L'OM s'en contente encore

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L'OM s'en contente encore
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Vainqueur, comme face à Nancy trois jours plus tôt, du MSK Zilina sur la plus petite des marges (1-0), l'Olympique de Marseille a préservé ses chances de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais c'est à peu près tout. Les Olympiens étaient tout sauf euphoriques mardi soir. Dans le jeu, l'OM se cherche encore. Et tente de construire sur des victoires.

Vainqueur, comme face à Nancy trois jours plus tôt, du MSK Zilina sur la plus petite des marges (1-0), l'Olympique de Marseille a préservé ses chances de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais c'est à peu près tout. Les Olympiens étaient tout sauf euphoriques mardi soir. Dans le jeu, l'OM se cherche encore. Et tente de construire sur des victoires. Dans un contexte à peu près similaire, il y a un an, l'OM avait ratatiné le FC Zurich au Vélodorome (6-1), et s'était pris à rêver d'un exploit à Milan ou contre le Real pour décrocher son ticket pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Moins de douze mois plus tard, les désormais champions de France ont moins fière allure. Certes, l'OM a battu Zilina et poursuit son énième opération survie dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Mais pour la manière, on repassera. Difficile de ne pas rapprocher ce succès de celui acquis dans la douleur sur le même score (1-0), et dans des conditions arbitrales pour le moins discutables (1) face à Nancy le week-end dernier en championnat. "L'essentiel, c'est le résultat", concède Didier Deschamps, loin de verser dans un optimisme exacerbé. "Dans le jeu, c'était meilleur que contre Nancy, mais on est capable de mieux. Par davantage de maîtrise et moins de déchet technique." Le mal est pointé. Il est sensible à plusieurs étages. Au milieu, l'OM peine et s'en remet comme bien souvent aux coups de pieds arrêtés d'un Lucho loin d'être étincelant mais toujours décisif. "En ce moment on a du mal à marquer sur des actions construites. C'est comme ça. On fait avec", soupire Valbuena. Pourtant les Phocéens ne manquent pas de munitions (17 tirs mardi soir), mais les attaquants marseillais sont toujours à la recherche d'un but en Ligue des champions depuis le match face Zurich l'an passé. "On frappe énormément au but, même si on ne cadre pas beaucoup. C'est du déchet technique aussi", se lamente Deschamps. Deschamps: "Ayew a été bon" Le Vélodrome, lui, a désigné ses coupables. Brandao et Gignac, sortis sous les sifflets (comme tous leurs coéquipiers au coup de sifflet final), sont en première ligne. Mais plutôt que de retoucher son attaque, au sein de laquelle Gignac, vu le montant de son transfert, et Valbuena, par ses performances, restent encore incontournables, Deschamps avait choisi de modifier son milieu de terrain. S'il se défend de toute opération de grande envergure ("Je fais des choix par rapport à l'enchaînement des matches", explique-t-il), « DD » a bel et bien tenté un coup en alignant Mbia et surtout André Ayew dans l'entrejeu contre Zilina. Avec un impact plutôt positif. "Ayew a été bon, voire très bon, comme souvent depuis le début de la saison, commente Deschamps. Il nous a amené du peps et de la vitesse. C'est pour ça que je l'ai positionné à cette place. Quant à Stéphane, c'est un poste qu'il connaît, même s'il peut jouer derrière. Il amène un impact physique devant la charnière." L'apport du Ghanéen est en tout cas indéniable. "C'est une position que j'aime beaucoup, reconnait l'ancien joueur d'Arles-Avignon, qui me permet de toucher beaucoup de ballons, de dribbler et de transmettre. Le plus important pour moi, c'est d'être sur le terrain, de donner le meilleur de moi-même et d'aider l'équipe. Je bosse et c'est au coach de voir." Une solution viable sur le long terme ? Avec cinq matches au programme en deux semaines, elle peut en tout cas être utile à Deschamps. C'est toujours ça. Tout comme une défense qui est enfin parvenue à rester invaincue pendant deux matches d'affilée (Merci Mandanda...). Un souci de moins pour les Olympiens avant d'aller à Lille dimanche soir. (1) Face à Nancy, Rémy donne un coup de pied involontaire à Grégorini avant de marquer. Contre Zilina, le corner dont découle le but de Diawara était imaginaire.