L'OM grappille un point

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L'OM grappille un point
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Au lendemain de la défaite de Lille à Monaco (1-0), Marseille a manqué une occasion en or de revenir à un point du leader nordiste, concédant un nul au Vélodrome face à Toulouse (2-2). Un nul presque heureux dans la mesure où les Phocéens, après avoir ouvert le score, se sont liquéfiés pour finalement arracher un point en fin de match par Gignac. L'OM compte désormais trois points de retard sur Lille qui a tout de même limité la casse...

Au lendemain de la défaite de Lille à Monaco (1-0), Marseille a manqué une occasion en or de revenir à un point du leader nordiste, concédant un nul au Vélodrome face à Toulouse (2-2). Un nul presque heureux dans la mesure où les Phocéens, après avoir ouvert le score, se sont liquéfiés pour finalement arracher un point en fin de match par Gignac. L'OM compte désormais trois points de retard sur Lille qui a tout de même limité la casse... Depuis quelques années, Toulouse a appris à apprécier le Vélodrome ! Si, au cours des années 1980-90, le TFC a essuyé une série de dix défaites de rang à Marseille, la balance ces derniers temps tourne en sa faveur puisque depuis son lourd revers le 1er octobre 2006 (3-0), le club de la Haute-Garonne n'a plus perdu sur le Vieux Port, une série qu'il a portée à quatre matches dimanche en réussissant le nul 2-2 pour le compte de la 30e journée de Ligue 1. A peu de choses près, c'est même avec les trois points que l'équipe de la Ville Rose serait repartie des Bouches-du-Rhône, tant le champion de France en titre n'est pas apparu dans son assiette. Pourtant, la défaite de Lille à Monaco (1-0) samedi soir avait offert un boulevard à l'OM qui, en cas de victoire, pouvait revenir à une longueur du leader. Mais comme le craignait Didier Deschamps vendredi, le fait de connaître le résultat du rival nordiste s'est finalement avéré "une pression négative" pour son équipe qui n'a pas su la gérer. Elle peut même s'estimer heureuse de prendre un point face à un TFC joueur mais un rien suffisant en fin de match, ce qui a permis à l'ancien de la maison, Gignac, d'égaliser et d'offrir un point qui, lors du décompte final, s'avèrera peut-être décisif pour les Olympiens. C'est donc finalement un écart de trois points qui sépare Lillois et Marseillais au sortir de cette 30e journée qui, pour les deux équipes, aura marqué un net coup d'arrêt. Braaten réplique à Rémy Notamment pour une formation marseillaise qui, avec Gignac et André Ayew sur le banc au coup d'envoi, débute sur un tempo bien lent, mettant de longues minutes à entrer dans son match. Du coup, le TFC s'enhardit et, après une frappe de Didot au-dessus (7e), c'est Sissoko qui frôle l'ouverture du score (12e). Mais que dire de ce déboulé côté droit du même Sissoko qui trouve parfaitement la tête plongeante de Didot, sur le poteau droit de Mandanda (39e) ! Seulement entre-temps, l'OM, même guère fringant, a réussi à faire mouche quasiment sur sa première occasion grâce à ses deux hommes en forme du moment: à 30 mètres du but, Cheyrou récupère un ballon, lève la tête et, d'une passe lobée, sert parfaitement Rémy qui s'y reprend à deux fois pour battre Valverde (30e). Si l'OM a alors fait le plus dur, sa timide première mi-temps s'achève de façon presque logique au regard de la physionomie des débats, à savoir par une égalisation toulousaine dans le temps additionnel qui déclenche la fureur de Didier Deschamps: sur un long ballon, Braaten prend le meilleur sur Heinze, Tabanou remet aussitôt pour le Norvégien qui, d'une frappe croisée du gauche, trompe Mandanda. "Il faut recommencer à zéro, peste à la pause au micro de Foot + le buteur phocéen, Rémy, à nous d'aller chercher ce qu'on veut, car on a une belle opportunité de revenir à un point de Lille, c'est la gagne qui hante nos esprits." Gignac sauve les meubles Au retour des vestiaires, l'OM revient sans Diawara, remplacé par Cissé qui prend position au milieu, Mbia descendant d'un cran, tandis que côté visiteurs, Tabanou, très bon lors du premier acte mais touché dans un contact avec Diawara, cède sa place à Cetto qui fera vite parler de lui... Comme lors du premier acte, les débuts phocéens sont poussifs. Seule une sortie ratée de Valverde sur un corner de Lucho offre une occasion au champion de France, mais Capoue sauve sur sa ligne la reprise de Mbia (53e), tandis que Rémy, dos au but et retenu par le maillot par M'Bengue, réclame un penalty, en vain (57e). Les choses se corsent sérieusement pour les Olympiens qui encaissent un deuxième but à l'heure de jeu: sur un coup franc, Machado dépose le ballon sur la tête de Cetto, qui devance la sortie (manquée) de Mandanda (61e). Sentant l'urgence de la situation, Deschamps lance alors Gignac à la place de Cheyrou, Valbuena sollicite Valverde (70e), Lucho aussi (80e), mais le portier du TFC veille aux grains, tandis que Marseille semble peu à peu abdiquer. Et pourtant, c'est au moment où on s'y attend le moins que l'égalisation survient, des pieds d'un ancien du TFC, Gignac, qui profite d'une mésentente adverse et d'un service parfait de Rémy pour inscrire son sixième but de la saison (84e). A l'arrivée, ce score de parité est plutôt logique, même si pour l'OM, qui restait sur trois victoires de rang, il s'apparente clairement à une bien mauvaise affaire...