L'OM ne s'enflamme pas

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L'OM ne s'enflamme pas
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Vainqueur de Nice mercredi (4-2), quatre jours après avoir conservé la Coupe de la Ligue, l'Olympique de Marseille n'a pas raté l'occasion de doubler Lille pour prendre la pole de la Ligue 1. Mais avec seulement un point d'avance sur le club nordiste et encore six journées à jouer, les Marseillais, s'ils savourent cette première place, restent prudents.

Vainqueur de Nice mercredi (4-2), quatre jours après avoir conservé la Coupe de la Ligue, l'Olympique de Marseille n'a pas raté l'occasion de doubler Lille pour prendre la pole de la Ligue 1. Mais avec seulement un point d'avance sur le club nordiste et encore six journées à jouer, les Marseillais, s'ils savourent cette première place, restent prudents. Fin décembre 2009, le Vélodrome scandait encore le nom d'Eric Gerets au soir d'une défaite concédée face à Auxerre (0-2), laquelle dessinait alors un avenir incertain pour son équipe. Plus d'un an plus tard, le Belge est réapparu samedi dans le bus de l'OM qui s'en allait fêter sa victoire en Coupe de la Ligue, provoquant sur le coup la grosse colère de Didier Deschamps. Mais que l'entraîneur marseillais se rassure, le public phocéen est désormais tout acquis à sa cause, chantant même ses louanges mercredi à l'issue de la victoire olympienne mercredi contre Nice (4-2). "Le mérite revient aux joueurs, je ne cherche pas à mettre en avant mais je préfère entendre ça que « Gerets ! Gerets ! ». Cela me fait très plaisir, je ne vais pas vous le cacher", pouvait savourer l'intéressé sur le plateau d'OMtv. Après avoir ramené sur le Vieux Port un titre de champion de France et déjà deux Coupes de la Ligue, l'ancien capitaine de l'équipe de France n'a plus rien à prouver à Marseille. Mais son coaching mercredi contre Nice a encore fait merveille, les entrées en jeu de Lucho et de Jordan Ayew libérant l'OM pour aller décrocher cette victoire ô combien symbolique puisqu'elle permet aux champions de France en titre de prendre les commandes de la Ligue 1 pour la seconde fois seulement de la saison. "Tout n'a pas été parfait mais cela n'arrive pas souvent de marquer quatre buts. Après les efforts et la finale de samedi, je me doutais que ça allait être un peu difficile. La première mi-temps passée, nous avons mis beaucoup plus de qualité et de mobilité en deuxième mi-temps", réagissait pudiquement DD quand son président notait qu'il avait encore "montré l'étendu de ses qualités". La Ligue des champions presque dans la poche Les entrées en jeu de Lucho et Jordan Ayew, le repositionnement dans l'axe d'André Ayew, celui de Valbuena en meneur de jeu, autant de décisions qui ont permis en seconde période à l'OM d'afficher, enfin, un jeu digne de son statut de champion de France en titre et de retrouver une aisance technique longtemps recherchée. Un vrai motif de satisfaction dans les rangs olympiens et une dose de confiance énorme à l'entame du sprint final que l'OM abordera donc en tête. "Je ne veux pas jouer les rabat-joie, mais ne pensons pas que c'est arrivé !", tempérait déjà Jean-Claude Dassier mercredi soir dans les couloirs du Vélodrome, trop au fait de l'excitation qui risque désormais d'accompagner son équipe dans les dernières semaines. "Nous avons fait un très bon match, on a rempli le contrat. Néanmoins, il reste encore six matches avec notamment la réception d'Auxerre dimanche et le déplacement à Lyon la semaine suivante." Avec six matches encore à jouer et seulement un point d'avance sur Lille, les Marseillais n'ont en effet pas de quoi s'enflammer. "Tout peut se passer, dans un sens comme dans l'autre. On peut même reprendre la première place samedi...", rappelle à propos Rudi Garcia, l'entraîneur du Losc dans les colonnes de La Voix du Nord. "On est premier, mais on a surtout gagné. Tout va être remis en cause dimanche", en convient son homologue marseillais. "Mais pour le moment, on savoure." Et s'il se veut plus prudent encore que ses ouailles, même le président olympien a trouvé motif à se réjouir : "Si nous sommes optimistes, on pourrait presque dire que nous sommes quasiment qualifiés pour la Ligue des champions." C'est toujours ça de gagné.