l'organisation d'un inédit et brûlant quart de finale de Coupe d'Europe à Barcelone, ne suffiront pas à faire oublier l'évident constat d'échec, qui vient signer la saison des Perpignanais. Achevé en demi-finales face aux Anglais de Northampton, le parcours européen des sang et or, aussi brillant fut-il, ne pèse que de peu de poids au regard de la défaillance enregistrée sur le front du championnat. Neuvièmes de la saison régulière, Nicolas Mas et ses partenaires, après deux finales de Top 14 consécutives, dont une victorieuse, n'ont même pas eu droit de cité en phases finales. La faute à d'inhabituels revers dans l'antre d'ordinaire inviolable d'Aimé-Gial (face à Montpellier et face à Toulon, ndlr), que Brunel et ses hommes auront traîné tout au long de la saison comme des boulets... au même titre que leurs bilans médicaux, toujours aussi catastrophiques d'année en année. Et la course-poursuite engagée dans la dernière ligne droite cette fois a échoué ; pour la première fois depuis trois ans, c'est à la télé que les Catalans ont suivi la finale. Un rôle de téléspectateur qu'il leur faudra assumer aussi la saison prochaine en Coupe d'Europe. Chage à Jacques Delmas, successeur de Brunel en tant que manager général de l'Usap, de remettre cette machine de guerre au potentiel indéniable sur les bons rails. Et de prouver qu' l'incident n'était que de parcours... L'oeil de Yann DELAIGUE: "Cette année, ça n'est pas passé pour l'Usap dans ce Top 14 de plus en plus compétitif. Perpignan a encore eu beaucoup de blessés cette année, il y a peut-être d'ailleurs des questions à se poser... On dit tout le temps que les Catalans s'en sortent bien malgré ces blessures, mais cette année, ça n'a pas suffi. Le club a réalisé un beau parcours en Coupe d'Europe, achevé face à une très grosse équipe de Northampton, mais où il a aussi laissé pas mal de plumes sans doute. C'est vrai aussi qu'après deux finales de Top 14, il y a sans doute un contrecoup légitime, un coup d'arrêt pour mieux repartir..." Le "prono" de DELAIGUE: "Il est certain qu'il faut continuer à compter avec cette très belle équipe, animée par de vraies valeurs, un club qui se nourrit beaucoup de sa formation. Avec Jacques Delmas, qui arrive aux commandes de l'équipe, c'est un autre homme d'expérience qui remplace Brunel. Je ne vois pas pourquoi ça ne marcherait pas... C'est quelqu'un qui a les compétences, qui connaît le rugby et les joueurs, en l'occurrence de bons joueurs et surtout quelques leaders identifiés sur lesquels il va pouvoir s'appuyer." JEUDI: Les bilans de TOULON et BAYONNE